jeudi 21 juillet 2011

Légalité et légitimité : entre appui légal et assise morale

Chers visiteurs,

Un petit flashback d'une courte réflexion postée sur le blog de l'allié EGEA. Je vous invite ce faisant à vous y rendre, et prendre connaissance du billet de l'auteur ainsi que des réactions suscitées, toujours passionnantes à lire même marquées par le sceau de la digression.
Cette question de philosophie politique demeurera toujours brûlante au sein des régimes, quel que soit leur nature, de par l'assise originelle du pouvoir ainsi que son évolution dans le temps. La démocratie n'y échappant guère puisque le système représentatif peut s'opposer à la participation directe au pouvoir, suscitant la problématique de la légitimité des élites gouvernantes.

Lorsque le conflit en arrive à survenir, il y a généralement la faction détentrice de la légalité établie au moment des faits, et la partie détentrice de la justification morale. Cette présentation étant bien entendu un idéal-type : lors de la survenance de tels évènements en temps de crise, la légalité ne permet pas de maintenir l'ensemble des moyens du pouvoir à sa disposition et l'éthique / la morale n'est pas une assurance irréfragable d'emporter l'adhésion à grande échelle.

La crise peut, outre une situation intérieure larvée se déchaînant par trop-plein de ressentiment, être provoquée par intrusion externe. Exemple de la mise en place d'un gouvernement placé par une puissance tierce présente sur le territoire cible ou de façon plus indirecte, une aide diplomatique et/ou financière d'une puissance extérieure visant à favoriser une faction pour qu'elle puisse l'emporter.

Telle est au fond la genèse des schismes...

NB : le 20 juin 1789 est la date du serment du jeu de paume.

Bonjour,

J'ai pris grand intérêt à lire le billet comme les réactions et apports ayant suivi. Sujet contemporain s'il en est, et peu apprécié par tout gouvernant qui se respecte (et peut-être moins encore des étudiants ayant à plancher sur le sujet).

La légalité et la légitimité sont ordinairement liés à un instant ou période donnés. La dissociation devient d'actualité lorsque la question se pose : en effet, la dichotomie n'intervient (du moins en théorie) que lorsqu'il y a une raison de la soulever.
C'est lorsqu'il advient qu'aucune solution ne peut être envisagée pour concilier légalité et légitimité qu'il y a duplication de la légitimité (à la différence près que l'une dispose de l'appui légal, et l'autre non mais peut compenser par l'assise morale).

La légalité peut faire hiatus à la légitimité si elle en devient oppressante, rétrograde ou partiale.

Pour tout vous dire, c'est en revisionnant cette superbe fresque cinématographique qu'est La révolution Française (en ses deux parties) que j'en suis revenu à m'interroger plus en détail sur ledit sujet. Après tout, le 20 juin 1789 n'est-il pas un autre exemple d'illégalité légitime?

Cordialement

Aucun commentaire: