samedi 28 janvier 2012

Cinq nouveaux entrants à l'Alliance GéoStratégique

Comme nous vous l'avions annoncé début janvier, l'Alliance géostratégique s'étoffe cette année de cinq nouveaux blogueurs, afin d'enrichir et d'élargir la réflexion - la vôtre comme la nôtre.
Rejoignent donc l'équipe :
Abou Djaffar - Terrorismes, guérillas, stratégie et autres activités humaines


Michel Goya - La voie de l'épée



EH - Si Vis Pacem Para Bellum


Guilhèm Penent - De la Terre à la Lune


Le marquis de Seignelay - Le Fauteuil de Colbert


Bienvenue une fois encore et chaleureusement à ces cinqs blogueurs talentueux et experts en leur domaine qui ne manqueront pas désormais de faire profiter aux visiteurs de l'Alliance GéoStratégique leurs analyses pertinentes.

mercredi 25 janvier 2012

Megaupload, brèves réflexions en série


Article paru sur Alliance GéoStratégique le 6 février 2012

Chers visiteurs, à l'instar de l'allié Electrosphère qui vient d'écrire sur le sujet, je me permets très succinctement de poser des pistes d'observation/réflexion suite à l'opération ayant visé à mettre un terme à l'activité de Megaupload, le site de téléchargement gratuit comme payant très populaire dans la sphère Internet.

  • La date opportune de l'opération diligentée par le département de la justice Américaine, soit le 19 janvier, au lendemain de l'auto-censure d'une grande partie des mastodontes du net pour protester contre le projet de loi SOPA (Stop Online Piracy Act).
  • La main-mise claire et nette des autorités Américaine sur Internet, et la possibilité d'ores et déjà de déconnecter tout site jugé contraire aux intérêts Américains, reposant une fois encore mais avec plus d'acuité la question de la gouvernance d'Internet. Et de la coupure à la source, c'est à dire la deconnexion du DNS (Domain Name System, ou nom de domaine) : procédure moins coûteuse qu'un DPI (Deep Packet Inspection) mais apparenté à un tapis de bombes en lieu et place d'une frappe chirurgicale.
  • Quid des concurrents de Megaupload sur la liste des sites d'hébergement de fichiers pouvant être jugés attentatoires aux droits d'auteur tels Rapidshare ou Filesonic? Leur action en amont de vérification des fichiers sera-t-elle jugéé suffisante et ne sera-t-elle pas contournée par des petits malins?
  • Quelle est l'ampleur réelle des fonds générés par l'activité de Megaupload entre sa date de mise en activité (2005) et sa fermeture (début 2012)? Quels étaient les rôles de chaque acteur recherché par le FBI à commencer par Kim Schmitz? L'action a-t-elle été déclenchée comme le prétend une rumeur tenace quant au lancement de Megabox et Megakey, une plate-forme instituant un nouveau système de rémunération des auteurs pouvant risquer d'ébranler la position des majors?
  • Quel sera le devenir des fichiers inaccessibles pour ceux qui employaient Megaupload à des fins licites, professionnelles ou personnelles?
  • Ne doit-on pas s'attendre à une radicalisation d'Anonymous à venir dont certaines actions ont prouvé qu'ils avaient réellement les moyens d'agir et même de faire tomber des têtes (HBGary Federal et Stratfor en savent quelque chose pour avoir été parmi leurs victimes)? D'autant que ce groupe a déjà déclaré fomenter des actions de représailles.
  • Ne va-t-on pas assister à l'émergence accélérée de réseaux encore plus souterrains, plus cryptés et payants qui nécessiteront encore plus de moyens et de cerveaux pour les combattre et qui en corollaire généreront encore plus d'argent illégal? Et ce en des paradis numériques plus difficiles d'accès pour les autorités Américaines?
  • Enfin, si un dragon a un tête on le décapite, et cela a été fait avec Megaupload. Seulement comment peut-on procéder lorsque l'on a affaire à une hydre à plusieurs (et nombreuses) têtes? Bref non plus d'un serveur centralisé (en .com donc atteignable par la justice Américaine) mais par de multiples possesseurs de bouts de fichiers anonymisés, hachés et cryptés, qui seront encore plus difficilement jugulables avec l'avènement du 3G+ et du 4G puisque pouvant transiter par des appareils nomades.
Telles sont les premières réflexions à la suite d'une action qui fera encore beaucoup couler d'encre (numérique) pour un temps... En complément, vous pouvez prendre connaissance de l'article paru dans la Revue de Défense Nationale : Internet : catalyseur d’un nouveau paradigme économique, générationnel et géopolitique.

dimanche 22 janvier 2012

La guerre froide n'est pas commercialement enterrée pour les États-Unis


La Russie devenue officiellement membre de l'Organisation Mondiale du Commerce depuis le 17 décembre 2011 [1] n'en a pour autant pas terminé de lever les restrictions économiques à son égard. Et ce à commencer par ceux élevés par la première puissance économique mondiale.

Pays présenté comme libéral, les États-Unis ne se privent pourtant pas de protéger leurs entreprises par des mesures plus ou moins retorses, le cas d'Airbus-Northrop étant symptomatique de cette politique qui affecte énormément les échanges avec ses partenaires commerciaux. Sans omettre nombre d'adoptions de textes législatifs visant à restreindre le commerce international avec des pays mis à l'index : exemple de l'Iran Sanctions Act (qui était rappelons-le au départ l'Iran Libya Sanctions Act lors de son adoption en 1996) ou du Cuban Democracy Act de 1992, tant vis à vis des sociétés nationales que des sociétés tierces. Des dispositions ayant des répercussions extra-territoriales auxquelles l'on peut aussi rajouter la loi Sarbanes-Oxley en matière de transparence et vérification financière impactant toute société côtées en bourse sur le territoire Américain.

L'amendement Jackson-Vanik est de ceux-là et prend sa source directement dans le contexte de la guerre froide. Il fut une réaction à l'interdiction d'émigration de la population juive d'Union Soviétique. Formellement ceux qui pouvaient attester de leur nationalité (en Union Soviétique l'on distinguait citoyenneté et nationalité qui étaient toutes deux inscrites sur les passeports) et désiraient émigrer devaient cependant s'acquitter d'une taxe en compensation des frais engagés pour la prise en charge éducative de la personne. Ladite taxe représentant plusieurs années de salaire, il était devenu évident que cela ne pouvait que freiner toute velléité migratoire. En 1974, les deux politiques que furent Henry Jackson au sénat et Charles Vanik à la chambre des représentants firent passer leur proposition d'amendement visant à ne pas faire profiter l'Union Soviétique de la clause de la nation la plus favorisée (entendre par là que les États-Unis pouvaient de ce fait opérer des discriminations en terme d'échanges commerciaux).
Après la chute de l'Union Soviétique, l'on aurait pu croire que l'amendement perdrait de lui même sa consistance et sa raison d'être. Que nenni, il a toujours force de loi. Ou plutôt il a toujours force de loi à l'égard de la Russie mais non plus de l'Ukraine, de la Géorgie, de l'Arménie et du Kirghizstan : comme quoi avec un peu de bonne volonté il est possible d'effacer l'ardoise, mais la règle ne semble pas s'appliquer pour tous, ou avec une célérité moindre.

Avec l'entrée de la Russie au sein du giron de l'instance suprême du commerce international, il devient de plus en plus difficile de cautionner une telle législation, d'autant que Gorbatchev mit fin à cette taxe durant son mandat. Tout autre État aurait été instamment prié de modifier sa législation pour la rendre conforme à un engagement de libre commerce. Il semblerait que l'administration Obama sente qu'effectivement les arguties ne sont plus de mises, et que le contexte économique global impose de réviser certains choix anciens : tel fut le mot d'ordre de Ron Kirk, représentant Américain du commerce qui ne manqua pas de saluer l'entrée de la Russie au sein de l'OMC tout en appelant à normaliser les relations économiques entre les deux pays. Situation qui passera inévitablement par l'abrogation du fameux amendement Jackson-Vanik.

[2] (a) Actions of nonmarket economy countries making them ineligible for normal trade relations, programs of credits, credit guarantees, or investment guarantees, or commercial agreements
To assure the continued dedication of the United States to fundamental human rights, and notwithstanding any other provision of law, on or after January 3, 1975, products from any nonmarket economy country shall not be eligible to receive nondiscriminatory treatment (normal trade relations), such country shall not participate in any program of the Government of the United States which extends credits or credit guarantees or investment guarantees, directly or indirectly, and the President of the United States shall not conclude any commercial agreement with any such country, during the period beginning with the date on which the President determines that such country—
(1) denies its citizens the right or opportunity to emigrate;
(2) imposes more than a nominal tax on emigration or on the visas or other documents required for emigration, for any purpose or cause whatsoever; or
(3) imposes more than a nominal tax, levy, fine, fee, or other charge on any citizen as a consequence of the desire of such citizen to emigrate to the country of his choice,
and ending on the date on which the President determines that such country is no longer in violation of paragraph (1), (2), or (3).

mercredi 18 janvier 2012

Free mobile, ceci est une révolution (ou pas)

Pour reprendre le leitmotiv des Guignols de l'Info imputé parodiquement à feu Steve Jobs, il n'en est pas moins vrai que la société Free continue à défrayer la chronique partout où elle s'immisce, tant lors de lancement d'offres (exemple des fameux 29,90€ pour l'Internet tout compris qui bouleversa le paysage tarifaire de l'Internet et accéléra sa démocratisation) que du lancement de produits (la Freebox Revolution qui fut victime de son succès puisqu'elle ne put être approvisionnée chez de nombreux clients les premiers mois). Et le 10 janvier, une nouvelle étape avec le lancement de l'offre Free mobile à des prix défiant toute (la) concurrence, non sans provoquer grincements de dents et remous...

Lancée en 1999, Free n'a cessé de bousculer les positions acquises et a imposé un rythme que les autres concurrents ont dû suivre. L'histoire se répète de nouveau pour la téléphonie mobile, une consécration qui fut souvent obtenue de haute lutte. Et la saga de la quatrième licence 3G est là pour nous le rappeler, d'autant que si l'on en croit Numerama, l'obtention fut obtenue de façon abracadabrantesque par le Premier Ministre Fillon profitant du malaise vagal du Président Sarkozy pour signer le décret bloqué jusqu'alors. Certes, Free ne put obtenir de licence 4G lors de l'appel d'offres de décembre 2011 mais cela paraît au fond relativement logique puisque d'une part la société doit digérer financièrement l'obtention de la quatrième licence 3G et d'autre part remplir en priorité ses obligations fixées dans le cahier des charges d'attribution de licence 3G. Ce faisant, et pour obtenir une couverture maximale du territoire dès le départ, Free a été contraint de louer le réseau d'Orange pour y pallier, ce qui ne manque pas de susciter quelques réserves si l'on prend connaissance de l'article de CNETFrance : Le service presse d'Orange nous a ensuite confié que « suivant le contrat d’itinérance, [on] leur met à disposition notre réseau, notre qualité de service après le débit est complément indépendant de notre volonté, tout dépend de la bande passante que va attribuer Free Mobile à ses clients »... « Orange a choisi d’offrir la meilleure bande passante et le meilleur débit à ses clients, si Free Mobile s’appuie sur notre réseau, le débit qu’il proposera à ses clients pourrait être différent du nôtre, Free devra faire des choix en terme de bande passante et de politique commerciale ».
Nul doute qu'Iliad (la maison-mère de Free, propriétaire aussi du quotidien Le Monde) va s'urger de déployer son propre réseau d'antennes pour éviter de dépendre trop longtemps du bon vouloir de son bailleur de réseau.
En outre, la gamme de mobiles associés à l'offre, de l'ordre de sept à l'heure où ce billet est écrit, devrait passer prochainement à huit (avec l'entrée d'un Blackberry, le Curve 3G). Il est impératif de se renseigner car certains sont commercialisés « nus » (c'est à dire sans réduction liée à l'abonnement) et d'autres font l'objet d'un crédit-bail (leasing) variable selon le nombre de mois souscrits. Là aussi, Free ne reste pas inactif mais pour l'heure le choix est fort restreint.


dimanche 15 janvier 2012

Internet : catalyseur d’un nouveau paradigme économique, générationnel et géopolitique


Chers visiteurs,

Court billet centré sur la Revue de Défense Nationale, notamment à l'occasion de mon dernier article consacré au phénomène Internet. Fruit d'une analyse se voulant relativement transversale et transnationale tout en dressant un panorama de ce que ce que le réseau des réseaux bouleverse en divers champs (dont le titre s'en fait l'écho, je vous y renvoie) en prenant comme point de départ le mouvement des Indignados en Espagne.
Internet : catalyseur d’un nouveau paradigme économique, générationnel et géopolitique est encore disponible en libre consultation à l'heure où ce billet est écrit.

Ensuite, à l'instar d'Olivier Kempf sur Egeablog, je vous enjoins vivement à supporter cette revue que je ne connaissais que de nom il y a encore un an avant de m'y plonger plus en profondeur. Une exploration qui ne m'a aucunement déçu de par la qualité des interventions. Publié, primé, j'admets être encore plus attaché à sa pérennité.
Je me permets avec à propos de relayer la lettre d'info de janvier 2012 par l'Amiral Jean Dufourcq :

Au moment où s’échangent encore des vœux pour une année qui commence avec son lot de rendez-vous politiques et de défis stratégiques, il est sans doute utile de rappeler à quoi sert la Revue Défense Nationale aujourd’hui.
Comme par le passé et depuis plus de 70 ans, elle est par nature l’organe d’expression du Comité d’études de défense nationale (CEDN). Elle assure « la diffusion d’idées nouvelles sur les grandes questions nationales et internationales qu’elle aborde sous l’angle de la sécurité et de la défense », selon l’heureuse formule de Paul-Marie de La Gorce, le seul de ses directeurs qui n’aura pas été un militaire mais un journaliste.
De façon plus récente, elle se déploie dans différentes formules, papier et numérique, sous forme d’une revue périodique ou de cahiers thématiques, et en différentes langues, l’anglais depuis 2006, le russe depuis 2011. Elle alimente une Tribune hebdomadaire sur son site (www.defnat.com) et produit un ouvrage par an sur un thème central (la Chine en 2011 ; l’Alliance atlantique en 2012). Voilà pour son profil.
Ses ambitions sont grandes mais ses moyens comptés.
  • En 2012, la RDN lance une édition en langue arabe vers la sphère arabophone du Moyen-Orient et du Maghreb avec un premier numéro en février, consolide son édition russe avec trois numéros et étoffe son édition anglaise avec un Best of 2011 et un Quarterly.
  • Elle réactive l’animation de son Comité d’études auquel elle convie ses abonnés. En devenant membres titulaires, ils seront invités à nos prochaines manifestations (voir pièce jointe).
  • Pour tenir son rôle officieux d’animateur du débat stratégique français et ne pas être contraint de réduire sa voilure par le gros temps financier qui affecte toutes les publications, la RDN lance une grande campagne d’abonnements 2012. Pour chaque nouvel abonnement, le parrain qui l’aura suscité recevra un crédit de 10 articles électroniques (d’une valeur de 20 €). C’est 1 000 abonnés supplémentaires que nous cherchons pour renforcer notre diffusion. Nous demandons à tous nos abonnés leur concours pour les trouver.
Pour conclure, voici un extrait de la réflexion du général Le Borgne, consacré au soldat Montaigne, qui sera disponible prochainement pour nos abonnés dans la « Tribune » de notre site Internet : « Il n’est occupation plaisante comme la militaire ». Voilà, en peu de mots, deux choses dites. Le métier des armes est un métier charmant et, à la question que pose le polémologue, « pourquoi les hommes font-ils la guerre ? », la réponse est donnée : parce qu’ils aiment ça. Cette perspicacité de l’auteur des Essais, qui n’est pas pour surprendre, doit nous inciter à chercher en son œuvre ce qu’il pense de notre bizarre activité. Ce grand bavard en a tant dit sur tous sujets que l’on ne devrait pas être déçu sur celui-ci…


Tel est le mot d'ordre : abonnez-vous à cette revue qui mérite amplement les deniers qui lui seront consacrés et qui a fait et continue d'effectuer un effort considérable et appréciable de s'ouvrir vers le monde extérieur avec des versions en langue russe et arabe! Sans omettre le fait qu'elle a su franchir le pas numérique en épousant le format de diffusion Internet, et que contrairement à nombre de revues ou quotidiens, elle ne cadenasse pas ses archives mais les ouvrent (période 1939-2006).

Le site officiel : www.defnat.com

mercredi 11 janvier 2012

Tchernobyl : visite de la « zone »


J'avais lors des évènements ayant eu lieu à Fukushima relaté l'action et le sacrifice des liquidateurs de Tchernobyl.
Sans s'avancer à évoquer une quelconque reconversion de la « zone », il est singulier de prendre connaissance qu'une activité économique a fleuri autour de cet espace géographique, et qu'il est même possible de s'y rendre en tant que touriste! Non sans prendre certaines précautions élémentaire, il va de soi. Depuis décembre 2010, le gouvernement autorise les excursions au sein de la zone interdite par des partenaires agrées : une occasion pour des touristes occidentaux de s'offrir un coup de frisson comme de prendre conscience de la catastrophe qui survint voici déjà vingt-six ans...

Ubuesque? Pas vraiment... Ainsi le site Lost Places - Чернобыльская Зона répertorie de façon remarquable (en quatre langues, mais pas en français malheureusement) l'ensemble des lieux ayant été touchés par les radiations en 1986. Celui-ci étant devenu un quasi musée du soviétisme, à la manière d'un Pompeï des temps contemporains.
Il faut accorder une attention particulière à un endroit peu connu mais qui était éminemment stratégique : Tchernobyl 2. Car en cette portion de territoire ne se trouvait pas uniquement une ville nouvelle remplie d'ingénieurs accompagnés de leur famille, il s'y trouvait aussi du matériel militaire de très haute technologie. Et plus exactement un radar secret de type Duga-3 veillant sur les activités balistiques des forces occidentales et qui provoqua de par le monde et sa puissance d'émission des perturbations et du bruit lors des communications. Un ensemble tombé subitement en déshérence du fait de la catastrophe imprévue, se dressant désormais solitaire au-dessus de la cime d'une nature libérée de la tutelle humaine.
Le site offre aussi l'occasion d'apercevoir nombre d'autres endroits limitrophes, en diverses saisons et surtout relaye quelques éléments techniques permettant de mieux appréhender toute l'adaptation que les liquidateurs durent déployer avec le matériel d'époque ainsi que ce qui reste des lieux en des instantanés saisissants.


Curiosité, cette publicité émanant d'Ecotest, société Ukrainienne basée à Lvov/Lviv, et s'employant désormais à produire des appareils visant à connaître le mieux possible en temps réel les conditions d'irradiation de l'environnement. Un marché que l'on n'ose prometteur...


Quant à l'illustration, elle provient d'un ouvrage documentaire dérivé d'une série de romans de science-fiction hélas introuvables en territoire francophone. Ceux-ci ayant trait à l'univers de STALKER, originellement un jeu grand succès d'une équipe de développeurs Ukrainiens qui défraya la chronique pour l'immersion dans un monde singulier autour de la zone de Tchernobyl avec une représentation très poussée de la centrale et de ses environs comme la ville de Pripyat ou l'usine Jupiter. 

lundi 9 janvier 2012

Le jour où la bourse de Hong Kong comprit sa fragilité


Au sein de l'ouvrage collectif Stratégies dans le cyberespace, j'avais ébauché avec exemples à l'appui les risques exponentiels d'une cyberattaque frappant les centres financiers très dépendants de l'informatique pour leurs échanges de valeurs. Un autre enseignement aurait pu être cité si l'ouvrage n'était sorti au même moment : celui de la bourse de Hong-Kong, ancienne possession Anglaise rétrocédée à la Chine en 1999.

En août 2011 est survenue une attaque de type DDoS, par déni de service à travers engorgement soudain et conséquent des serveurs du HKEx. De fait, les cours durent être suspendus le temps de localiser l'origine du problème et d'y rémédier. Comme l'indique Techcentral.ie, plusieurs compagnies d'importance firent les frais de cette avanie : The DDoS attack that downed the site began on Wednesday lunchtime local time, causing the stocks of several companies, including HSBC, China Power International, Cathay Pacific, and HKEx itself, to be suspended.

Cependant les attaques DDoS, qui techniquement sont assez simples à mettre en oeuvre avec somme toute des moyens limités semblent comme l'énonce le site évoluer vers plus de modulabilité horizontale : à savoir qu'un botnet peut reprendre le relais d'un autre qui serait identifié et contré.

Une problématique qui ne devrait guère s'amoindrir au fil du temps, du fait de l'ingéniosité et/ou des moyens croissants des cyberattaquants ainsi que la virtualisation de plus en plus accentuée de la finance.

vendredi 6 janvier 2012

Café stratégique numéro douze : le capitalisme Américain de guerre avec Henri Bricet des Vallons

Pour le premier Café Stratégique de l’année 2012, l’Alliance Géostratégique est heureuse d’accueillir Georges-Henri Bricet des Vallons autour du thème « Les sociétés militaires privées et la transformation du capitalisme de guerre américain », le 12 janvier prochain, de 19h à 21h.


Un sujet particulièrement d’actualité, alors que l’externalisation d’un grand nombre de fonctions de la défense auprès du secteur privé s’étend un peu partout ou que les contraintes budgétaires se font pressantes sur les armées, y compris chez l’Oncle Sam, qui a aussi officiellement retiré ses troupes d’Irak il y a quelques semaines. Les Etats-Unis voient ainsi fleurir les Private Military Companies (SMP en français), qui malgré de beaux échecs (particulièrement en Irak), vont connaître un élargissement de leurs débouchés (soutien, coercition...), dans un contexte de dépendance du secteur public vis-à-vis de ses contractors.

Georges-Henri Bricet des Vallons, chercheur-associé à l’Institut Choiseul, est notamment l’auteur d’Irak terre mercenaire : les armées privées remplacent les troupes américaines. Il a également écrit de nombreux articles sur le sujet, en particulier « Armées et sociétés militaires privées en Irak : de l'amalgame à la symbiose » dans le cadre du numéro 8 de la revue Sécurité Globale, consacré à la privatisation de la guerre.

Comme d’habitude, l’entrée sera libre au café Le Concorde, 239 boulevard Saint-Germain à Paris (métro Assemblée Nationale).

Venez nombreux !

mardi 3 janvier 2012

Le drone civil avec votre portable ou votre tablette, c'est une réalité


Les drones font désormais partie du paysage géopolitique par les occurrences informationnelles en provenance des zones de conflit. Les Américains, Israéliens, Russes, Chinois et même Français en Libye dans le cadre de l'opération Harmattan n'hésitent plus à admettre leur utilisation. Pour une analyse circonstanciée relative au drone franco-britannique MALE, je puis vous recommander l'article du Parisien du 15 décembre 2011 :
Cette initiative répond à la décision de la France de développer un drone de surveillance avec la Grande-Bretagne, dans le cadre de la coopération de défense résultant du Traité de Lancaster House (2 novembre).
La France a confié le développement d'un drone MALE (moyenne altitude longue endurance) à Dassault en coopération avec le britannique BAE Systems, excluant de fait le drone Talarion en développement chez EADS
...
L'US Air Force maintient en permanence 60 patrouilles de drones au-dessus de l'Irak et de l'Afghanistan, d'après l'hebdomadaire spécialisé DefenseNews. La Chine dispose déjà d'une gamme de 25 drones différents.
Pour les drones Russes, bien que datant un peu, vous pouvez vous référer à mon article La Russie prépare la drone de guerre.

Cependant, le marché des drones croissant inexorablement dans le domaine du monde militaire, suit le même cours bien que plus modestement, dans le secteur civil. Et plus particulièrement ludique. C'est en effet une société Française, Parrot, qui s'est lancée sur le créneau. Ce qu'il y a de passionnant dans ce système est non seulement la personnalisation du produit (les fans d'aéromodélisme en sont de grands experts) mais surtout son guidage possible par l'entremise d'un téléphone portable ou d'une tablette via le réseau WiFi! Direction et visualisation, voire action par l'entremise d'un jeu intégré à télécharger sur le site du constructeur et rendu possible par l'existence de deux caméras fixés sur le drone. C'est cette interaction entre le drone et ces moyens de télécommunication qui est le plus remarquable, ainsi que la maniabilité du quadricopter pouvant opérer un vol stationnaire grâce à son gyroscope. Sa structure en fibre de carbonne achevant d'en faire un objet relativement léger en dépit de sa motorisation et son système de communication intégrés, d'où une vitesse de 18 km/h maximum pour une maniabilité assez remarquable. Le tout aidé d'un pilotage automatique pour faciliter décollage et atterrissage. Les amateurs de Linux seront ravis d'apprendre que c'est leur système d'exploitation favori qui coordonne le tout. Pour la portée, les spécificités indiquées évoquent une cinquantaine de mètres en moyenne, si l'on se base sur les normes WiFi employées (b/g) il serait possible d'obtenir une portée maximale de 300 mètres en terrain dégagé. Un bémol néanmoins : l'autonomie relativement limitée obligeant au changement de batterie après une douzaine de minutes d'utilisation.

Un dernier point : les applications tierces pour le système sont encouragées via la plate-forme ARDrone. Avec le téléchargement de l'API (kit de développement) en open source et les échanges sur le forum. 

Au delà de cette application ludique (AR.FlyingAce étant le programme fourni par le constructeur simulant un combat virtuel de plusieurs drones relié sur le réseau tandis que AR.FreeFlight est celui par défaut permettant de mouvoir l'appareil), c'est un tout autre champ qui pourrait être employé par le citoyen lambda, à des fins pratiques ou moins avouables.

Une belle performance technique pour cette société existante depuis 1994 qui s'est donnée les moyens du succès.



dimanche 1 janvier 2012

Meilleurs voeux pour cette année 2012!

Bonne Année 2012!


Glückliches neues Jahr 2012!


С новым годом 2012!


Feliz Año Nuevo 2012!


Happy New Year 2012!