dimanche 6 mars 2011

Quand le soleil était un Dieu, Stara baśń: Kiedy słońce było bogiem


Une curiosité cinématographique en provenance de nos amis Polanes : Stara baśń: Kiedy słońce było bogiem, ou An Ancient Tale : when the sun was a God de Jerzy Hoffman.
Il est à ce titre navrant que l'édition Française se soit fourvoyée dans le titre : ainsi est-il écrit Fire and Sword, ce qui renvoie à l'oeuvre du grand dramaturge Polonais Henryk Sienkiewicz, Ogniem i mieczem, connue en France sous le nom de Par le fer et par le feu. Ce cafouillage est quelque peu préjudiciable dans le cadre d'une recherche en bonne et dûe forme, et témoigne de l'introduction à l'emporte-pièce sur le marché francophone de ce métrage Polonais qui mérite pourtant mieux que ce traitement.

Le sujet du film puise sa substance dans les origines légendaires des tribus slaves occidentales et du mythique roi Popiel, un tyran manipulé par sa maîtresse, esclave ayant su gagner le coeur de son maître. Cette dernière l'engagera à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer à son fils un avenir en tant que souverain .
Comme l'on peut déjà s'en douter, cette ambition folle sera parsemée de cadavres et de mesures impopulaires. Cette fable est d'autant plus passionnante à suivre qu'elle nous plonge dans l'ère pré-chrétienne de la Pologne et ses tribus. Et nous ramène dans un univers singulier aux rites parfois extrêmes (la fête d'Ivan Kupala dans le film étant très explicite), le tout sur fond d'histoire sentimentale qui parfois, à mon avis, alourdit quelque peu inutilement la trame (même si cela permet d'admirer l'envoûtante actrice Russe Marina Aleksandrova).

Les moyens offerts pour le tournage n'ont pas fait sombrer les scènes de ce dernier dans la démesure permise de nos jours par le numérique et rester ainsi dans ce que l'on peut conjecturer comme des affrontements d'époque (l'histoire étant censée se dérouler au IXème siècle) qui ne réunissaient pas des dizaines de milliers de combattants mais au contraire des formations plus modestes. L'on appréciera à ce titre le souci historique (autant que faire se peut avec le peu d'éléments nous étant parvenus relatif à cette période et zone géographique) quant à la reproduction du château royal. Non en pierre mais en bois, et ressemblant plus à un fortin qu'à une forteresse d'envergure.
Mention spéciale quant aux allusions erratiques liées au miel qui tenait une place éminente au sein des anciennes sociétés slaves.

Une heureuse surprise pour ce métrage original et plaisant à visionner jusqu'à son terme. Et pour ceux qui hésiteraient encore, sachez que le DVD est disponible à prix budget.

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