jeudi 28 janvier 2010

Deezer cherche la pierre philosophale de la musique en ligne

Comme vous le savez, j'ai été un utilisateur de Deezer lors des premiers temps de ce blogue avant de m'en détacher par suite de dysfonctionnements récurrents. Et qui auront été crescendo par la suite comme je pus le constater en suivant l'évolution sur des forums informatiques.

A ce jour, la situation est devenue critique. Jonathan Benassaya, co-fondateur (avec Daniel Marhély) et PDG de la société créée en 2007 ne dispose plus que du fauteuil de Président, celui de la Direction Générale étant dorénavant dévolu à Axel Dauchez.

Le Figaro pose la problématique de manière très crue mais indiscutable :
Axel Dauchez devra résoudre une équation compliquée. Deezer, qui revendique 7 millions de visiteurs uniques en décembre, génère environ 700.000 euros de chiffre d'affaires mensuel, grâce à la publicité et à son offre payante, souscrite par 10.000 internautes. Or, un site de streaming doit s'acquitter d'environ 1,2 à 1,5 million d'euros par mois de droits aux maisons de disques et ayants-droits.

Ne nous y trompons pas : au delà du sort de Deezer c'est aussi une réflexion sur le paradigme économique de la musique et des contenus sous droits d'auteurs en ligne. Et qui reposera inévitablement à terme la solution d'une licence globale appelée aussi contribution collective. Une réflexion qui a pour l'heure toujours été éludée, y compris par le dernier rapport de la Commission Création et Internet, plus connue sous la dénomination Commission Zelnik, comme si celle-ci était le croque-mitaine d'intérêts haut-placés...

En Russie, la situation évolue de même comme le relate cet article de Kommersant (Коммерсантъ), la plus grande gazette économique du pays : 
Интернет-провайдеров пытались привлечь к ответственности за нелегальное распространение музыки в 2008 году, когда вступила в силу четвертая часть Гражданского кодекса. Тогда с хостинг-провайдера "Мастерхост" удалось взыскать 140 тыс. руб. компенсации за размещение контрафактной продукции на сайте zaycev.net. Но вскоре после этого Высший арбитражный суд выразил другую позицию, отметив в постановлении, что "провайдер не несет ответственности за передаваемую информацию, если он не инициирует ее передачу, не выбирает получателя информации, не влияет на целостность передаваемой информации". Правила, по которым интернет-провайдеры будут привлекаться к ответственности, могут измениться с реализацией проекта совершенствования Гражданского кодекса, опубликованного в 2009 году (см. "Ъ" от 19 мая 2009 года): проект предусматривает, что провайдер несет ответственность за контрафакт, если был уведомлен о его наличии.
Pour résumer en français : après quelques hésitations, une décision de la plus haute instance d'arbitrage Russe et une modification du Code Civil, le fournisseur d'accès est désormais tenu pour responsable d'une contrefaçon à partir du moment où celle-ci lui a été signifiée.

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