mardi 12 juillet 2011

Le carrefour de tous les dangers à NYC, preuve en vidéo

Qui n'a jamais pesté contre l'attitude souvent désinvolte, confinant à la dangerosité en certaines occasions, des cyclistes? Érigés par certaines localités comme moyen de locomotion du futur, le cycliste bénéficie d'une coupable indulgence aux infractions du Code la Route Français. Se rendant dangereux tant pour lui même que pour les autres usagers de la route. Exemples non exhaustifs des infractions dont sont trop rarement informés les amateurs de cyclisme urbain :
  • phares non fonctionnels avant/arrière à la tombée de la nuit (article R313-4 du Code de la Route)
  • non ralentissement de la vitesse, au pas, à l'approche de piétons (article R431-10 du Code de la Route)
  • circulation à deux de front sur la chaussée (article R431-7 du Code de la Route)
  • absence de réflecteurs/catadioptres (articles R313-18 à R313-20 du Code de la Route)
  • circulation sur les trottoirs (articles R412-34 du Code de la Route)

  • En outre, car la protection de la partie la plus faible s'imposait, depuis le décret 2010-1390, les cyclistes comme les autres conducteurs sont tenus de céder le passage aux piétons. A défaut, une contravention de quatrième classe (!) sera délivrée. Codifié désormais à l'article R415-11.
    La constatation desdites infractions donnant lieu à des amendes de première et seconde classe (exceptée l'infraction ci-dessus).
    En revanche contrairement à une croyance tenace, le port du casque n'est pas obligatoire sur un cycle non motorisé.
    Enfin, certaines infractions lourdes peuvent aboutir à la suspension du permis de conduire quand bien même l'infraction aurait été caractérisée alors que l'individu était à vélo (exemple d'un état d'ébriété constaté au-dessus du taux légal).

    La cohabitation avec les autres usagers n'est pas simple, et si le déplacement en vélo a le vent en poupe, il ne faudrait pour autant pas en oublier le respect élémentaire des règles de circulation, dont la plupart sont malheureusement souvent ignorées moins par défi que par méconnaissance de leur existence. La faute il est vrai à certaines communes passives en matière de pédagogie ou renonçant à faire appliquer la loi.
    Les automobilistes ne sont hélas pas en reste. A ceci près que leurs actions peuvent plus souvent aboutir à des conséquences létales pour les autres utilisateurs de l'espace de circulation. Quant aux piétons eux-mêmes, de la même manière leurs actions sont loin d'être toutes irréprochables.
    C'est d'ailleurs le constat vidéo à l'appui qu'à tenu à délivrer Ron Gabriel à travers son documentaire 3-Way Street, prenant comme théatre d'observation/démonstration un carrefour New-Yorkais. Édifiant!

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