vendredi 8 juillet 2011

Wikileaks se rappelle aux bons souvenirs de tous par une publicité détournée


Une petite rétrospective sur la bombe Wikileaks qui au final n'aura pas été aussi intense qu'on n'aurait plus le penser puisque seul un nombre extrêmement restreint de cables diplomatiques auront été dévoilés. Et qui plus est, pour des raisons de protection des sources, par le canal de journalistes professionnels.
Pour se rémémorer quelles furent les principales annonces liées au phénomène, je vous en enjoins vivement à vous reporter à ce syncrétique billet du New York Times.

Au final, Wikileaks aura fait trembler mais les déboires judiciaires de son fondateur et figure emblématique ont paralysé l'action en plein déroulement malgré un certain nombre de cables mis en circulation. Ces derniers n'ayant pas fondamentalement opéré de grandes révélations pour le gépolitologue averti mais bien confirmé des tendances lourdes ou des faits rapportés par d'autres canaux. D'aucuns prêtent cependant à Wikileaks d'avoir accéléré certains mouvements de révolte dans les pays Arabes en mettant en exergue des points relatifs aux régimes alors en place. Tel est d'ailleurs le constat identique de Foreign Policy :
The 2011 wave of Arab revolutions has its own tranche of leaked U.S. diplomatic cables, though in the present case, they have come largely as prologue to revolution rather than as epilogue. Their only direct role in the revolutions was to provide further proof of the profligacy and corruption of erstwhile Tunisian President Zine el-Abidine Ben Ali, and perhaps also some measure of reassurance that the United States, too, knew he was a thief and scoundrel. Even the most cynical critics of the United States haven't found much in the WikiLeaks cables to condemn it. The cables are dutiful, intelligent, and maybe a tad officious. They are not prescient, but then again who was? Of the hundreds of cables leaked from Cairo, Tunis, and Tripoli, not one predicts imminent collapse, nor anything beyond a slow, eventual (if not untroubled) transition of power.

Enfin, une publicité enjoignant les donateurs à ne pas délaisser Wikileaks a fait son apparition sur le net, avec la notoire dérision d'une publicité, priceless, de Mastercard, l'organisme de paiement bancaire qui avait lâché Julian Assange dès les débuts de ses démêlés avec la justice.

MAJ : Une plainte vient d'être déposée envers Mastercard et Visa (dont on connait l'alacrité de Wikileaks à leur égard pour avoir lâché l'organisation à son pire moment) , Numerama nous apprend que c'est la société Islandaise (décidément l'Islande est très en poupe en matière de défense numérique) DataCell qui a déposé plainte envers les prestataire de services bancaires devant la Commission Européenne. Le cas d'espèce sera particulièrement instructif à suivre car il remet en question la situation de position dominante de ces deux entités sur leur secteur.

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