jeudi 11 mars 2010

Si tu veux la paix numérique, prépare la guerre numérique


Les questions cyberstratégiques sont devenues de plus en plus prégnantes au fur et à mesure que les moins initiés à la réalité du cyberespace en sont venus à percevoir toutes les opportunités comme menaces afférentes.

Entreprises, particuliers et pouvoirs publics arrivent à grand peine, hormis quelques structures ad hoc, à percevoir et ébaucher la riposte à des menaces grandissantes et surtout dorénavant persistantes. C'est tout le mérite de Nicolas Arpagian, chargé de cours à l'université Paris X Nanterre et à l'IRIS, de vulgariser les cybermenaces au sein de son ouvrage : La cyberguerre : la guerre numérique a déjà commencé.
Pour alarmiste que soit le titre, il n'est cependant aucunement usurpé de par la gravité des armes virtuelles transitant sur les réseaux mondiaux comme par leur évolution continue. 
L'auteur a le bon goût de citer de nombreux exemples à l'appui de son argumentation à dessein d'asseoir son propos, quitte à pointer les défaillances et les limites des acteurs du cyberespace. De même qu'il n'hésite pas à égratigner l'Union Européenne pour sa coupable inertie devant la nouvelle donne stratégique des réseaux numériques.

Toute évolution technologique est sertie du masque de Janus, et quiconque en viendrait à l'oublier serait amené à faire face à de cruelles déconvenues. A l'heure du 2.0, l'antédiluvien proverbe latin si vis pacem, para bellum demeure toujours d'actualité...

Petite phrase pour terminer et que l'on ne saurait réfuter : Internet est le produit d'une combinaison unique de stratégie militaire, de coopération scientifique et d'innovation contestataire, Manuel Castells.

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