vendredi 11 juin 2010

Android wins... or maybe soon


Les amateurs de smartphones le savent très bien, Apple règne en maître sur ce créneau chez les technophiles avec son fameux iPhone (bien qu'en terme de ventes brutes, le Blackberry de la firme RIM est en tête des parts de marché), et souhaite accentuer ou à tout le moins conserver sa domination avec l'annonce il y a quelques jours du modèle 4.
Cependant, et malgré toute la force de marketing de la firme de Cupertino, un secteur lui échappe nolens volens : celui des systèmes d'exploitation, ou operating system en bon anglois. Si iOS est le fruit d'une longue maîtrise d'Apple dans cette branche très particulière et centrale (la très bonne stabilité de Mac OS X fut une base des plus engageantes), Google en revanche ne pouvait partir que de rien. Il aurait été possible pour cette compagnie née de la révolution Internet de se lancer dans sa propre conception d'OS : une option tout à fait envisageable au vu de l'aisance financière de ladite société. Seulement ça aurait été se heurter à deux problèmes majeurs : la rapidité d'élaboration (un OS demande énormément de temps homme quant à son élaboration) et la fiabilité par des tests incessants (le défaut de stabilité fut une tare souvent assénée par les détracteurs des produits Microsoft).
Alors restait à choisir une deuxième option : favoriser l'intelligence collaborative (collaborative intelligence) autour d'un noyau qu'était Android (système Linux en réalité). Et bien évidemment y faire converger toutes les ressources logicielles made in Google comme le serveur de messagerie Gmail, la plate-forme de vidéos en ligne Youtube ou encore le site de géolocalisation Google Maps.

Cette deuxième option semble être devenue payante puisqu'Android s'est attiré la reconnaissance des professionnels comme des utilisateurs, grâce à sa diffusion par le constructeur Taïwanais HTC (à ce propos, HTC a acquis Abaxia, la société Française dont je parlais récemment). La communauté de l'Open Source est bien évidemment aux anges puisqu'il est permis non seulement de participer activement à ce grand projet, mais d'en être en sus récompensé! Comme l'atteste les deux éditions de l'Android Developer Challenge. Un concours utile sur plusieurs plans puisqu'il permet : 1) d'encourager des applications de qualité 2) de donner au catalogue Android de l'épaisseur 3) de s'aliéner une communauté active et d'y dénicher d'éventuels programmeurs de talent.

Précisons qu'en mai dernier une polémique a éclaté entre partisans d'Android et d'iOS sur le résultat d'une étude menée par MarketWatch relatif au dépassement  de l'iOS (21% du marché US) par celui d'Android (28%) pour le 1er trimestre 2010. Polémique qui n'aurait pas lieu d'être si une certaine réalité quant à la pénétration sur le marché des mobiles n'était réelle pour le petit protégé de Google.
Extrait : According to the study, the Android OS -- developed by Google Inc. (GOOG 484.10, -2.91, -0.60%) -- ended the period with a domestic market share of 28%. That's up from about 20% in the December quarter, and is due mostly to strong sales of handsets such as the Droid and Droid Eris at Verizon Wireless (VZ 28.46, +0.12, +0.42%), according to the report.
S'il est vrai que BlackBerry OS et Symbian sont toujours devant les deux larrons, ceux-ci par leur puissance marketing et initiatives technologiques progressent très rapidement, rognant chaque mois de nouvelles parts de marché à ces OS.

Tous ceux qui emploient régulièrement des applications Google et/ou qui apprécient de personnaliser leur environnement de télécommunication seront bien évidemment enclins à choisir Android plutôt qu'un iPhone. Cependant, et en dépit d'une politique de diffusion fort arbitraire, le nombre d'applications sur le produit d'Apple demeure largement supérieur à ceux pouvant être employés sous Android. Est-ce un retard pouvant être rattrapé par les développeurs sous cet OS? Et ce sans rogner sur la qualité desdites applications? A suivre...

La version actuelle est la 2.2 (baptisée Froyo) tandis que la version 2.3 est attendue pour le quatrième trimestre de cette année (sous l'appellation Gingerbread).

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