dimanche 30 mai 2010

Géopolitique de l'Eurovision


C'est désormais officiel, le vainqueur 2010 de la chanson Européenne est... une Allemande venant tout juste d'avoir 19 ans, Lena Meyer-Landrut. Avec 246 points, ce qui est une performance tout à fait honorable mais bien loin des 387 d'Alexandre Rybak, record absolu datant de l'année dernière.

Au delà de la victoire Allemande et de toutes les moqueries liées à la position de l'Allemagne comme créancière des pays votants à la gestion budgétaire douteuse, c'est aussi comme chaque année l'occasion de se pencher quelque peu sur ce grand jeu géopolitique qu'est l'Eurovision. Favorisé il est vrai par le vote par SMS du public comptant pour moitié du total des points du pays (l'autre moitié comptabilisée l'étant par un jury professionnel). Ce vote du public introduit très nettement un élément à prendre en compte : la projection de soi même et des autres à travers les médias. Et de ce fait une meilleure compréhension du pourquoi de notes sur-élevées ou sous-évaluées. A prendre aussi en compte, la forte proporton de minorités actives et par voie de fait motivées de voter pour leur pays d'origine (le fait de ne pas pouvoir voter pour le pays d'accueil résolvant tout dilemme de sentiment d'appartenance) : cet aspect pouvant intervenir dans une proportion très sensible en certains pays.

Car il est désormais une constance très claire depuis la chute de l'Union Soviétique et l'explosion du nombre de candidats dans les années 90 : la notation géopolitique.

Cas pratique 2010 (mais il est tout à fait possible de reprendre les résultats des années précédentes avec des analyses peu ou prou similaires) : la Grèce qui reçoit un grand nombre de points de l'Albanie (conciliation) et de Chypre (partition de l'île entre Turcs et Grecs) ; la Turquie de l'Azerbaïdjan (pays turcophone et allié stratégique), de la France et de l'Allemagne (fortes communautés dans ces pays) ; l'Allemagne, et c'est particulièrement symptomatique, des pays Scandinaves et Baltes qui ont voté massivement pour elle ; la Russie de l'Arménie (allié stratégique), de l'Estonie (conciliation après les troubles et les accusations de russophobie de ces dernières années), du Belarus (pays russophone et proche stratégiquement) ; l'Arménie de la Russie (allié stratégique comme déjà énoncé) et de la Géorgie (voisinage géographique et passé commun au sein de l'URSS) et enfin pour terminer car ce serait trop long de tout passer au peigne fin, de la Moldavie et de la Roumanie réciproquement (peuples roumanophones) avec une légère différence puisque la Moldavie se devant concilier la présence d'une importante minorité russophone en son territoire attribuera un nombre de points conséquents à la Russie.

Vivement l'édition 2011 à Berlin [MAJ : en réalité le choix fut porté sur Düsseldorf]... Ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle pour le pays en question qui devra débourser une rondelette somme pour l'organisation d'un tel évènement aux coûts exponentiels (24 millions d'euros pour cette année selon la compagnie publique Norvégienne de diffusion NRK).

Une contribution enrichissante sur le sujet (in english only) de la part d'Ivanna Pinyak une journaliste Ukrainienne spécialiste des médias contemporains "So Eurovision" que je vous invite à lire quant à la perception de la chanson Européenne à travers ce grand messe musical annuel.



/!\Clliquez sur le tableau pour avoir une meilleure visibilité / Please click on the picture to enlarge it/!\

jeudi 27 mai 2010

Cybercommands en vue



Un focus sur l'accélération de l'intérêt pour la cybersphère des différentes armes de la nation Américaine à travers l'article d'un allié, Pour convaincre la vérité ne peut suffire, intitulé Les "cybercommand" américains montent en puissance.

Ce qui est étonnant n'est non pas leur mise en place et officialisation mais la latence des autorités responsables quant à leur tardive édification.

mercredi 26 mai 2010

Le Bélarus, le plaisir de la découverte

Chers visiteurs,

Voici un plaidoyer en faveur d'un pays particulièrement méconnu mais ne manquant ni de charme ni de potentialités : la Biélorussie. Orthographiée aussi Bélarus, autre dénomination ayant une saveur toute particulière et ramenant aux temps des Dregovitch, des Krivitch et des Radimitch.

Un pays agricole néanmoins tourné vers les nouvelles technologies, comme l'atteste l'érection du High-Tech Park situé à la périphérie de Minsk. Car la Biélorussie a su conserver l'excellence en ingénierie héritée de l'Union Soviétique. Et ce n'est certainement pas Cédric Mangaud d'Abaxia (société en pointe dans les solutions logicielles pour téléphonie mobile) qui s'en plaindra.


Article paru sur Agoravox le 2 octobre 2009

Souvent décriée comme étant la dernière dictature d’Europe par un remarquable procédé marketing concocté d’outre-atlantique et repris sans ciller par les instances Européennes, la Biélorussie est au contraire une terre verte et riante à la population paisible.
L’on s’imagine à tort entrer dans un pays musée du soviétisme et l’on en ressort charmé à la fois par l’image d’un pays fort bien entretenu conciliant l’héritage du passé comme les promesses de l’avenir le tout au sein d’une population au contact chaleureux. Bienvenue dans un pays maltraité par les médias occidentaux mais regorgeant de richesses insoupçonnées.

La Biélorussie, pays des Russes blancs
 
Indépendante depuis le 25 août 1991 à la suite de l’effondrement de l’Union Soviétique, la Biélorussie a tenté à l’instar d’autres anciennes républiques de cet ensemble de trouver sa voie propre. Et partant de là, revisita son Histoire pour en tirer les figures et évènements historiques les plus marquants.
 
En premier lieu, le terme de Biélorussie, ou Russie Blanche, ne doit aucunement prêter à confusion : la pigmentation de cette population d’origine slave n’est guère moins prononcée sur cette terre qu’en d’autres pays limitrophes, le terme de blanche signifiant en réalité libre.

De quelle liberté s’agit-il ? Tout simplement de celle qui lui valut d’échapper aux dures conditions du joug tataro-mongol des principautés Russes ayant succombé à l’invasion de Batu Khan, le petit-fils de Genghis Khan, entre 1237 et 1241 [1].
 
Cette mise à l’écart des tourments de l’administration et répression Mongoles n’allait toutefois pas l’empêcher de passer sous l’emprise d’une puissance régionale en plein essor sous le grand Duc Mindaugas : la Lituanie. Destin qu’elle partagera jusqu’en 1773, date du premier partage du grand ensemble Polono-Lituanien (ou Rzeczpospolita) [2]. Dès lors, son existence fut placée sous la férule des Tsars successifs puis sous la botte Soviétique.
 
Toutes ces présences consécutives laissèrent à la Biélorussie une empreinte des plus singulières, la destinant à faire d’elle un pays au confluent des civilisations de l’Europe Orientale.
 
Normalisation avec l’Ouest, stabilisation à l’Est : la Biélorussie comme pont géopolitique
 
Si l’indépendance fut rapidement accompagnée par une attention des plus bienveillantes de la part des pays occidentaux, et notoirement lorsque Stanislaw Chouchkievitch fut élu comme Président, les relations en revanche se dégradèrent rapidement avec l’avènement d’Alexandre Loukachenko. Pourtant ce dernier avait été élu selon un programme très clair et bénéficia du rejet par la majorité de la population d’une "démocratisation" n’ayant apporté que corruption, désordre et paupérisation. Une fois installé à la magistrature suprême, Loukachenko prit les mesures ad hoc pour éviter à son pays le sort de sa voisine Russe, alors mise en coupe réglée par la cohorte d’experts occidentaux et autres oligarques au chevet d’un Eltsine impotent. Si les méthodes politiques du Président peuvent être contestables, son bilan économique et social lui est particulièrement favorable, expliquant une popularité durable.
 
Ce furent les Etats-Unis qui montrèrent comme souvent la voie aux Européens en stigmatisant cette ancienne république Soviétique de dernière dictature d’Europe par la voix de la pasionaria néo-cons Condoleezza Rice. Très suiveurs comme peu avisés, les hiérarques Européens (fort discrets sur les propres tares de leur régime, moins visibles bien que réelles) pointèrent du doigt la Biélorussie en lui interdisant toute tribune internationale, y compris au Conseil de l’Europe pendant que les Etats-Unis allaient bloquer l’ensemble des comptes de responsables politiques et de firmes Biélorusses. Tout en promulguant en 2004 le fameux Belarus Democracy Act, mesure destinée à prodiguer les moyens matériels et financiers nécessaires à toute organisation politique ou non-gouvernementale opposée au pouvoir en place.
 
Le résultat d’une telle politique étrangère ? Un resserrement du peuple Biélorusse autour de son responsable (surnommé batska, le chef du clan en langue biélorusse), au point de l’élire à deux nouvelles reprises, faisant de lui le plus ancien Président en poste continu au sein d’un Etat de l’ex-Union Soviétique, non sans provoquer le renforcement des liens entre Minsk et Moscou.
 
Jusqu’au jour où conscients que ni les pressions ni l’obstruction de toute visibilité du pays sur la scène internationale n’avaient les effets escomptés, les Occidentaux décidèrent de procéder autrement en levant progressivement les barrières [3], non sans une once de cynisme politique en tentant de détacher la Biélorussie de l’orbite de sa voisine Russe. L’on ne peut à ce sujet manquer de saluer tout le formidable talent d’équilibriste de Loukachenko qui sut tenir jusqu’alors son pays en dehors des affres de la libéralisation post-soviétique que connut la Russie tout en évitant son absorption par cette dernière [4], encore que le projet d’union Russie-Biélorussie demeure à l’ordre du jour et devrait déboucher dans un premier temps sur une monnaie unique. Pour l’heure, le pragmatisme est aux commandes et c’est l’union douanière Biélorussie – Russie – Kazakhstan qui est en phase de préparation à l’orée 2010.
 
La Biélorussie, terre d’humanistes, de poètes et de héros
 
En raison de son passé tiraillé entre Russie, Pologne et Lituanie, la Biélorussie offre un paysage culturel fort varié en ayant donné naissance à nombre de personnalités ayant marqué leur époque.
 
Citons par exemple le poète national Polonais Adam Mickewicz (1798 - 1855), né à Novogrudok (Nowogródek en Polonais) : personne ne s’étonnera dès lors qu’une statue orne la grand place de cette localité. Ou encore le héros Tadeusz Kosciuszko (1746 - 1817) natif de Mereczowszczyzna (actuellement Kossava) qui est considéré comme le Lafayette Polonais pour avoir combattu sur les deux continents avec une égale valeur.
 
Difficile aussi de passer sous silence Marc Chagall (1887 - 1985), l’artiste étant originaire de Vitebsk.
 
En dehors de ces grandes figures internationales cohabitent d’autres célébrités nationales, à commencer par le grand humaniste Frantsisk Skarina (1490 - 1551) qui fut le premier à traduire la Bible en langue vernaculaire, soit le Biélorusse, grâce à la première imprimerie installée par ses soins dans le pays (à l’époque, le Grand Duché de Lituanie).
 
Yanka Kupala (1882 - 1942) est un autre de ces remarquables écrivains Biélorusses dont la particularité, outre une prose talentueuse, était de savoir écrire le Polonais comme le Biélorusse.
 
Et pour finir concernant cette galerie, n’omettons pas l’Alexandre Dumas Biélorusse originaire d’Orsha, à savoir Uladzimir Karatkievitch (1930 - 1984).
 
Plus récemment, l’auteur-compositeur-interprète Alexandre Rybak [5], lui aussi d’origine Biélorusse bien que représentant la Norvège, sut charmer l’ensemble des spectateurs mélomanes du dernier Eurovision avec une composition aux sonorités très proches de son pays d’origine, lui permettant de faire exploser les compteurs en établissant un nouveau record de points engrangés.
 
Biélorussie 2009 : nature, architecture et culture
 
En cette contrée, le vert des forêts et le bleu des lacs sont des teintes omniprésentes. Quoi de plus naturel lorsque l’on sait que la dernière forêt primitive d’Europe, Belavezhskaya Pushcha, abritant les derniers bisons d’Europe se trouve en Biélorussie et est inscrite par l’UNESCO sur la liste de l’héritage mondial ? S’y ajoutent près de 4 000 lacs, dont le plus grand d’une superficie de 80 km², le lac Narach. Un tiers du pays restant la propriété des espaces sylvestres. Sans oublier bien sûr les fameux marais du Pripiet ou de Pinsk, cet immense espace fangeux est un écosystème à lui tout seul.
 
Pour les amoureux du gothique flamboyant, le château de Mir (début du XVIème siècle) offre une vision détonante en cette marche Russe, peu coutumière de ce type de construction propre au génie architectural de la fin du Moyen-Âge. Unique en son genre, l’édifice a été en grande partie restaurée et offre aux visiteurs une vision des plus flatteuses à leurs rétines.
 
Minsk quant à elle dévoile un ensemble urbain typique du style Stalinien (visible en quelques endroits de Moscou) avec des bâtiments aux façades empesées dans un registre néo-classique, le tout bordant de larges avenues. L’appréciation de cette unité architecturale est laissée au goût de chacun. Pour autant, la diversité des tons pastel des bâtiments et la présence de plusieurs espaces verts aménagés et fort sérieusement entretenus au centre ville empêche toute sensation d’étouffement par la grisaille. Il est indispensable de souligner que Minsk est une ville ayant énormément souffert des combats pendant la Seconde Guerre Mondiale puisque près de 90% de ses bâtiments ne furent plus que ruines au sortir de cette épreuve.
 
Dernier point, signalons l’érection de la bibliothèque nationale (ouverte au public en 2006) comme oeuvre contemporaine destinée non seulement à centraliser toutes les archives ayant trait à la culture Biélorusse, mais aussi à promouvoir les nouvelles technologies en son sein. Mention spéciale à son illumination en pleine nuit, lui donnant l’aspect d’un véritable arbre de noël. Est aussi offerte la possibilité d’observer le panorama de Minsk en se hissant à son sommet moyennant l’acquittement pécuniaire d’un droit d’accès.
 
Afin de conclure, n’oublions pas non plus ses habitants en saluant leur hospitalité comme leur serviabilité. La rudesse campagnarde elle-même ne se déparant pas d’une volonté de prodiguer l’aide nécessaire au visiteur de passage. De même que leur souci d’embellir le moindre village, où il demeure bien difficile d’y trouver des habitations en délabrement avancé, celles-ci arborant au contraire et le plus souvent d’omniprésentes compositions florales accolées à des extérieurs en bois chamarrés.
 
Les rues des principales villes du pays étant, elles, irradiées par la grâce féminine, créatures à la coquetterie rarement égalée en Occident dont les sourires charmeurs ne peuvent qu’ébranler le plus endurci des hommes. Les jeunes hommes quant à eux n’hésitant pas à faire acte de cette galanterie désormais désuette en nos contrées car outre les sempiternelles fleurs à destination de l’être adoré, ceux-ci tiennent à sceller leur union sentimentale par des cadenas aux tendres motifs gravés à leur surface pour être apposés sur les ferronneries des ponts et monuments symboliques parsemant la capitale.
 
Et si vous avez le tact suffisant pour être invité au sein d’une famille Biélorusse, ne manquez pas de goûter leur kvas local, boisson légèrement alcoolisée à base de pain noir fermenté, ainsi que leurs délicieux draniki, beignets de pomme de terre aux oignons.
 
Trop succinct article me reprocheront d’emblée ceux qui désireraient en connaître davantage, alors je ne peux que dès lors les encourager à le compléter par eux mêmes et découvrir ce faisant les innombrables richesses constellant ce pays qui ne mérite aucunement l’ostracisme dont il est encore victime par les médias. Le courage, l’abnégation et la curiosité seront les meilleurs ingrédients pour se rendre en cette terre qui vous rendra au centuple les efforts consentis préalablement. La Biélorussie vous attend...
 

Site du tourisme officiel en langues Anglaise, Russe et Biélorusse

 

[1] Date à laquelle les hordes Mongoles infligeront à la chevalerie Polonaise assistée de contingents Germaniques et Francs une cuisante défaite à Legnica avant de défaire les forces Hongroises à la bataille de Mohi. La mort d’Ögödei, le Khan suprême, brisera l’élan de conquête des Mongols vers l’Europe qui reflueront sur la Volga en attendant l’élection d’un nouveau Khan.
[2] Union effective depuis le traité de Lublin en 1569 entre les deux pays.
[3] Le 7 mai 2009, l’Union Européenne a proposé un partenariat oriental à divers pays de l’ex-Union Soviétique, Biélorussie incluse, ce qui fut considéré comme un signal clair de normalisation des relations diplomatiques. Le 29 mai 2009, le Conseil de l’Europe a annoncé pour sa part accorder à la Biélorussie le statut d’invité spécial à l’Assemblée Parlementaire, rompant de la sorte sa politique d’exclusion systématique des officiels Biélorusses.
[4] Des frictions ne purent cependant être évitées, telles une crise du gaz pendant l’hiver 2006 et une crise du lait durant l’été 2009.
[5] Voir à ce sujet son entretien avec le magazine Premiere où le jeune prodige sait rester humble sans se départir d’un certain recul vis à vis de la célèbrité et de l’Eurovision.

dimanche 23 mai 2010

Colloque international : La dimension historique de la peine, origine et projections en Europe du code pénal de 1810


Chers visiteurs,

Permettez-moi de vous signifier la tenue d'un colloque international à la faculté de Droit de l'Université de Strasbourg les 27 et 28 mai. J'y interviendrai en tant que juriste spécialiste en droit des nouvelles technologies de l'information et de la communication, en relevant les enjeux contemporains du cyberespace. Sans rien dévoiler à l'avance, je reviendrai sur l'une des notes produites au sein de ce blogue et qui est symptomatique de la pression exercées par les nouvelles technologies sur les législations nationales. 
Intitulé de mon intervention : la peine à l'âge du numérique / penalty in the digital age / наказание за цифровую эпоху

Le programme du colloque et la liste des participants : ICI

vendredi 21 mai 2010

AGS et ses alliés, une valeur montante



C'est une très bonne nouvelle pour Alliance GéoStratégique et tous ses alliés que de prendre connaissance du classement de la rubrique international (à la demande de JGP du blog Mon Blog Défense relaté ICI dans un de ses billets).

Qu'y découvre-t-on?
Tout d'abord qu'AGS en lui même se place à la 3ème place! Belle performance...
Suivi de très près par Mon Blog Défense qui le mérite bien. Ensuite à la 8ème place, l'incontournable fruit d'un stakhanovisme intellectuel, EGEA.
Séparé ensuite de l'allié suivant par un blogue sur la Chine, c'est à dire la 10ème place revenant à Pour convaincre, la vérité ne peut suffire.
Marqué à la culotte par la technostratégie au mieux de sa forme avec Electrosphère.
Honneur aux dames avec Good Morning Afrika à la 17ème place.
Et entrée dans le Top 20 pour Cyberstratégie Est-Ouest!

J'ai une pensée toute particulière pour l'occupant de la 25ème place qui n'est certes pas un allié mais mérite tout de même un coup de chapeau pour l'animation de son espace de réflexion, je veux parler de Ice Station Zebra.

Mes meilleures amitiés aussi aux autres alliés Nihil novi sub sole et de Mars attaque qui se positionnent très bien pour gravir des marches à brève échéance.

Que retenir de ce panorama succinct? Que la qualité paye, et que l'union fait la force. Tout en ajoutant la très forte présence des thématiques liées à l'Empire du Milieu dans le Top 60...

mardi 18 mai 2010

Medvedev et ses siviliki


Il a fallu près de deux ans à certains journaux francophones pour se rendre compte que Dmitri Medvedev n'était pas un gouvernant fantôche, disposant même de ses propres vues sur l'administration du pays. A travers notoirement ses siviliki (en opposition aux siloviki, les représentants des forces de l'ordre alors placées en nombre sous les mandats successifs de Vladimir Poutine) dont le fameux Nikita Belykh placé désormais à la tête de la région de Kirov. Homme d'affaires entré par la porte de la politique dans une formation concurrente de Russie Unie (le parti soutenant le gouvernement actuel), il accepta l'offre de Medvedev pour reprendre en main cette région : un choix tout autant courageux comme éminemment matois du chef de l'Etat. Un exemple parmi quelques autres symbolique du caractère propre de Medvedev : homme ouvert sur les nouvelles technologies et le monde civil. Détail supplémentaire loin d'être anodin : le nouveau gouverneur s'est rompu très rapidement au blogging pour faire état de ses travaux, un autre élément de convergence avec le Président tant ce dernier est convaincu de la nécessité que les responsables politiques se saisissent des nouveaux outils de communication.

Le présent article de l'Express a au moins le mérite de donner une vision un peu plus juste du dirigeant Russe. Il est néanmoins regrettable que le magazine se sente obligé de l'opposer à son prédécesseur, car s'il est évident que les deux hommes sont de caractère différent, les situations ne sauraient être comparables. Car si l'un peut désormais initier les réformes d'aujourd'hui, il le doit aux actions de restauration de l'ordre de son ami et protecteur sans lequel il ne serait pas à sa place à ce jour. Ce qui ne l'empêche pas de prendre la mesure des changements nécessaires et d'oeuvrer pour assurer une sérénité pérenne à la Fédération de Russie selon sa propre perception des évènements suivies de solutions jugées idoines. Tant le Premier Ministre Poutine que le Président Medvedev sont conscients qu'une mésente au plus haut sommet de l'Etat replongerait la Russie dans un marasme dont elle eut peine à sortir voici dix ans.

Extrait choisi :
Ce diagnostic s'est traduit, voilà quelques semaines, par une grosse colère de Medvedev devant un grand patron. Lors d'une réunion consacrée à la modernisation de l'économie, le président s'en prend à Sergueï Chemezov, un proche de Vladimir Poutine qui dirige le conglomérat public Rostekhnologuïï.

A ce dernier qui lui présente la fabrication d'ampoules à diodes électroluminescentes comme une innovation technologique, le président réplique sèchement: "Ces ampoules, c'est bien que nous nous mettions à les produire. Nous devons le faire, car nous avons renoncé aux lampes incandescentes. Mais ce ne sont pas des innovations!" Le dirigeant du conglomérat tente de se défendre: "Je voudrais apporter des explications à votre réplique." Réponse de Medvedev: "Ce n'est pas la peine! Ceci n'est pas une réplique, mais un verdict. C'est vous qui formulez des répliques. Tout ce que je dis reste gravé dans le marbre." Ambiance...


L'article intégral paru dans L'Express

samedi 15 mai 2010

La Russie prépare la drone de guerre


Article paru sur Alliance GéoStratégique le 8 février 2010

Les conflits armés sont toujours une mise à l’épreuve de la logistique et de la volonté des belligérants. Au-delà de cette lapalissade, le récent conflit entre les forces russes et géorgiennes aura mis en exergue le manque criant de drones (беспилотный летательный аппарат – БПЛА - en russe) de qualité au sein de l’armée russe dans le cadre d’un conflit moderne.

Plus d’un an après ce test grandeur nature, qu’en est-il de ce secteur désormais stratégique et annonciateur des prochaines guerres cybernétiques ? .

Sur la question d’une prévisible croissance irrésistible des drones de combat au sein des métier de la guerre qui nécessiterait à lui seul un développement circonstancié; je vous prie de vous référer aux articles Du cockpit au joystick de Charles Bwele et Danse avec les drones de Philippe Leymarie.

Les Russes ont hérité de l’Union Soviétique un savoir-faire reconnu dans le domaine de l’astronautique [1] comme de l’aéronautique, ré-entretenu après une crise singulière dans les années 90 pour cause de coupes budgétaires drastiques et de départs d’ingénieurs et de chercheurs qualifiés. Seulement si la remise à niveau technologique des appareils existants comme l’introduction de nouvelles générations d’aéronefs percent le jour [2], le secteur des drones demeure largement à la peine.

Ayant clairement pris conscience de leur déficience en la matière et comprenant qu’il y avait là une donne à ne pas sous-estimer pour les prochaines décennies lors d’un conflit d’intensité plus soutenu qu’en Géorgie [3], les autorités militaires comme civiles décidèrent d’accélérer la réflexion sur le sujet. Il en ressortit une double option : renforcer la R&D et la production d'équipements locaux; envisager l’acquisition d’exemplaires étrangers prioritairement israéliens, et ce, en dépit de la mauvaise humeur du Kremlin concernant le partenariat israélo-géorgien mis au grand jour durant l'été 2008.

Passée une certaine euphorie et les déclarations enthousiastes, le général Alexandre Zeline, commandant en chef de l'Armée de l'air Russe, détonna en novembre dernier lorsqu'il annonça clairement qu'il n’était pour l’heure aucunement question de s’équiper en modèles russes tant leurs capacités restaient largement inférieures aux demandes de l’état-major [4]. Tout en réitérant sa volonté de bénéficier de la technologie israëlienne. Intentions déjà mises à exécution par la confirmation d'achat d'une douzaine d'appareils de la compagnie IAI. Et comme pour mieux appuyer le propos, le service de la sécurité intérieure (FSB) a manifesté pour sa part et en ce début d'année son intention de se munir de tels appareils étrangers pour protéger les frontières de la Fédération.

Cela est d’autant plus surprenant que le Dozor-3 (Дозор-3), fruit d’une collaboration entre les sociétés Tranzas (Транзас) et R.E.T. Kronstadt (Р.Е.Т. Кронштадт), avait recueilli de très bonnes critiques par les spécialistes lors du salon de l’aéronautique moscovite MAKS quelques mois auparavant. En outre cet appareil employait le système GLONASS pour son orientation et la géolocalisation de ses cibles, le rendant indépendant du système américain GPS. En revanche, il est plausible que les échecs de l'Irkout-10 (Иркут-10) ou de l'Aïst (Аист) ont terni la volonté première des officiels de favoriser le marché domestique, bien que l'on puisse faire confiance aux ingénieurs Russes pour trouver les solutions aux problèmes décelés, car rappelons utilement que la Russie avance à marche forcée dans ce secteur qu'elle avait délaissé suite à l'effondrement de l'Union Soviétique [5].

En dépit de cette rebuffade et défiance, les efforts se poursuivent néanmoins et 2010 pourrait bien voir accoucher le drone prodigue tant attendu par les officiels civils et militaires russes. Pour l'heure, les récents exercices Kavkaz 2009 et Zapad 2009 auront vu l'emploi pour la première fois de drones durant les opérations et l'annonce de la création prochaine d'un centre de formation des opérateurs de drones fin novembre 2009 attestant que la ligne a été tracée et que les efforts se poursuivront en ce sens.

Pour information et en complément du présent article, je tiens à signaler l'excellent site Russe suivant : UAV.


[1] A ce titre, l’Union Soviétique en sus d’avoir lancé le premier satellite puis homme dans l’espace, fut très proche de réussir le premier alunissage de l’espèce humaine, Luna 15 / Луна-15 (le programme concurrent N1-L3 fut une succession d’échecs techniques ou au mieux de demi-succès et par conséquent abandonné) eut en effet la lourde tâche de concurrencer et prendre de vitesse la mission Apollo 11. Si l’on connaît la fin de cette histoire remportée par l’équipage Américain, en revanche il serait erroné de prétendre que les Soviétiques se sont désintéressés de la conquête de la Lune, ne serait-ce que pour des questions de prestige mondial.
[2] On pensera notamment au dévoilement du chasseur expérimental de cinquième génération T-50.
[3] Les forces Géorgiennes furent équipées et entraînées en partie par Israël qui fournit un matériel et un savoir-faire de qualité. Parmi ces apports, des drones de reconnaissance dont on connaît l’excellence en ce domaine de la firme Elbit Systems (ce fut ses appareils Hermes 450 qui oeuvrèrent sur la ligne de front), sans pour autant passer sous silence ses concurrentes IAI (Israel Aerospace Industries) et (ADS) Aeronautics Défense Systems.
[5] Le Lavochkin LA-17 fut la première véritable tentative des Soviétiques d'aboutir à une nouvelle arme volante sans pilote, les premiers vols étant datés de 1953 et la production en série lancée en 1956.

mercredi 12 mai 2010

Après les abeilles, les hommes ?

Chers visiteurs,

Grand amateur de miel et d'hydromel, je ne pouvais qu'être sensibilisé au devenir de ces insectes mellifères, les apidés, ou plus communément appelés les abeilles...

Je vous invite à prendre connaissance de leur présent préoccupant et de leur futur guère réjouissant.

Bonne lecture.
Article publié sur Agoravox le 21 septembre 2009

« L’homme n’était pas destiné à faire partie d’un troupeau comme un animal domestique, mais d’une ruche comme les abeilles » écrivit un Emmanuel Kant admiratif devant le caractère industrieux et social de cet insecte qui ne cesse de fasciner les hommes. Ces derniers étant aussi trop heureux de pouvoir se délecter du fruit doré de son labeur. Cela fut ainsi depuis que l’homme apprit à s’approprier ce que la nature pouvait lui offrir de  meilleur, exploitation qui par son avidité et son altération va le mener à moyen et long terme à le priver d’une situation qu’il pensait éternelle.

L’abeille attaquée sur tous les fronts

Car ce sympathique apidé vit des moments troubles et sombres pour son existence. Souffrant à la fois de menaces provenant de la main de mère nature comme de celle de l’homme, sa capacité de résistance depuis des millions d’années risquant d’être battue en brèche par la violence et l’ampleur de celles-ci.

Les chiffres sont dramatiquement effarants : en 10 ans, de 1995 à 2005, la production nationale de produits issus de l’apiculture a chuté de 30% obligeant 15 000 apiculteurs à cesser leur activité. Ces chiffres d’un écroulement vertigineux de l’activité apicole sont répertoriés sur tous les continents [1] et témoignent d’un bouleversement réel de l’environnement des abeilles.
La typologie desdites menaces est la suivante :

  • la varroase produite par un acarien, le varroa destructor

  • les prédateurs nouveaux comme l’espèce invasive du frelon asiatique importé en France par exemple

  • les pesticides et insecticides

  • l’uniformisation des cultures affaiblissant la biodiversité ainsi que l’ensilage à grande échelle

  • transhumances répétées des ruches

La question des organismes génétiquement modifiés est aussi posée et nécessite des études complémentaires.

Y a le feu à la ruche

Certains seraient enclins à se poser la question de savoir en quoi le fait d’être privé de miel pour ses tartines serait catastrophique pour l’Homme, d’autant que ce dernier a aussi à redouter leur dard ?

Tout simplement parce que l’abeille a une place déterminante au sein de l’agencement naturel de l’écosystème par le procédé dit de pollinisation. Le transport du pollen par ces insectes voyageurs participant en effet à la fécondation des fleurs, fruits et légumes (selon les chiffres avancés de façon récurrente cela concernerait 70% des cultures !).

Un monde sans abeilles nous condamnerait à terme à un monde maintenu artificiellement en vie avec des efforts colossaux (la Chine est déjà confrontée à ce problème massif, l’obligeant à recourir à la pollinisation manuelle). Il sonnerait surtout le glas d’un environnement sain comme varié. En somme le déclin des abeilles précèderait celui des hommes.

Res, non verba

Du 15 au 20 septembre vient de tenir à Montpellier le salon Apimondia (avec le slogan sonnant fort juste de « L’abeille sentinelle de l’environnement ») réunissant non seulement des acteurs professionnels du secteur de l’apiculture mais aussi et surtout des chercheurs de tous les continents appelés à la rescousse au chevet d’une abeille bien mal en point. Les premières conclusions qui se dégagent ne sont aucunement réjouissantes car le phénomène apparaît bien planétaire, et si l’on s’oriente vers une multiplicité des facteurs, l’intervention néfaste de l’Homme est attestée parmi celles-ci.

Il est indispensable de forcer les pouvoirs publics à prendre en charge ce dossier de première urgence car si les effets immédiats ne sont pas visibles, à long terme ils risquent de devenir irréversibles pour la biodiversité et le rendement des récoltes nécessaires à l’espèce humaine. Les politiques, plus souvent proches des frelons improductifs que des abeilles industrieuses peuvent encore prouver avoir une relative efficacité sur les affaires de leur temps en répondant positivement aux mesures préconisées pour sauver ce qui peut encore l’être.


[1] Article du Monde en date du 18/09/2009 :

Aux Etats-Unis, le taux de pertes a atteint 30 % à la sortie de l’hiver dernier. Le Canada a également perdu quasiment un tiers de ses populations d’abeilles. En Europe, les chiffres varient entre - 10 % et - 30 %. En France, l’enquête effectuée par le Centre national de développement apicole (CNDA) devrait aboutir à un chiffre compris entre 20 % et 25 %. Au Moyen-Orient, les mortalités atteignaient, en 2008, environ 20 % du cheptel en Jordanie et au Liban, et allaient de 22 % à 80 % selon les régions étudiées en Syrie et en Irak. Des surmortalités ont également eu lieu au Japon, en Argentine et au Brésil, mais elles n’ont pas été quantifiées.



Crédit photo : Photobscure

lundi 10 mai 2010

Toute la Hanse en images


Curiosité du net comme il en existe dans ses replis les mieux cachés, voici un site des plus originaux et didactique puisqu'il propose de faire le tour de l'ancien réseau commercial de l'Europe du Nord à travers... des cartes postales...
Une manière somme toute agréable et incitative au voyage permettant de se remémorer combien cette alliance a façonné la richesse de nombreuses villes de cette zone géographique avant que la fermeture du comptoir de Novgorod par Moscou puis celui de Londres par protectionnisme n'amorce son déclin irréversible.

En complément, n'hésitez pas à lire (ou à relire) ma note sur Klaus Störtebecker qui se révéla être l'une des pires nuisances à laquelle La Hanse à sa grande époque eut à faire face.

Hansestadt

Pour les férus de simulation économique sur PC, il existe une possibilité de se replonger virtuellement dans le faste des grandes compagnies du nord de l'Europe à travers Patrician III: Rise of the Hanse. Un ludiciel très sobre (ne cherchez pas la fioriture graphique ou sonore) mais particulièrement poussé dans ses mécanismes de jeu et développé par Ascaron, une société Allemande (ce qui ne s'invente pas). Attention, simulation éminemment sérieuse, réservée à ceux qui n'ont pas peur d'affronter des tableaux de chiffres à longueur de jeu.



Et si l'envie vous prenait de vous replonger de manière plus conventionnelle et littéraire au sein de cette épopée des réseaux marchands sillonnant l'Europe médiévale, alors je ne saurais que trop vous conseiller ce monumental ouvrage de Jean Favier : De l'or et des épices : naissance de l'homme d'affaires au Moyen-Âge.



Enfin, sachez que la Hanse n'est pas morte, ressuscitée au contraire dans les années 80 et ayant bénéficié d'un regain d'intérêt consécutif à l'effondrement de l'Union Soviétique. En 2009 eurent lieu les jours hanséatiques à Veliky Novgorod, et en 2010 ces derniers se dérouleront à Pärnu/Pernau en Estonie.
Le site officiel de la nouvelle Hanse (versions Allemande/Anglaise)

jeudi 6 mai 2010

Facebook prend encore plus l'accent Russe


Lors d'un précédent billet, je vous avais fait mention de la stratégie d'acquisition du fond d'investissement dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication qu'était DST (Digital Sky Technologies).

Il semblerait que désormais la seconde vitesse soit enclenchée puisqu'il a été annoncé que DST posséderait désormais 10% des actions de la société Américaine Facebook. Une annonce qui tombe de façon on ne peut plus opportune pour l'acquéreur de ces parts au moment où son CEO, Mark Zuckerberg, a annoncé récemment les grandes lignes de son prochain modèle économique lié à l'emploi du plus populaire des sites communautaires. Suite à cette décision somme toute dans la droite ligne de son investissement récent, l'on ne peut prétendre qu'au sein de DST il n'y ait pas de volonté stratégique claire, et qu'il ne se donne pas les moyens de parvenir à une place de choix dans l'actionnariat minoritaire.

Précisons que DST s'était il y a quelques jours rappelé à la mémoire des acteurs du numérique en acquérant la société de messagerie instantanée ICQ, laissant sur la table des négociations 187,5 millions de dollars.

Si ICQ a clairement marqué le pas ces dernières années (bien qu'ayant été dès son lancement en 1996 le logiciel ayant le plus démocratisé les échanges instantanés en les simplifiant par rapport à l'IRC, Internet Relay Chat), son passage dans le giron Russe n'est pas de même nature que celui de Facebook qui est, elle, une compagnie en plein essor. Cependant le point commun entre ces deux publicités tient au symbole laissé dans les esprits que la Russie a les moyens et la volonté de prendre pied dans l'univers des nouvelles technologies.

lundi 3 mai 2010

Le Choc des Titans en version Flash



Entre la société éditrice de logiciels professionnels Adobe (connu notamment pour Acrobat Reader, Dreamweaver et Photoshop) et la société de matériel informatique Apple, le torchon brûle. Il faut avouer que Steve Jobs n'a pas hésité à l'imbiber d'essence et à y mettre le feu en premier lors de son discours prononcé en avril dernier. N'hésitant pas à se faire particulièrement comminatoire : Adobe has characterized our decision as being primarily business driven – they say we want to protect our App Store – but in reality it is based on technology issues. Adobe claims that we are a closed system, and that Flash is open, but in fact the opposite is true... Besides the fact that Flash is closed and proprietary, has major technical drawbacks, and doesn’t support touch based devices, there is an even more important reason we do not allow Flash on iPhones, iPods and iPads. We have discussed the downsides of using Flash to play video and interactive content from websites, but Adobe also wants developers to adopt Flash to create apps that run on our mobile devices... Flash was created during the PC era – for PCs and mice. Flash is a successful business for Adobe, and we can understand why they want to push it beyond PCs. But the mobile era is about low power devices, touch interfaces and open web standards – all areas where Flash falls short.

Steve Job d'énumérer les raisons de ne pas introduire la technologie Flash dans ses produits au grand désespoir de ses clients (ceux qui avaient envisagé l'achat de l'iPad ayant été refroidi par l'absence de celle-ci): 1) l'absence d'un format ouvert 2) l'accessibilité sur la toile d'un autre format de même qualité et libre 3) la sécurité et la performance des applications 4) l'autonomie de la batterie 5) l'évolution vers les écrans tactiles 6) un frein à l'innovation en encourageant un outil tiers multi plate-forme.

La réaction d'Adobe ne s'étant pas faite attendre, ses autorités légitimement courroucées par une telle déclamation du patron de la pomme, et d'annoncer dans la roue de celle-ci qu'ils oeuvreront à marche redoublée pour le système d'exploitation Android mis en avant par... Google! Une décision éminemment comminatoire consistant à se rapprocher de la société née de la toile désireuse de bousculer Apple sur le terrain des smartphones avec son Nexus One bien accueilli par la critique.

Tout est en place pour un Choc des Titans numériques.