jeudi 28 juillet 2011

La guerre froide survit dans l'arène vidéoludique


J'avais déjà relaté ce nouvel engouement pour la période dite de guerre froide qui bipolarisa l'ensemble des acteurs de la planète durant près de cinquante-cinq ans : La guerre froide déjà sur nos écrans. Le sujet semble loin d'être totalement asséché puisque deux jeux sont encore récemment sortis sur ce thème.
L'un très orienté action, ou FPS (First Person Shooter) et l'autre grand stratégique.

Le premier est un rejeton de la lucrative franchise Call of Duty : Black Ops. Proposant de vivre des moments forts d'opérations spéciales Américaines en pleine guerre froide. Grand spectacle hollywoodien garanti en des lieux variés allant de la Russie à Cuba en passant par le Viêt-Nam, le tout parsemé de références cinématographiques que les amateurs reconnaîtront sans peine.
Sans surprise, un jeu nerveux, immersif avec un scénario plongeant le joueur dans les méandres de la géopolitique de l'époque afin de lui faire revivre les grandes dates de cet affrontement à distance. Son aspect scripté du début à la fin des missions en faisant un véritable film interactif.
En revanche son orientation très directive (le chemin est balisé et les évènements pré-programmés) rebutera ceux qui privilégient l'inattendu et la coopération, ces derniers privilégieront d'office la série des ArmA.

Le second est issu d'une autre série, moins connu du grand public puisque destinée aux passionnés de jeux de stratégie et de gestion politique : Supreme Ruler : Cold War.
Profitant de l'expérience acquise avec les autres ludiciels sortis ces dernières années, Cold War se veut surtout un remue-méninges imposant au joueur de jongler entre les décisions économiques, politiques et diplomatiques, voire militaires lorsque plus aucune option alternative n'est disponible.
Profond dans ses mécanismes, Supreme Ruler : Cold War oblige à considérer plusieurs paramètres avant d'intenter toute action qui aura une répercussion à plus ou moins longue échéance. Imposant même à planifier des opérations parallèles pour pallier l'échec de l'une par l'autre.
S'il est toujours possible de choisir l'un des nombreux pays du globe, les deux campagnes disponibles sont axées sur les États-Unis d'Amérique et l'Union Soviétique. L'une des nouveautés étant l'apparition d'étoiles symbolisant les pays sous votre influence. De même qu'une carte redessinée qu'il est bien sûr toujours possible de zoomer afin de suivre l'évolution d'actions militaires.

Enfin, Operation Flasphoint, le simulateur d'infanterie grand public le plus abouti en circulation dans les années 2000 vient d'être renommé ArmA Cold War Assault depuis que Bohemia Software, la société Pragoise a repris ses droits d'auteur à Codemasters. Avec l'avantage pour les nouveaux adeptes de bénéficier du tout dernier correctif logiciel (patch).





Enfin, séquence retour en arrière, un très ancien logiciel sorti sur plusieurs supports phares des années 80 et simulant une percée soviétique en Allemagne par la fameuse trouée de Fulda : Battlefield Germany ou Bataille pour la RFA en version française édité par PSS qui fut un des fleurons de l'industrie de stratégie informatique (à qui nous devons aussi Theatre Europe traitant du même sujet sur un espace plus continentalisé et Annals of Rome faisant la part belle aux luttes acharnées entre la Rome antique et ses voisins). Battlefield Germany n'est d'ailleurs pas sans rappeler le fameux Fulda Gap '85 de chez HPS, bien que ce dernier soit autrement plus complet, et en corollaire pour un public averti.

Et Wikipédia fait décidément bien les choses puisqu'un article sur la trouée de Fulda est désormais disponible et clair, ce qui ne gâte rien. Idéal pour saisir ce que ce représentait ce passage si stratégique pour les stratèges de l'OTAN de cette époque.






Et en bonus, une cinématique digne de Red Dawn ou Aube Rouge :


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