lundi 9 février 2009

Iceberg droit devant?

Le paquebot franco-allemand risque-t-il de couler au premier choc sérieux ou la décomposition continue du rapport entre les deux nations n'est-elle que passagère?
Pour l'heure, force est de constater qu'en dépit des signes ostentatoires de bonne volonté et d'amitié entre les plus hauts responsables, l'heure est plutôt à la grimace. Et l'on ne voit guère d'amélioration à venir tant les caractères des deux chefs d'Etat semblent incompatibles.

L'article de Luc Rosenzweig est d'un implacable réalisme. Prenant un cas particulier (celui de Siemens revendant ses parts d'Areva NP) pour saisir l'occasion de dresser un panorama général des relations bilatérales : le moins que l'on puisse dire est qu'il est particulièrement ombrageux... quand bien même suis-je moins enclin à accepter de laisser pourrir la situation comme conclut l'auteur du billet.
Reconnaissons aussi que la politique étrangère brouillonne du Président Français n'améliore en rien la situation.
Extrait :
Cette nouvelle fâcherie franco-allemande ne résulte pas seulement d’une incompatibilité caractérielle entre Nicolas Sarkozy et une chancelière exaspérée par les intrusions régulières du président français dans la « bulle invisible » préservant son intimité corporelle (la bise). C’est bien plus sérieux : telle l’inéluctable dérive des continents, l’éloignement des deux plus puissantes nations d’Europe occidentale est un phénomène lent, mais régulier du paysage géopolitique, qui se signale de temps à autre par quelques craquements audibles de Brest à Berlin. Il faut se féliciter que le recul dramatique de la connaissance de la langue allemande dans nos élites nationales leur épargne la lecture en VO des imprécations lancées par la presse d’outre-Rhin contre la France et son président de la République. L’agitation internationale de Sarkozy est très mal perçue dans les milieux politiques et médiatiques allemands, et le principal hebdomadaire du pays, Der Spiegel, sonne toutes les semaines la charge contre cet avatar de Napoléon, qui ne bénéficie pas à Berlin de la même côte de popularité qu’à Paris ou Ajaccio.

L'article en entier ICI.

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