jeudi 30 juin 2011

Pour mieux vous aider à comprendre qui sont les Allemands : revue de lecture



L'Allemagne intrigue autant qu'elle fascine et inquiète : paradoxe d'un pays voisin avec lesquels les rapports n'auront jamais été simples. La chute du mur de Berlin si elle a prioritairement consacré l'affaissement des régimes communistes Européens et a laissé entrevoir la chute prochaine de l'Union Soviétique incapable de retenir ses satellites, ne permit pas pour autant de spéculer sur cette nouvelle Allemagne qui s'est forgée près de vingt années après.

Il n'est pas certain que les dirigeants sachent fondamentalement où se dirige l'Allemagne. En revanche, il y a un mouvement de fond auquel répond ces mêmes dirigeants : l'Allemagne impose sa présence sur la scène Européenne et n'a plus peur de dire non à ses partenaires Européens. Un phénomène impensable voici quarante ou trente ans où l'européanisme faisait l'objet d'un consensus politique national pour se prémunir de toute résurgence du passé. Les récentes admonestations adressées à la Grèce et si durement ressenties du côté hellène est un élément symptomatique d'une confiance retrouvée et d'une volonté de ne pas s'en laisser compter par les autres membres de l'Union Européenne.
Les sorties, mêmes controversées de personnes au premier plan de l'État comme l'ancien Président Horst Köhler, l'ancien Ministre de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg ou encore l'ancien membre du conseil de la banque centrale Allemande Thilo Sarrazin ne sont pas de simples "dérapages" comme on le lit trop souvent dans la presse, mais bel et bien le signe que le monde change et le peuple Allemand aussi. À charge pour les autorités Françaises d'en prendre acte et d'agir en conséquence.

Du côté Français, et sans remonter jusqu'à Madame de Staël, l'on assiste à un intérêt décuplé pour le voisin germain. A un stade rarement atteint depuis quelques années.
Pêle-mêle voici les derniers ouvrages qu'il m'a été possible d'apercevoir sur les étals (entendre par là consacrés uniquement au décryptage du monde Allemand, hors les bien plus nombreux ouvrages sur l'Histoire Allemande ) :

  • Qui sont les Allemands ? Jean-Louis de La Vaissière, Editions Max Milo, 24,90 €
  • Allemagne, peuple et culture Anne-Marie Le Gloannec, Editions La Découverte, 10,50 €
  • L'Allemagne dans le XXIème siècle, Jacques-Pierre Gougeon, Editions Armand Colin, 16,50 €
  • Allemagne, une mystérieuse voisine : portrait en vingt tableaux Claire Demesmay , Daniéla Heimerl, Editions Lignes de repères, 19 €
  • Cousins par alliance : Les Allemands en notre miroir Béatrice Durand, Editions Autrement, 19,95 €
  • L'Allemagne unifiée, 20 ans après la chute du Mur de Berlin Hans Stark, Michèle Weinachter, Presses universitaires du Septentrion, 22 €

Et en complément du présent sujet, rappel de l'article sous la plume de votre serviteur paru dans la Revue de Défense Nationale, Au-dessus du Rhin.

Crédit illustration: Edel Rodriguez

samedi 25 juin 2011

La France, les TIC, le monde...


L'on a coutume de lire, et même d'entendre qu'en France tout est trop ou pas assez vis à vis de l'étranger. Manière d'appuyer un propos à dessein de souligner les carences d'un secteur, de préférence en grossissant le trait. Virant au grotesque pour les contempteurs un peu trop zélés, mais captant l'attention du public ciblé pour les autres.

C'est à ce titre qu'il convient de se plonger avec grand intérêt dans le document du Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie désigné sobrement par Technologies clés 2015. Et découvrir de la sorte où se situe la France dans le concert des États en cette révolution technologique en cours.

Précisons que les TIC (Technologies de l'Information et de la communication) ne sont pas les seuls points abordés, ainsi les personnes ayant des centres d'intérêt tiers pourront feuilleter les sections consacrées aux énergies ou au bâtiment entre autres.

Les TIC pour leur part font l'objet d'une analyse prospective, avec tableau récapitulatif, ce dont on est gré aux rapporteurs du présent document tant cela simplifie la vie et la vue d'avoir un schéma clair et précis. Comme il est rappelé d'emblée, le secteur des TIC a aussi subi la crise, freinant de fait les investissements lourds, les équipements de télécommunication en ligne de mire puisque les plus coûteux. Un mauvais passage relativisé par la projection d'une croissance de +3,8% en 2013. Là aussi où le début de l'étude est dans la justesse c'est lorsqu'il souligné que l'ère du numérique donne naissance à de nouveaux modèles économiques ou transforme les anciens (avec des résultats divers allant de la fragilisation à l'accélération de leur obsolescence). J'en profite à ce stade pour vous inciter à lire le rapport du cabinet McKinsey sur l'impact d'Internet sur l'économie Française, il permettra notamment à ceux qui l'ignorent ou le minorent, de mieux saisir pourquoi ce relais de croissance ne saurait être bridé pour des raisons idéologiques : 60 milliards d'euros en 2009, 72 milliards en 2010 (estimation) et pesant près de 3,2% du PIB en 2009 et 3,7% en 2010 (estimation). Le net est de fait un poids lourd indiscutable de l'économie nationale contemporaine.

Pour en revenir au document du Ministère, que je vous laisse découvrir dans le détail, il tente prospectivement de percevoir les évolutions et implications inhérentes à moyen terme : l'infonuagique (ou cloud computing) et le nomadisme numérique pour toutes sortes d'applications. Si l'on en demeure à l'état de balbutiement pour ces deux éléments, nombre de sociétés (Américaines principalement) sont déjà sur le créneau et ne manquent pas d'y consacrer une part croissante de leur budget R&D ou de développer une pleine activité (que l'on songe à Cloudant ou Northscale). Pour rester sur la R&D, le document énonce que la France si elle se situe légèrement au-dessus de la moyenne Européenne, ne doit pas pour autant s'en satisfaire vu le différentiel d'efforts avec d'autres pays en pointe dans le domaine.
Et de proposer un small business act dans le sillage de celui déjà en cours aux États-Unis. Une décision stratégique d'envergure pour assister et consolider les PME innovantes.

Enfin, l'accent est mis sur une formation aux TIC pour les agents économiques, non seulement axée sur la technique pure mais aussi sur les interactions connexes dans les champs juridiques, économiques ou sociologiques.

Tout n'est pas rose non plus, mais les bases techniques et humaines sont présentes. Dès lors rien d'impossible, au contraire d'autres pays devant importer et/ou espionner pour se procurer les technologies envisagées. L'on relèvera notamment l'appel lancé aux autorités publiques pour assister ou protéger les jeunes pousses (comme dans le secteur de l'intelligence et la valorisation des données, où il est expressément indiqué que la France est mal positionnée sur ce domaine avec beaucoup d’acteurs mais de taille trop petite et souvent cantonnés au marché national.
Le logiciel libre est très loin d'être oublié dans le rapport puisqu'il fait même l'objet d'une vigoureuse défense, allant jusqu'à préconiser d'aider les communautés existantes, de renforcer la formation dans ledit domaine et d'adopter une législation en ce sens. La recommandation sera-t-elle suivie à l'avenir? A défaut d'une autre génération de décideurs politiques, il y a tout lieu de croire que cela prendra énormément de temps...

En vous souhaitant une instructive lecture,

Document format PDF sur le site du Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.

Extraits :
La France occupe la première position dans l’industrie européenne des composants électroniques (électronique industrielle) et accueille sur son territoire des acteurs majeurs de recherche (CEA Leti, CNRS LAAS…) et industriels (STMicroelectronics, Soitec, NXP, Atmel, Freescale, Altis, Ipdia, etc.). La position européenne dans la micro-nanoélectronique est toutefois en retrait dans le monde.
La France est par ailleurs très bien représentée dans certains domaines des composants électroniques, notamment au niveau des cartes à puce, cartes sans contacts et du RFID (Gemalto, SK, Tagsys, Pôle SCS, etc.), tout en étant impliquée sur l’ensemble de la micro-électronique (ST Microelectronics, Soitec, etc.).

Le développement du secteur des TIC repose par ailleurs fortement sur le développement de standards de droit ou de fait, voire d’interopérabilité. L’existence de standards permet un développement plus rapide et moins coûteux de nouvelles solutions et technologies construites à partir des technologies standardisées. Toutes les initiatives permettant de développer des standards sont donc à privilégier. Ces initiatives doivent être déployées au niveau international (européen au minimum) pour profiter d’un effet de masse.

L’implication des pouvoirs publics autour de la régulation des données est centrale. Le rôle joué par la capacité à combiner des données, notamment des données personnelles, dans le développement de nouvelles applications, devient primordial et doit être encadré pour assurer un bon niveau de sécurité et de confiance numérique, levant ainsi les freins au développement des usages par les entreprises et les particuliers.
Le développement des technologies clés repose pour beaucoup d’entre elles sur des infrastructures très coûteuses (haut débit, numérisation de contenus, calcul intensif, informatique en nuages, usines de composants, etc.). Le développement d’approches mutualisées pour partager les coûts et les risques (co-innovation) et l’apport éventuel de financements publics doivent permettre de lever certaines des contraintes financières associées.


mercredi 22 juin 2011

With Fire & Sword : l'Europe de l'Est en feu

Article paru sur Alliance GéoStratégique le 22 juin 2011

C'est un vrai petit bijou vidéoludique qui nous arrive de l'Est, et pour être plus exact, fruit de la coopération de talentueux moddeurs (des passionnés modifiant un ludiciel pour le rendre plus réaliste et/ou attractif) Ukrainiens et de programmeurs indépendants Turcs. Traitant d'une période, le XVIIème siècle, et d'un espace géographique, l'Europe Orientale, trop rarement visités par ce genre de programme.

La genèse du projet

L'éditeur et développeur Turc Taleworlds est principalement connu pour avoir sorti un ludiciel axé sur un monde imaginaire médiéval, Mount & Blade. Imaginaire en bémol car le monde demeurait fort réaliste, ne sombrant aucunement dans un quelconque aspect d'heroic-fantasy, il se voulait sérieux dans son approche des combats et seules la carte ainsi que les factions (inspirées toutefois très fortement de civilisations historiques) étaient des créations artistiques. D'implications au départ tactiques, il était possible d'avoir des actions sur le plan stratégique et d'interagir avec les éléments du monde en cours (qui continuait à vivre même si vous aviez décidé de ne rien faire) : un élément qui donnait l'envie au joueur de progresser et d'accumuler renommée et expérience.

Le succès fut rapidement au rendez-vous (moindre réception en France où il ne bénéficia pas d'une traduction locale) , grâce à un rendu des batailles particulièrement époustouflant, et des sièges de fortifications tout aussi impressionnants. Appréciation positive relayée en outre par une ergonomie très intuitive ne réclamant pas la greffe de doigts supplémentaires pour manipuler plusieurs combinaisons du clavier simultanément : une souris et quelques touches mémorisées suffisant. En outre, et c'est là qu'interviennent les moddeurs Ukrainiens, il était permis et encouragé de développer ses propres modules annexes (d'aucuns créant de toutes pièces une nouvelle campagne plus historique, d'autres autorisant des réglages non disponibles dans le menu de base, tout comme des améliorations sur le plan technique voire même des mécanismes de jeu tel un module de diplomatie avancé).

C'est bien ici qu'entre en scène le groupe Sitch (ou СiЧЪ en ukrainien) qui désira employer le moteur du jeu pour retranscrire l'immense fresque historique du grand dramaturge Polonais Henryk Sienkiewicz : Par le fer et par le feu (Ogniem i Mieczem) que j'avais évoqué incidemment lors d'un précédent article. Le résultat fut si probant que le studio Turc allait s'en souvenir, mais pour l'heure il avait d'autres préoccupations...

Offrir une suite à Mount & Blade, très attendue, et par ses améliorations ne déçut guère les aficionados de plus en plus nombreux. En complément d'une carte agrandie comme embellie avec l'introduction d'une nouvelle faction (apparentée au sarrasins de l'époque médiévale), le rendu visuel fut élevé de manière significative, les animations renforcées pour plus de réalisme encore, le commerce rendu plus lucratif et diversifié, la diplomatie mieux aboutie avec l'implémentation de rapports féodaux plus complexes. L'ajout de d'un mode multijoueur tant réclamé par la communauté acheva de faire de Mount & Blade Warband un succès incontesté.
Les développeurs prirent soin d'améliorer sans cesse le produit par la sortie régulière de patchs (ou rustines logicielles) afin d'éradiquer les bogues mais aussi d'y adjoindre de nouvelles fonctionnalités ou améliorations techniques. Très à l'écoute de la communauté, l'avantage d'être un studio indépendant, les développeurs aboutirent à un résultat époustouflant et immersif recevant en toute logique les louanges de la critique professionnelle.

L'Europe de l'Est déchirée du XVIIème siècle :

À la moitié du XVIIème siècle, l'Europe de l'Ouest sort à peine de la terrible et ruineuse guerre de trente ans (1618-1648) tandis que l'Europe de l'Est s'apprête, elle, à prendre les armes pour une succession de batailles toutes aussi dévastatrices sur les terres où elles se dérouleront.

La mèche du conflit oriental s'allumera en 1648 par le soulèvement de Khmelnytsky pour ne se terminer qu'en 1667 avec la paix d'Androussovo. Le conflit fut si violent et dispendieux en ressources économiques, matérielles et humaines que deux des belligérants principaux, la République des Deux Nations (composée du Royaume de Pologne et du Duché de Lituanie) et le Tsarat de Russie, allaient la reconduire en 1686 par le traité dit de Paix Éternelle.

Intéressé par le sujet, bien que risqué pour ses clients occidentaux peu au fait de ce théatre d'opérations et de la période, l'éditeur Taleworlds allait reprendre le mod original et lui donner une consistance inégalée en employant la base technique la plus récente à disposition : celle de Mount & Blade Warband. Le tout en y apportant quelques améliorations diverses allant de l'optimisation du moteur à l'introduction d'effets spéciaux, ce dont nul ne saurait se plaindre.

C'est ainsi que des environnements très réussis et variés (Königsberg n'offrant pas la même vue de bâtiments civils et religieux qu'à Moscou par exemple) cotoient des uniformes et des armes d'époque (exemple des bardiches des streltsys Russes ou des fameuses cuirasses ailées des hussards Polonais). L'aspect historique ayant été particulièrement travaillé, de sorte à plonger efficacement le joueur dans un maelström d'intrigues et de survie politique pour le camp qu'il pourrait choisir. À ce titre, le choix qui sera opéré à un moment du récit conditionnera la fin offerte : sur cinq nations historiques présentes, seules trois offriront une histoire avec une fin adaptée (Pologne, Russie et Cosaques Zaporogues; Suède et Khanat de Crimée n'offrant pas cette possibilité).
Les noms des souverains, nobles et gouverneurs sont identiques à ceux de la réalité, ainsi que leur localisation habituelle (hors campagne militaire ou captivité il va de soi), renforçant d'autant plus la participation à une simulation historique.

La liberté est grisante de se mouvoir dans un tel environnement, et d'y participer à un dégré ne dépendant que de votre talent militaire et opportunisme politique.

Fait marquant dans ce ludiciel, la rencontre et la « location » de mercenaires locaux (Tatars de Crimée par exemple) ou étrangers (mousquetaires Écossais) dans les tavernes ou camps spécifiques.

Autre élément d'importance : les armes à feu, lentes à recharger et de précision moindre que les arcs, rendent néanmoins les armures quasiment obsolètes (ou à tout le moins fortes encombrantes pour une protection efficace). A préciser que la fumée dégagée par les salves à répétition peut autant gêner les tireurs que la formation adverse.

Le passionné d'Histoire revivra le potop szwedzki, ou « déluge Suédois » qui est considéré par les Polonais comme le début de leur perte d'influence en Europe, car bien qu'ils aient réussi à juguler plusieurs forces d'invasion (Suédois, Moscovites, Cosaques, Transylvaniens et Brandebourgeois), ces derniers en sortiront exsangues jusqu'à l'avènement de Jean III Sobieski (1629-1696), souverain qui lutta victorieusement contre les Turcs Ottomans et signa le traité de Paix Éternelle avec la Russie.
Historiquement, la Suède déclarée grand vainqueur du conflit affrontera quelques décennies plus tard l'autre grand bénéficiaire de ces longues années de lutte : la Russie. Mais ceci est déjà une autre histoire... Bien qu'il ne soit pas impossible qu'un module créé par des amateurs puisse permettre de prolonger l'expérience sur Fire & Sword et assister au fracas des armes entre Charles XII et Pierre le Grand. A surveiller ces prochains temps.

Petite précision nécessaire : With Fire & Sword ne permet pas la reconstitution de batailles historiques dans les détails, il reproduit en revanche un contexte et un environnement réalistes dont l'attrait majeur est d'évoluer dynamiquement de façon non scriptée.

Du bel oeuvre, soigné et très porté sur les détails malgré quelques regrets (les murs invisibles qui empêchent de parcourir l'intégralité d'une ville ; des menus qui auraient pu bénéficier d'une interface moins spartiate ; la limitation un peu ridicule et arbitraire du nombre de troupes présentes simultanément sur un seul espace de bataille ; l'absence assez déconcertante de l'artillerie notamment lors des sièges bien qu'il soit possible de saper les enceintes). A contrario les récentes corrections ont permis d'élaguer nombre de bogues, de rebalancer l'équilibre de certains paramètres et d'intégrer de nouvelles formations tactiques.

Pour une douzaine d'euros, le passionné d'Histoire du XVIIème siècle pourra difficilement faire la fine bouche, bien que le registre soit différent d'un Europa Universalis, moins grand stratégique, il n'en permet pas moins de se fondre dans un univers géopolitique virtuel cohérent, mouvant... et létal.

Article sur les streltsy Russes : Wikipédia (en français)
Article sur les cosaques Zaporogues : Wikipédia (en français)
Article sur les hussards Polonais : Wikipédia (en anglais)

Bandes-annonces officielles de With Fire & Sword :







Et quelques métrages pour se remettre dans l'ambiance de l'époque :

Pan Wołodyjowski de Jerzy Hoffman qui est une vieille connaissance puisque nous lui devons aussi Stara baśń.



1612 de Vladimir Khotinenko :

lundi 20 juin 2011

Colloque Guerre et Économie : de l'économie de guerre à la guerre de l'économie

Dans la série des colloques de l'été à ne pas manquer, celui de Guerre et Économie le 1er juillet à l'École Militaire. Des sujets passionnants et promettant d'être passionnés assurés par des intervenants de qualité.
Inscription fortement recommandée.


Guerre et Économie : De l’économie de guerre à la guerre de l’économie

Vendredi 1er juillet 2011 à l’amphithéâtre Desvallières
École militaire, 1 place Joffe, 785007 Paris


8h30 : Accueil
8h45 : Avant propos

Guerre économique, intelligence économique, économie de guerre, géoéconomie : des vocables différents pour une même réalité ? par Olivier Kempf, Vice-président de Participation & Progrès

Matin : Guerre et économie

Tables rondes présidées par Nicolas Mazzucchi (EGE et rédacteur du blog Polemos)

9h00

L’économie de guerre par le Pr. Jacques Sapir, Nanterre

De la crise économique aux crises stratégiques par le Pr. Christian Schmidt, Dauphine

La guerre et l’économie : de la micro à la macro, du tactique au stratégique, par le CCL Marcotte, EMA

Guerre en coalition et guerre des normes par Florent de Saint Victor, EGE

Guerre irrégulière, actions civiles, actions militaires par le Col. F. Chauvancy, CICDE

10h30 : Débat

11h00 : Pause

11h15

Guerre et entreprenariat : le cas américain par G-H Bricet des Vallons, Chercheur en science politique, Institut Choiseul)

Les guerres Low cost par Stéphane Dossé, AGS

Accroissement de puissance et survie de l’économie par Christian Harbulot, EGE

La ville, la guerre et l’économie par Bénédicte Tratnjek, Doctorante en géographie à Paris-Sorbonne (Paris IV), Laboratoire ENeC (Espace, Nature et Culture), AGS

12h30 : Débat

13h00 : Déjeuner (possible au mess de l’Ecole militaire)

Après-midi : Economie et guerre

14h00 : Reprise des travaux.

Table ronde présidée par Jean-Jacques Patry (FRS)

Etat, grande stratégie et protection de l’économie par J. Pujol, AGS

Guerre des monnaies par N. Bouzou, Asteres

Intelligence économique : réponse nationale ou internationale ? par Ali Laïdi, France 24

Stratégie des approvisionnements par Mathieu Anquez, CEIS

15h30 : Débat

16h00 : Pause

16h15

Table ronde présidée par Laurent Henninger, IRSEM

La piraterie maritime : un business porteur ? S. Le Gouriellec, Doctorante en Science Politique (Université Paris Descartes) IRSEM, IHEDN, AGS

Terres rares et autres métaux précieux : un nouveau champ d’affrontement ? par Edouard Chanot, EGE et rédacteur du Bulletin de l'Amérique

La bataille pour les espaces : achats de terres en Afrique par Stéphane Mantoux, AGS

La guerre et l’entreprise par Jacques Hogart, EPEE

Menaces numériques contre les entreprises et les économies par Guillaume Tissier, CEIS

17h45 : Débat

18h15 : Conclusion générale par le Pr. Pierre Pascallon, président de P&P, auteur de « Hier la crise, demain la guerre » (L’Harmattan)

L'inscription est obligatoire et elle se fait à cette adresse.

N'hésitez pas à faire part de ce colloque via vos réseaux personnels ou professionnels.

vendredi 17 juin 2011

Une île au caractère volcanique donne des leçons de démocratie numérique

Article paru sur Agoravox le 17 juin 2011

Si les regards actuels sont légitimement tournés vers les pays du pourtour méditerranéen, et prioritairement la Grèce, une révolution plus silencieuse est en train de naître sur une île en plein Océan Atlantique. Une île ayant une réputation sulfureuse, c'est le moins que l'on puisse dire au vu de son activité volcanique récurrente, mariant la beauté de ses paysages naturels à d'audacieuses initiatives numériques. L'effervescence Islandaise pourrait bien avoir à terme des répercussions au-delà de ses côtes...

L'Islande attira l'attention du monde à de nombreuses reprises ces derniers mois, plus que toutes les années précédentes : que cela soit pour les perturbations du transport aérien Européen avec le réveil de l'Eyjafjöll en 2010 ou du choc de la crise financière mondiale l'ayant frappé de plein fouet en 2008 [1].
Cette île d'origine volcanique s'étalant sur 103 001 km² est réputée pour être une très ancienne terre d'asile depuis ses premiers colons. Elle a forgé un peuple fier de ses origines mais aussi têtu quant à son particularisme, lequel s'enorgueillissant d'avoir disposé de l'Althing, la plus ancienne assemblée populaire existante au monde.

C'est aussi conscients de leurs faibles ressources naturelles (hors l'énergie géothermique et hydraulique) que les Islandais ont opté certes vers une financiarisation de leur économie qui allait les perdre (mais qui leur permit cependant de bénéficier d'une prospérité leur offrant les moyens de consolider ou créer de nouvelles infrastructures sur leur territoire) tout comme un intérêt accru pour les nouvelles technologies de l'information et de la communication.
La meilleure illustration quant à ce dernier point étant la fameuse initiative législative International Modern Media Institute visant à faire de l'Islande une île favorable aux investisseurs comme aux défenseurs de la liberté d'opinion. Coup double : se donner une image flatteuse devant le reste du monde et les acteurs professionnels ou amateurs des nouvelles technologies ; créer les ressources économiques de demain, en combinant respect de l'environnement et confiance dans le progrès.

Ce faisant, un autre élément allait encore renforcer le lien unissant l'île aux nouvelles technologies : la crise financière [2] et le référendum ayant décidé en 2010 (réitéré en 2011) de ne pas faire porter sur les contribuables insulaires la faillite de la banque IceSave, suscitant l'ire des Pays Bas et surtout de l'Angleterre. Les deux principaux clients commerciaux de l'Islande, lésés à travers les filiales de la banque spoliant nombre de clients locaux de leurs investissements. La majorité écrasante de 93% (59% lors du second référendum) désavoua non seulement le gouvernement en place mais aussi renforça les objurgations de nombreux acteurs financiers de haut rang peu acoutumés à ce qu'un peuple lui tienne tête.
Cette rebuffade allait avoir en effet une conséquence particulière : la prise de conscience de la nécessité d'une nouvelle constitution dont la rédaction entrerait dans les mains non de professionnels du droit mais entre celles de citoyens s'étant portés candidats pour faire partie de l'assemblée constituante.

L'objectif et les modalités de fonctionnement de cette assemblée sont décrits sur le site officiel :



The role of the Constitutional Council is to discuss the Constitutional Committee Report and prepare a bill about a revised constitution, taking into consideration the results of the National Forum 2010. The Constitutional Council decides which parts shall be revised and/or suggests new provisions or chapters be added to the current Constitution. The Constitutional Council has three to four months to complete its role and is comprised of 25 delegates.
When the Council has come to an agreement about a bill about a revised constitution the bill will be sent to Althingi for processing. The revised constitution does not come into force unless the requirements of the current Constitution are fulfilled and these requirements state that Althingi has the final word with voting between two discussions

Le rôle du Conseil constitutionnel est de discuter le rapport du comité constitutionnel et de préparer un projet de constitution révisée, prenant en compte les résultats du forum national 2010. Le Conseil constitutionnel décide quels éléments seront mis à jour et/ou suggère que de nouvelles dispositions ou nouveaux chapitres soient ajoutés à la constitution actuelle. Le Conseil constitutionnel a trois à quatre mois pour accomplir son rôle et est composé de 25 délégués.
Lorsque le Conseil sera parvenu à un accord au sujet du projet d’une constitution révisée, ledit document sera envoyé à Althingi pour approbation. La constitution révisée n’entrera pas en vigueur à moins que les conditions de la constitution actuelle ne soient remplies et que ces conditions déclarent que l’Althingi aura le mot final avec le vote entre deux débats.

Là où le sujet devient encore plus passionnant c'est l'immixtion des nouveaux médias sociaux que sont Facebook, Twitter, Youtube et Flickr : tous étant référencés sur le site officiel avec un encouragement adressés aux citoyens Islandais de participer activement à l'élaboration du texte final par cette entremise.
Si le principe d'assemblée constituante ne saurait être novateur, encore que composée de citoyens lambda cela est déjà remarquable, le fait d'opter pour des moyens de communication modernes est à porter à l'actif de ce peuple là où des gouvernements de par le monde oeuvrent en sous-main pour brider leur emploi, au mépris de la liberté d'expression, de l'accompagnement du progrès technique mais aussi des opportunités économiques.

Birgitta Jónsdóttir est déjà devenue la pasionaria de ce mouvement de fond. Elle, poète à l'instar des skaldes scandinaves, symbolise mieux que quiconque cet attachement rafraîchissant de la souveraineté populaire à travers cette révolution technologique couplée à un nécessaire besoin de réformes drastiques en pleine tourmente politico-financière [3].

L'Histoire retiendra bientôt que c'est en Islande qu'aura été ébauchée la première e-constitution née de l'intelligence collaborative numérique. Un exemple à suivre et qui démontre qu'Internet est devenu la courroie des mouvements de ce monde, n'en déplaisent aux contempteurs du progrès.

Le site officiel Stjórnlagaráð
La page Facebook officielle : Stjórnlagaráð

[1] Une crise qui allait la forcer à demander l'amorce de négociations afin de devenir membre à part entière de l'Union Européenne et se placer sous la protection de l'Euro. Lesdites négociations débuteront le 27 juin 2011.
[2] Pour une analyse circonstanciée, se rendre sur l'article de Wikipédia : 2008–2011 Icelandic financial crisis
[3] Marianne lui consacrant tout un billet en son édition du 15 juin 2011 sous la plume de Flore Vasseur.

dimanche 12 juin 2011

Colloque sur les enjeux juridiques de la cyberguerre


En cette période de l'année, les colloques d'importance sont fastes.

En voici un consacré aux problématiques juridiques liés à la (aux?) cyberguerre. Un sujet qui est désormais pris sérieusement en compte, ne relevant plus de la science-fiction comme évoqué prospectivement lors des années 80-90. Il pose ce faisant de substantiels bouleversements techniques s'imposant au législateur. L'approche juridique de ce thème est d'autant plus essentiel qu'elle est confrontée à une véritable révolution technologique d'envergure mondiale. Les récentes déclarations du Pentagone incitent en effet à clairement et frontalement se poser la question de l'encadrement des règles de tout conflit potentiel, et prioritairement de définir quelle est la ligne (juridique) de franchie pour considérer l'acte comme casus belli?

Comme pour le précédent colloque, un allié, Arnaud Garrigues, y participera en tant que modérateur.

Jeudi 16 juin 2011
de 09h00 à 18h00
Amphithéâtre des Vallières – Ecole militaire – Paris

En complément, je vous invite à lire cet article du New York Times (en anglais) relatif à ce thème.

vendredi 10 juin 2011

Colloque sur l'évolution des conflictualités et des politiques de sécurité et de défense en Afrique


Le Club Participation et Progrès organise en collaboration plusieurs partenaires un colloque le 20 juin consacré à l'évolution des conflictualités et des politiques de sécurité et de défense en Afrique.

Il se déroulera salle des Actes de la Faculté de Droit de l’Université Paris-Descartes (10, avenue Pierre Larousse, 92240 Malakoff).

A signaler la présence d'un membre de l'Alliance Géostratégique, spécialiste de la corne de l'Afrique, Sonia LeGouriellec dont vous pouvez lire les analyses relatives à cette zone géographique sur son blogue Good Morning Afrika.

Programme et coupon d'invation

mercredi 8 juin 2011

Au-dessus du Rhin / Over the Rhine


Chers visiteurs,

Grand honneur pour moi d'avoir été publié au sein de la prestigieuse revue de défense nationale en son numéro de juin.
Le tout avec un article traitant des relations franco-allemandes sous l'intitulé : Au-dessus du Rhin (version anglaise : Over the Rhine).

J'en profite pour remercier tout particulièrement trois personnes :
Xavier Malakine pour l'idée stimulante de départ, Olivier Kempf pour sa sévère mais juste relecture et Claudia S. pour ses apports complémentaires et substantiels sur le monde germanique.
Le texte demeure perfectible, et j'aurais souhaité expliciter comme étoffer certains passages, mais au moins en l'état pourra-t-il susciter la réflexion et le débat. En vous souhaitant une agréable et instructive lecture.

La France et l’Allemagne sont deux entités au destin imbriqué mais à l’approche et aux modalités politiques différentes. Elles doivent, pour garder l’équilibre de leur voisinage et consolider la perspective d’une communauté de destin, pratiquer une complémentarité de leurs actions fondée sur un intérêt et une compréhension mutuels.
The futures of France and Germany are inextricably intertwined despite their very different approaches and political procedures. To maintain balance in their relationship and to consolidate their view of a common future, they must ensure that their actions are complementary and are founded on mutual interest and understanding
.

J'attire votre attention aussi sur d'autres articles parus courant de ce mois ayant suscité mon intérêt :

  • Le regroupement du ministère de la Défense à Balard de Bruno Vieillefosse
  • L’Internet dans les crises de Stanislas de Maupeou
  • Une défense à 20 milliards d’euros ou le syndrome du Boursin d'Aymeric Moullart de Torcy
  • Géométries européennes et perspectives du Triangle de Weimar de Jean-Christophe Romer
  • Quelle stratégie pour la guerre en Afghanistan? de Jean-Pierre Steinhofer
La revue de défense nationale : site officiel Le sommaire de juin 2011

dimanche 5 juin 2011

Café Stratégique numéro huit : démographie française et géopolitique

Pour leur neuvième édition, les Cafés Stratégiques porteront sur le thème « Démographie française et géopolitique » et aurons le plaisir d’accueillir le recteur Gérard-François Dumont, professeur à la Sorbonne, président de la revue Population & Avenir, auteur de « Démographie politique. Les lois de la géopolitique des populations » (Éditions Ellipses).

Il nous entretiendra des conséquences géopolitiques de l’exception démographique française. En effet, depuis plusieurs années, la France connaît des taux de naissance proches de 2 enfants par femme, qui font exception en Europe, la classant au premier ou au deuxième rang (voir ce billet). Dans le même temps, d’autres nations connaissent une implosion démographique et une décroissance accélérée de leur population. Cela aura forcément des conséquences économiques et sociales, mais plus encore géopolitiques, avec la modification du poids relatif des uns et des autres en Europe. Toutefois, cela n’entrave pas durablement une tendance marquée à la baisse générale démographique européenne, par rapport aux autres continents. On le voit, autant de questions géopolitiques qui méritent qu’on s’y attarde… pour ces derniers Cafés Stratégiques de la session 2010-2011 qui se tiendront comme d’habitude au café Le concorde, 239 boulevard Saint Germain, de 19h00 à 20h45.

jeudi 2 juin 2011

L'ours Russe plante ses griffes dans le droit d'auteur lors du G8


Ce n'est pas un fait nouveau, la Russie est une terre d'élection pour les nouvelles technologies : le vivier y est très abondant [1], et les autorités ne sont en pas en reste sur la question [2].
Les fonds Russes n'hésitent par ailleurs pas à lorgner de plus en plus conséquemment sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication occidentales par le truchement de prises en participation ou plus radicalement le cas échéant, en prenant le contrôle d'une société.
Digital Sky Technologies est un fonds particulièrement actif dans ce domaine [3], il fut par ailleurs l'un des invités du eG8 de Paris avec la venue de Yuri Milner, son Président. Précisons que l'entreprise d'achat groupé en ligne Groupon dont le succès va crescendo depuis sa création en 2008, a joui d'un intérêt prononcé de DST en 2010 sur une base de 135 millions de dollars.
Récemment c'est Len Blavatnik, un magnat russo-américain, qui aurait formulé son intérêt pour Warner Music, l'une des plus importantes majors du secteur musical. Une transaction chiffrée à 3,3 milliards de dollars : une somme "charnue" en cette période de disette du secteur musical.

Et pour en revenir sur ce fameux eG8 dont je me suis plu à opérer une certaine critique récemment, l'on a appris que Dmitri Medvedev avait fait part de réserves substantielles au sortir de celui-ci. Principalement liées à la propriété intellectuelle à l'ère du numérique.

Extrait tiré de Numerama :
La déclaration reflète la position absolument conservatrice que les droits de propriété intellectuelle doivent être protégés selon les conventions existantes.
Personne ne conteste cela, mais j'ai dit à maintes reprises que, malheureusement, ces conventions ont été écrites il y a presque 50 voire 100 ans, et qu'elles sont incapables de réguler la complexité des relations entre le propriétaire du droit d'auteur et les utilisateurs.
Malheureusement, cela n'a pas été inclus dans la déclaration, sans doute, à mon avis, parce que mes collègues ont une opinion plus conservatrice que ce qui est nécessaire pour le moment. Ou peut-être qu'ils ne sont tout simplement pas de grands utilisateurs de l'Internet et ont peu de compréhension de celui-ci
.
Il est rassurant de constater qu'au moins un (le seul en vérité) chef d'État (qui fut par ailleurs professeur de droit à la prestigieuse université de Saint-Pétersbourg) se soit alarmé de l'incroyable dogmatisme en la matière et l'impossibilité de considérer toute autre voie que celle déjà tracée. Car ne nous y trompons pas : l'eG8 n'a été qu'un joli coup d'esbrouffe, les grandes orientations en matière de gouvernance d'Internet étant déjà fixées depuis de nombreuses années. Lesdites orientations étant claires : protection exacerbée de l'actuel droit d'auteur (qui dit en passant profite moins aux auteurs en tant que tel mais plus à ceux à qui ils transfèrent ce droit vu que les créateurs/inventeurs/artistes n'ont pas l'assise suffisante pour modifier des contrats très souvent léonins et imposés unilatéralement) fût-ce sur le cadavre de la neutralité du net [4].

Ce n'est pas une menace, c'est déjà une réalité pour qui suit les décisions législatives de par le monde occidental, des États-Unis jusqu'en Australie en passant par l'Europe. Le souci c'est que pour préserver le modèle économique surannée d'entités privées incapables d'évoluer, une innovation technologique majeure est bridée sciemment par les autorités, pénalisant de fait tout un pan de l'activité économique dynamique (car comme le rappelait le cabinet McKinsey, en France les métiers et sociétés liés à Internet ont contribué pour 3,7% du PIB soit 72 milliards d'euros pour l'année 2010).

Il est de fait difficile à envisager rationnellement que le bridage ou la résiliation-sanction de l'abonnement Internet soit une opportunité de profiter de cette manne financière et surtout de permettre l'éclosion de start-ups à assise nationale, continentale ou internationale.
La constance avec laquelle la problématique du droit d'auteur persiste en certains pays (voire provoque des métastases anxiogènes comme en Allemagne) est symptomatique d'une incapacité en haut-lieu de réfléchir à des problèmes complexes en promulguant/imposant des solutions totalement déphasées avec leur époque.

Entre des industries dépassées, mal gérées mais ayant une force de lobbying très présente dans les assemblées et des sociétés innovantes et porteuses de biens et services améliorant la compétitivité du pays et son image à l'international, les autorités Russes ont clairement choisi...

MAJ : Le Président Medvedev s'est déclaré favorable à l'introduction des licences creative commons dans le corpus juridique de la Fédération de Russie. Un élément qui n'est in fine guère surprenant au vu de la dernière réaction dissonnante du Président Russe au sortir du G8. Avant le 1er août un projet législatif devrait sortir dans l'optique d'être adopté par les chambres haute et basse.
En sus de cette introduction, il est prévu une exonération de responsabilité pour les tiers utilisateurs des services en ligne (à l'instar de l'article 6 de la LCEN en France).
Президент России Дмитрий Медведев поручил до 1 августа подготовить предложения о внесении изменений в законы по авторскому праву, сообщила пресс-служба Кремля. Поручения президент дал по итогам встречи с представителями интернет-сообщества, состоявшейся 29 апреля.
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Медведев 29 апреля встречался с представителями популярных российских интернет-ресурсов. Встреча продолжалась более двух часов и проходила в формате свободной беседы "без галстуков", в ней участвовали представители РИА Новости, lenta.ru, gazeta.ru, vesti.ru, lifenews.ru, "Коммерсант", "Одноклассники", "Карта помощи" и ряда других интернет-изданий
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Source : RIA Novosti .


[1] La cyberguerre venue du froid de Charles Bwele.
[2] Gov 2.0 au Kremlin.
[3] Facebook prend l'accent Russe ; Facebook prend encore plus l'accent Russe.
[4] La justice Russe employa très ironiquement la protection sacrée du droit d'auteur en occident pour poursuivre des ONG en Russie sur la base d'une contrefaçon logicielle du système d'exploitation Windows. Gros malaise chez Microsoft qui pousse généralement à la répression des contrefacteurs, y compris en Russie.