mercredi 21 octobre 2009

L'amendement frappé du sceau de la trahison

C'est le grand effroi du moment : l'amendement 138 (en réalité renuméroté 46 après le vote de mai 2009) du fameux Paquet Télécoms semblerait avoir été passablement délavé pour contenter le Conseil Européen (sommet des chefs d'État ou chefs de gouvernement des vingt-sept pays membres de l'Union européenne assistés du Président de la Commission Européenne) et éviter le statut de liberté fondamentale accordée à Internet, ce qui aurait rendu caduc de jure toute coupure du réseau.

Il est navrant, mais pas étonnant, que l'un des négociateurs, la Française Catherine Trautmann, ait décidé de cette modification attentatoire à la protection du net comme moyen d'information et de communication. Il est symptomatique que ce soit principalement les représentants Français (à quelques exceptions près) qui sur cette affaire durant depuis des mois adoptent les positions les plus rétrogrades.

Des propos acerbes j'en conviens, dont le terreau se compose de l'incompréhension et de la profonde déception liées à l'acharnement vis à vis d'une révolution sans précédent depuis l'imprimerie. Cette retraite discrète n'est pas à l'honneur de personnes ayant à charge de faire respecter les deux votes précédents du Parlement de Strasbourg qui furent adoptés à une large majorité qui plus est. Car ce n'est plus là transiger mais s'incliner devant la puissance d'intérêts privés dépassés par les évènements et ayant été incapables de s'adapter à une nouvelle donne technologique.

Pour prendre conscience de la portée d'une telle manoeuvre, je vous invite à lire l'article de Numerama : ICI

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