mercredi 18 janvier 2012

Free mobile, ceci est une révolution (ou pas)

Pour reprendre le leitmotiv des Guignols de l'Info imputé parodiquement à feu Steve Jobs, il n'en est pas moins vrai que la société Free continue à défrayer la chronique partout où elle s'immisce, tant lors de lancement d'offres (exemple des fameux 29,90€ pour l'Internet tout compris qui bouleversa le paysage tarifaire de l'Internet et accéléra sa démocratisation) que du lancement de produits (la Freebox Revolution qui fut victime de son succès puisqu'elle ne put être approvisionnée chez de nombreux clients les premiers mois). Et le 10 janvier, une nouvelle étape avec le lancement de l'offre Free mobile à des prix défiant toute (la) concurrence, non sans provoquer grincements de dents et remous...

Lancée en 1999, Free n'a cessé de bousculer les positions acquises et a imposé un rythme que les autres concurrents ont dû suivre. L'histoire se répète de nouveau pour la téléphonie mobile, une consécration qui fut souvent obtenue de haute lutte. Et la saga de la quatrième licence 3G est là pour nous le rappeler, d'autant que si l'on en croit Numerama, l'obtention fut obtenue de façon abracadabrantesque par le Premier Ministre Fillon profitant du malaise vagal du Président Sarkozy pour signer le décret bloqué jusqu'alors. Certes, Free ne put obtenir de licence 4G lors de l'appel d'offres de décembre 2011 mais cela paraît au fond relativement logique puisque d'une part la société doit digérer financièrement l'obtention de la quatrième licence 3G et d'autre part remplir en priorité ses obligations fixées dans le cahier des charges d'attribution de licence 3G. Ce faisant, et pour obtenir une couverture maximale du territoire dès le départ, Free a été contraint de louer le réseau d'Orange pour y pallier, ce qui ne manque pas de susciter quelques réserves si l'on prend connaissance de l'article de CNETFrance : Le service presse d'Orange nous a ensuite confié que « suivant le contrat d’itinérance, [on] leur met à disposition notre réseau, notre qualité de service après le débit est complément indépendant de notre volonté, tout dépend de la bande passante que va attribuer Free Mobile à ses clients »... « Orange a choisi d’offrir la meilleure bande passante et le meilleur débit à ses clients, si Free Mobile s’appuie sur notre réseau, le débit qu’il proposera à ses clients pourrait être différent du nôtre, Free devra faire des choix en terme de bande passante et de politique commerciale ».
Nul doute qu'Iliad (la maison-mère de Free, propriétaire aussi du quotidien Le Monde) va s'urger de déployer son propre réseau d'antennes pour éviter de dépendre trop longtemps du bon vouloir de son bailleur de réseau.
En outre, la gamme de mobiles associés à l'offre, de l'ordre de sept à l'heure où ce billet est écrit, devrait passer prochainement à huit (avec l'entrée d'un Blackberry, le Curve 3G). Il est impératif de se renseigner car certains sont commercialisés « nus » (c'est à dire sans réduction liée à l'abonnement) et d'autres font l'objet d'un crédit-bail (leasing) variable selon le nombre de mois souscrits. Là aussi, Free ne reste pas inactif mais pour l'heure le choix est fort restreint.


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