mardi 3 janvier 2012

Le drone civil avec votre portable ou votre tablette, c'est une réalité


Les drones font désormais partie du paysage géopolitique par les occurrences informationnelles en provenance des zones de conflit. Les Américains, Israéliens, Russes, Chinois et même Français en Libye dans le cadre de l'opération Harmattan n'hésitent plus à admettre leur utilisation. Pour une analyse circonstanciée relative au drone franco-britannique MALE, je puis vous recommander l'article du Parisien du 15 décembre 2011 :
Cette initiative répond à la décision de la France de développer un drone de surveillance avec la Grande-Bretagne, dans le cadre de la coopération de défense résultant du Traité de Lancaster House (2 novembre).
La France a confié le développement d'un drone MALE (moyenne altitude longue endurance) à Dassault en coopération avec le britannique BAE Systems, excluant de fait le drone Talarion en développement chez EADS
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L'US Air Force maintient en permanence 60 patrouilles de drones au-dessus de l'Irak et de l'Afghanistan, d'après l'hebdomadaire spécialisé DefenseNews. La Chine dispose déjà d'une gamme de 25 drones différents.
Pour les drones Russes, bien que datant un peu, vous pouvez vous référer à mon article La Russie prépare la drone de guerre.

Cependant, le marché des drones croissant inexorablement dans le domaine du monde militaire, suit le même cours bien que plus modestement, dans le secteur civil. Et plus particulièrement ludique. C'est en effet une société Française, Parrot, qui s'est lancée sur le créneau. Ce qu'il y a de passionnant dans ce système est non seulement la personnalisation du produit (les fans d'aéromodélisme en sont de grands experts) mais surtout son guidage possible par l'entremise d'un téléphone portable ou d'une tablette via le réseau WiFi! Direction et visualisation, voire action par l'entremise d'un jeu intégré à télécharger sur le site du constructeur et rendu possible par l'existence de deux caméras fixés sur le drone. C'est cette interaction entre le drone et ces moyens de télécommunication qui est le plus remarquable, ainsi que la maniabilité du quadricopter pouvant opérer un vol stationnaire grâce à son gyroscope. Sa structure en fibre de carbonne achevant d'en faire un objet relativement léger en dépit de sa motorisation et son système de communication intégrés, d'où une vitesse de 18 km/h maximum pour une maniabilité assez remarquable. Le tout aidé d'un pilotage automatique pour faciliter décollage et atterrissage. Les amateurs de Linux seront ravis d'apprendre que c'est leur système d'exploitation favori qui coordonne le tout. Pour la portée, les spécificités indiquées évoquent une cinquantaine de mètres en moyenne, si l'on se base sur les normes WiFi employées (b/g) il serait possible d'obtenir une portée maximale de 300 mètres en terrain dégagé. Un bémol néanmoins : l'autonomie relativement limitée obligeant au changement de batterie après une douzaine de minutes d'utilisation.

Un dernier point : les applications tierces pour le système sont encouragées via la plate-forme ARDrone. Avec le téléchargement de l'API (kit de développement) en open source et les échanges sur le forum. 

Au delà de cette application ludique (AR.FlyingAce étant le programme fourni par le constructeur simulant un combat virtuel de plusieurs drones relié sur le réseau tandis que AR.FreeFlight est celui par défaut permettant de mouvoir l'appareil), c'est un tout autre champ qui pourrait être employé par le citoyen lambda, à des fins pratiques ou moins avouables.

Une belle performance technique pour cette société existante depuis 1994 qui s'est donnée les moyens du succès.



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