vendredi 27 mai 2011

L'eG8 : des mots et des maux


Chers visiteurs,

Je ne vais guère m'étendre sur cette grand messe ayant réuni pour la première fois tous ensemble de grands noms du monde de l'Internet car le but n'est pas fondamentalement de relever ce qui fait partie d'une opération de communication de l'Elysée.
Non le plus essentiel à retenir sont les points suivants :

  • Internet est désormais un moyen de communication reconnu sur lequel il faut compter et qui ne saurait être lénifié à l'avenir. Il est aussi suffisamment craint par les régimes les plus divers, démocraties y comprises, pour qu'il ne soit pas à l'ordre du jour du eG8 : d'où un contre-forum organisé par la Quadrature du Net avec des acteurs de la société civile.
  • Il existe un consensus déjà établi entre plusieurs États pour réguler (d'autres diraient civiliser) le monde du net.
  • Le mot d'ordre du eG8 fut : "adaptons Internet à la propriété intellectuelle". Alors qu'il serait autrement plus logique que la propriété intellectuelle s'adapte à la révolution numérique : nous ne sommes plus au temps de Beaumarchais (qui serait bien peiné que son innovation soit désormais détournée pour justifier la censure, la deuxième mort de Figaro pourrait-on dire).
  • Qu'il y a un côté un peu Moyen-Âgeux où les acteurs du forum de cet eG8 ont au sortir de ce dernier apporté leurs doléances aux représentants du G8 se déroulant à Deauville.

  • Il y aurait tout lieu de se féliciter de ce rendez-vous si ce dernier n'avait pas été surtout une caisse de résonnance médiatique qui n'aura guère permis de mieux appréhender le bouleversement induit par Internet et sa grappe d'innovations ni même introduit l'Internet du futur mais simplement énoncé des mesures considérées unilatéralement comme annonciatrices d'un monde meilleur.

    Je ne puis m'empêcher de relever les deux meilleures citations de ce symposium relativement conformiste :
    Eric Schmidt, Président de Google : "Avant de chercher à légiférer, il faut se demander s'il n'y a pas des technologies qui existent pour résoudre les problèmes. Car la technologie va plus vite que les lois."
    Xavier Niel, responsable de Free : "La meilleure chose que les politiques font, c'est de ne rien faire".
    Merci Messieurs de nous avoir sauvé de l'ennui...

    En complément : l'eG8 vu de Suisse par la Tribune de Genève.

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