mercredi 13 juin 2012

Ce drapeau Russe qui flotta en Californie


Une colonie Russe en Californie : uchronie?
Non une réalité. Celle que relate par ailleurs l'allié EGEA à travers l'article consacré à Fort Ross dont je vous laisse découvrir l'histoire et la destinée. Et comme précisé au sein du billet précité, l'une des conséquences indirectes de cette présence Russe en territoire Américain sera l'établissement de la doctrine Monroe, du nom du cinquième Président des États-Unis préconisant l'absence d'ingérence Européenne aux Amériques.

Le parc actuel, conservé aussi fidèlement que possible, sur près de 3 000 acres (1 214 hectares) est l'un des vestiges les plus pittoresques de cette façade Pacifique Américaine qui aurait pu devenir Russe. Une potentialité devenue totalement nulle avec la vente en 1867 de l'Alaska et qui réclama toute la perspicacité et patience du secrétaire d'État Américain William Henry Seward pour devenir réalité (la valeur géostratégique comme économique de ces quelques 1 700 000 km2 lointains et gelés était considérée comme nulle à l'époque). Ce qui ne l'empêcha pas de s'attirer nombre de quolibets lors de son achat jugé par trop onéreux par ses compatriotes. Ainsi que l'opposition de la Chambre des représentants, House of Representatives, qui retarda pendant un plus d'un an la procédure d'achat du territoire.

Pour en revenir à Fort Ross (Форт-Росс en langue originale), son destin Russe s'acheva par sa vente en décembre 1841 à John Sutter, propriétaire Suisso-Mexicain. Un possesseur malheureux qui bénéficia de par son histoire incroyable (il ambitionna en tant que francophile convaincu de faire de son petit bout de Californie un territoire Français et fut ruiné paradoxalement par la ruée vers l'or de 1848 sur ses terres) de la plume de Stefan Zweig au sein de l'ouvrage Les très riches heures de l’humanité. Mais ceci est déjà une autre histoire Californienne...

Cette Amérique Russe demeure un souvenir enfoui dans la conscience populaire Russe, et faisant parfois l'objet de résurrection comme l'illustre le clip du célèbre groupe rock Liube (ЛЮБЭ "Не валяй дурака, Америка").



Crédit photo : The Fort Ross Interpretive Association

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