jeudi 5 août 2010

Réconciliation polono-russe en cours sur fond d'embrasement


Comme je l'avais signifié voici quelques mois, nous assistons à un rapprochement de plus en plus significatif entre les autorités Polonaises et Russes. Outre les manifestations d'amitié et gestes de conciliation depuis ce que l'on appelle la malédiction de Katyn, deux évènements ont accentué cette tendance géopolitique : l'élection présidentielle qui a conduit le Président intérimaire à être reconduit à ce poste pour cinq ans, Bronisław Komorowski, un libéral plus ouvert quant aux relations à entretenir avec le voisin Russe et la tragique canicule [1] que subit la Russie en ce moment même avec la main tendue du Premier Ministre Donald Tusk prêt à apporter toute l'assistance nécessaire pour contribuer à résorber cette catastrophe.

Il apparaît clairement qu'une page est souhaitée être tournée des deux côtés de la frontière (n'oublions pas que Pologne et Russie ont une démarcation commune du fait de l'enclave de Kaliningrad) : les signes se poursuivent. Seul bémol : la pression très forte de la part des Etats-Unis sur le gouvernement Polonais, aboutissant à l'établissement d'une base Américaine à Morąg et l'établissement de missiles Patriot (sol-air) puis SM-3 (mer-air) prochainement.

[1] 40° annoncés ces prochains jours après le record absolu de 38,2° battu le 29 juillet dernier, le tout compliqué par des feux de forêt d'importance (on évoque près de 172 000 hectares quant à leur superficie) ayant déjà causé le décès d'une cinquantaine de personnes ainsi qu'une concentration d'oxyde de carbone supérieure à cinq fois la norme au sein de la capitale.
[2] L'Ukraine, le Belarus, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et l'Italie ayant eux amorcé leur aide technique pour enrayer autant que possible l'avancée du sinistre. La France et la Lituanie venant de la proposer ce jour même. 

EDIT: La canicule s'est transformée non seulement en catastrophe matérielle et humaine mais désormais écologique puisque l'on évoque la crainte que le feu atteigne des endroits où seraient entreposés des produits chimiques, voire radioactifs, sans compter la mise à mal naturelle de l'écosystème forestier. Et le stress économique est on ne peut plus sensible puisqu'il vient d'être décidé de stopper temporairement les exportations de blé : un élément d'importance sur les cours du marché mondial des grains qui vient de réagir par une envolée des prix puisque la Russie est le troisième exportateur au monde.

Aucun commentaire: