vendredi 8 février 2013

La géographie comme élément stratégique selon Kaamelott

« La géographie, ça sert, d'abord, à faire la guerre », tel était le livre d'Yves Lacoste paru en 1976 qui relança l'attrait de la géopolitique dans les cénacles de réflexion en France. Ce à quoi aurait pu acquiescer Napoléon qui avec son « La politique d'un État est contenue dans sa géographie » tant il est vrai que le Liechtenstein n'a pas les mêmes visées géopolitiques que les États-Unis. Encore faut-il s'accorder sur la notion de puissance géopolitique qui n'est pas que l'apanage du hard power (forces militaires) mais aussi du soft power (diplomatie, actions culturelles, sociales et/ou économiques). D'ailleurs il serait plaisant de réfléchir sur le plan où se situe la cyberstratégie : soft ou hard power? Ce qui pourrait faire l'objet d'un billet circonstancié à venir.
Je ne résiste pas à vous faire part justement de ce passage sur la leçon de géographie tirée du film P.R.O.F.S. mettant en scène l'enseignant en géographie/histoire Charles Marx.



En complément, petit moment de détente avec une série télévisée qui sévissait sur la chaîne M6 de 2005 à 2009 et qui contenait de vrais petits bijoux d'humour parfois très fins d'Alexandre Astier, son auteur (et acteur principal au sein de celle-ci). Le tout replacé dans une époque vaguement située entre Bas et Haut Moyen-Âge, et prenant pour théâtre d'intrigues principal Camelot (l'on appréciera au passage le jeu de mots de Kaamelott), durant le règne du légendaire roi Arthur. Une manière de revisiter cette période et de la prendre sous un angle plus léger.
Le présent épisode (mais je vous recommande aussi le pilote ci-dessous qui était d'excellente facture, présentant la table ronde des chevaliers d'Arthur comme un assemblée de bras cassés et dont le début rappellera à certains lecteurs quelques réunions avec force emploi de termes anglais voire anglicisés) démontre toute la difficulté d'établir une stratégie avec les bons termes techniques. Un écueil bien connu de tous les stratèges. Et il ne suffit pas d'avoir une carte pour bien se préparer à la guerre, encore faut-il être au point dans le domaine communicationnel avec les exécutants comme le rappelle fort opportunément cet épisode...


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