jeudi 8 octobre 2009

La "balade" helvète d'un ex-espion soviétique

Impressionnante révélation effectuée par un ex-espion soviétique devenue professeur d'université à Moscou après un passage comme vice-ministre de la défense sous Eltsine.

L'homme qui purgea une peine de trois années de prison en Suisse a répondu aux questions d'un journaliste de 24 Heures. Un parcours édifiant, laissant encore planer bien des mystères, et caractéristique de ces maîtres du camouflage qui évoluaient autrefois des deux côtés d'un rideau de fer pas si imperméable que cela. L'entretien se laisse lire comme un roman d'espionnage digne des meilleurs auteurs, pour en prendre connaissance dans son intégralité, rendez-vous ICI.

On appréciera que l'une des raisons ayant motivé l'engagement de Vitaly Chlykov au sein des services secrets se trouva être... son refus de s'engager dans une liaison maritale! L’espionnage intéresse l’ambitieux étudiant: il flatte son patriotisme, son goût des voyages, de l’indépendance, et son… dégoût du mariage. «J’étais promis à une fiancée, et rien que l’idée de passer la corde au cou servait de motivation additionnelle pour répondre aux avances des services secrets!»

Plus problématique en revanche est ce point soulevé par l'ancien espion : Vitaly Chlykov garde encore d’autres secrets. Il revient sur ces stocks d’aluminium et de matières premières accumulés à la fin de l’ère soviétique. «Ni Eltsine ni Gaïdar (ndlr: son premier ministre) n’avaient la moindre idée de tout cela. Ces stocks se sont simplement évaporés.»

Ou plutôt captés par l'avidité et la malignité d'individus ayant compris plus rapidement que les autres comment piller les ressources de tout un peuple pour leur seul profit, opérant avec la complicité de membres hauts placés dans l'organigramme du régime. C'est d'ailleurs à ce point précis du récit que Chlykov préfère s'arrêter, laissant en suspens encore plus d'interrogations et rejoignant la virulente diatribe de Medvedev sur la corruption gangrenant la Russie actuelle.

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