samedi 10 octobre 2009

Polanskigate pour les artistes

L'affaire Polanski est devenue une véritable affaire gigogne puisque l'on évoque déjà l'affaire Mitterrand consécutive au vibrant soutien de ce dernier. Ce n'est toutefois pas en ses filandreuses implications juridico-politiques que je tiens à m'étendre, mais plutôt sur le soutien très actif et à l'unisson du monde artistico-intellectuel Parisianiste.

Un Polanskigate pour cette "corporation" ? Je préfère laisser Maître Eolas dans le cadre de son post du 29 septembre exprimer mieux que moi avec tout ce que je ressens à l'aune de cette mobilisation qui génère un réel malaise au sein de la population Française. Provoquant l'amère impression d'une justice à deux vitesses et d'une impunité en faveur d'happy few à l'égard d'infractions dont il est souvent question d'en durcir le durcissement pour tous les autres citoyens. 

Enfin et j’en terminerai là-dessus, je trouve choquant deux choses dans le tir de barrage du monde artistique.

Je trouve honteux d’entendre des artistes qui il y a quelques semaines vouaient aux gémonies les téléchargeurs et approuvaient toute législation répressive et faisant bon cas de droits constitutionnels pour sanctionner le téléchargement illégal de leurs œuvres crier au scandale quand c’est à un des leurs qu’on entend appliquer la loi dans toute sa rigueur. Quand on sait que pas mal de téléchargeurs ont dans les treize ans, on en tire l’impression que les mineurs ne sont bons à leurs yeux qu’à cracher leur argent de poche et leur servir d’objet sexuel. Comme si leur image avait besoin de ça. Et après ça, on traitera les magistrats de corporatistes.

Ca c'est envoyé cher Maître! Il est vrai que le soutien malavisé de Mitterrand quant au projet dit HADOPI II (la loi Création et Internet avec ordonnance pénale à la clef pour une procédure toute aussi rapide qu'arbitraire) ne peut que lui enlever tout soutien sur la toile, les acteurs de ce medium étant bien trop heureux de pouvoir souligner avec force le différentiel de traitement entre les justiciables et surtout la privatisation de la justice au profit de castes bien en cour.

PS : comme il fallait s'y attendre, la contre-attaque vient d'arriver par des soutiens de plus en plus pesants de la part de personnalités proches ou du pouvoir, ainsi qu'un joli sondage de commande par BVA. L'on aimerait que chaque citoyen ordinaire puisse bénéficier du même soutien lorsqu'il est traîné et jugé péremptoirement devant les caméras ou par les plumes des médias.


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