jeudi 24 octobre 2013

Nouvelle Revue de Géopolitique : manoeuvres cybernétiques au Moyen-Orient


Stuxnet, Gauss, Flame, Shamoon (orthographié aussi Al Chamoun) : ces noms vous sont-ils connus? Si non, ou imparfaitement, alors j'escompte vous apporter un éclairage opportun dans le dernier numéro de la Nouvelle Revue de Géopolitique numéro 123 où je me suis astreins à faire le point sur la situation concernant les principaux pays acteurs de la région. Et ce, en s'attachant aux trois plans possibles de la cyberstratégie : physique, logique, cognitif.

Arabie Saoudite, Israël, Liban, Égypte, Bahreïn, Koweït, Qatar, Syrie... Le panorama tente d'être le plus exhaustif possible.

En vous en souhaitant bonne lecture.

Introduction :

Un nom à lui seul résume l'intensité qu'une frappe cybernétique peut désormais avoir : Stuxnet. Ce virus marqua le franchissement d’un nouveau palier dans la sophistication des cyber-attaques, ainsi que dans leur impact [1]. Et sa cible, l'Iran, démontre quant à elle que le Moyen-Orient ne saurait être exclu de ce type d'action. Pourtant, bien que très relayé et analysé, l'arrêt provoqué des centrifugeuses de Natanz n'est que la partie visible d'une lutte sourde, souterraine et violente que se livrent plusieurs acteurs intéressés dans ce grand jeu régional.

Le cyberespace permet en effet de prolonger une lutte conventionnelle sur un autre plan ; mais il offre aussi un champ conflictuel totalement autonome où les esprits sont les premières cibles, qu'ils soient ennemis, amis ou neutres. Et comme le Moyen-Orient n'est pas un tout géographique et humain homogène, l'on ne peut qu'entrevoir la complexité des enjeux, de leur réalisation et des acteurs censés les accomplir.



[1] Stuxnet fait partie du programme Olympic Games débuté sous le mandat de Georges W. Bush et perpétué sous Barack Obama visant à ralentir le programme nucléaire Iranien par l'emploi de moyens informatiques. Le journaliste du New York Times David E. Sanger a confirmé l'implication de structures étatiques américaines et israéliennes dans l'élaboration de ce programme. Le virus a paralysé les centrifugeuses de Natanz en Iran durant l'automne 2010, retardant de manière conséquente le programme nucléaire initial et obligeant vraisemblablement les autorités iraniennes à remplacer de coûteuses pièces industrielles et à nettoyer scrupuleusement leur parc informatique.


En raison d'une erreur d'acheminement d'un fichier à la rédaction, je m'excuse auprès des lecteurs concernant la date erronée parue sur l'infographie de la revue où il est indiqué 2012 pour Stuxnet alors qu'il s'agit bel et bien de l'année 2010 comme précisé en revanche correctement dans le texte.

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