mercredi 11 janvier 2012

Tchernobyl : visite de la « zone »


J'avais lors des évènements ayant eu lieu à Fukushima relaté l'action et le sacrifice des liquidateurs de Tchernobyl.
Sans s'avancer à évoquer une quelconque reconversion de la « zone », il est singulier de prendre connaissance qu'une activité économique a fleuri autour de cet espace géographique, et qu'il est même possible de s'y rendre en tant que touriste! Non sans prendre certaines précautions élémentaire, il va de soi. Depuis décembre 2010, le gouvernement autorise les excursions au sein de la zone interdite par des partenaires agrées : une occasion pour des touristes occidentaux de s'offrir un coup de frisson comme de prendre conscience de la catastrophe qui survint voici déjà vingt-six ans...

Ubuesque? Pas vraiment... Ainsi le site Lost Places - Чернобыльская Зона répertorie de façon remarquable (en quatre langues, mais pas en français malheureusement) l'ensemble des lieux ayant été touchés par les radiations en 1986. Celui-ci étant devenu un quasi musée du soviétisme, à la manière d'un Pompeï des temps contemporains.
Il faut accorder une attention particulière à un endroit peu connu mais qui était éminemment stratégique : Tchernobyl 2. Car en cette portion de territoire ne se trouvait pas uniquement une ville nouvelle remplie d'ingénieurs accompagnés de leur famille, il s'y trouvait aussi du matériel militaire de très haute technologie. Et plus exactement un radar secret de type Duga-3 veillant sur les activités balistiques des forces occidentales et qui provoqua de par le monde et sa puissance d'émission des perturbations et du bruit lors des communications. Un ensemble tombé subitement en déshérence du fait de la catastrophe imprévue, se dressant désormais solitaire au-dessus de la cime d'une nature libérée de la tutelle humaine.
Le site offre aussi l'occasion d'apercevoir nombre d'autres endroits limitrophes, en diverses saisons et surtout relaye quelques éléments techniques permettant de mieux appréhender toute l'adaptation que les liquidateurs durent déployer avec le matériel d'époque ainsi que ce qui reste des lieux en des instantanés saisissants.


Curiosité, cette publicité émanant d'Ecotest, société Ukrainienne basée à Lvov/Lviv, et s'employant désormais à produire des appareils visant à connaître le mieux possible en temps réel les conditions d'irradiation de l'environnement. Un marché que l'on n'ose prometteur...


Quant à l'illustration, elle provient d'un ouvrage documentaire dérivé d'une série de romans de science-fiction hélas introuvables en territoire francophone. Ceux-ci ayant trait à l'univers de STALKER, originellement un jeu grand succès d'une équipe de développeurs Ukrainiens qui défraya la chronique pour l'immersion dans un monde singulier autour de la zone de Tchernobyl avec une représentation très poussée de la centrale et de ses environs comme la ville de Pripyat ou l'usine Jupiter. 

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