jeudi 22 avril 2010

Hail to the Cyberchief


Ce vieux serpent de mer qu'est l'US Cyber Command, annoncé depuis novembre 2006, pourrait peut-être bien finalement éclore. Le lieutenant-général Keith Alexander directeur de la National Security Agency ayant été pressenti puis auditionné récemment par le Sénat Américain pour prendre place dans le fauteuil de celui qui contrôlera cette nouvelle entité rattachée à l'US Air Force.

Tout comme son homologue Russe Dmitri Medvedev, Barack Obama est un dirigeant particulièrement concerné par le cyberespace, l'un et l'autre ayant compris l'importance stratégique de ce nouveau medium et des enjeux sous-jacents lors de conflits d'envergure menés par des Etats concurrents, voire hostiles comme des organisations privées ou terroristes cherchant à miner l'efficacité des services nationaux ou des fleurons de l'économie. Comme le Washington Post du 14 avril le précise Lawmakers have questioned whether the head of the NSA should lead a military unit and what, exactly, that new unit will be empowered to do. Alexander is set to testify before the Senate Armed Services Committee on Thursday but has already provided written responses to questions from lawmakers...The ambiguity -- and the fact that there is no international consensus on what constitutes use of force in cyberspace -- means the risks of provoking international conflict are real, experts say...
Les élus souhaitèrent en effet vérifier d'une part que la personne en charge de ce qui est un poste potentiellement très sensible soit à la hauteur tant sur le plan technique que sur le plan psychologique, et d'autre part mieux cerner les menaces pesant sur la première puissance mondiale.

Ce faisant, ce fut aussi et surtout la légalité des actions susceptibles d'être menées tout comme la délimitation des pouvoirs attribués qui irriguèrent cette audition. Ce furent là l'obligation pour Alexander de joindre la détermination à la perspicacité afin de prouver qu'il saurait se montrer ferme dans la défense du territoire national numérique tout en sachant respecter les règles de droit et la hiérarchie. Une nomination encore loin d'être acquise tant les sénateurs désirent pousser dans ses retranchements le candidat et mieux être éclairés quant aux implications de la lutte destinée à être menée sur un espace considéré et revendiqué comme neutre.

A tout le moins, le lieutenant-général est clairvoyant quant à certaines nécessités de la guerre moderne : The unifying thread to Alexander's work is his desire to punch through bureaucracy and deliver useful intelligence to the battlefield, according to those who know him. During his 35-year career, most of which he spent in the Army, he tried to push the data down lower and lower on the chain of command. En somme un chantre de la numérisation de l'espace de bataille. Sachant que cette NEB comme tout réseau est vulnérable par tout mauvais traitement de l'information reçu, par son infiltration et son dévoiement par une puissance belligérante. Une cybermenace certainement déjà dans la liste des priorités de l'officier Américain.

To be continued...

Aucun commentaire: