mercredi 14 décembre 2011

Digital economy rankings 2010 : les Scandinaves sur le toit du monde numérique, Allemagne, Suisse et France peuvent (doivent) faire mieux

Fruit d'une recherche entre l'IBM Institute et The Economist, le Digital Economy Rankings a pour ambition de dresser un tableau des principales puissances numériques contemporaines, à tout le moins pour soixante-dix d'entre elles. Et leur implication dans la nouvelle donne de l'économie dont une part de plus en plus conséquente s'effectue par les réseaux numériques désormais.
Pour ce faire, la méthodologie s'est basée sur plusieurs catégories pour le besoin de l'enquête assorties d'une pondération spécifique : 
  • connectivité et infrastructures (20%)
    • environnement des affaires (15%)
    • environnement socio-culturel (15%)
    • environnement juridique (10%)
    • vision et politique gouvernementales (15%)
    • clientèle et politique des offres commerciales (25%)
    Ces grandes catégories étant subdivisées ensuite en de multiples critères formulées dans les derniers paragraphes du document. 

    L'on constate que tous les pays de Scandinavie se tiennent chaud dans le peloton de tête : Suède (1er), Danemark (2ème), Finlande (4ème), Norvège (6ème). Que les États-Unis sont sur le podium à la troisième place. Que les deux principaux poids-lourds du Pacifique Sud sont bien classés, Australie (9ème) et Nouvelle Zélande (10ème). Que les tigres Asiatiques se défendent très bien avec Hong-Kong (7ème), Singapour (8ème) et Taïwan (12ème). Que les Pays-Bas occupent une jolie place (5ème). A contrario, l'Allemagne (18ème), la Suisse (19ème), la France (20ème) et la Belgique (21ème) affichent des places très décevantes. De même que l'Estonie apparaît à la 25ème place alors que ce pays Balte avait été il fut quelques années très en pointe dans le domaine du numérique (ce qui l'a par ailleurs rendu vulnérable en 2007 face à la cyberattaque massive qui paralysa ou ralentit ostensiblement certaines de ses activités administratives et bancaires). Et ferme la marche, l'Azerbaïdjan (70ème).

    N'omettez pas de lire le passage sur la problématique RFID (radio-identification), un enjeu qui ne cessera de prendre de l'ampleur le temps aidant.
    The increasing use of RFID (radio frequency identification, a wireless data identification and capturing technology) portends another dimension of the Internet in which there is connectivity between things, and not just between people and networks. RFID tags have manifold uses in logistics and supply chain management, such as in inventory control, quality control, baggage handling and automatic toll payments, among other areas.

    Une très étrange absence est à relever : celle de l'Islande, pays pourtant très à la pointe en la matière et qui n'apparaît aucunement dans le classement. Cyberstratégie Est-Ouest va tenter de se renseigner plus en avant auprès de l'organisme et vous tiendra informé de toute réponse.


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