mercredi 29 octobre 2008

A l’heure du parallélisme électoral

Chers visiteurs,

Je continue à exhumer mes anciens articles Agoravoxiens. Celui d'aujourd'hui est passé totalement inaperçu lors de sa publication à l'époque, probablement trop atypique et trop théorique. Pourtant, et alors que la commission Balladur planchait sur la réforme des institutions, je défendis un principe assez audacieux en matière de parallélisme des formes. Et ce sans parti pris aucun.

Cela fit chou blanc comme l'on dit au vu du nombre de visiteurs et de commentateurs (ces derniers ayant été fort heureusement de bonne qualité). Néanmoins, et postérieurement à la publication de celui-ci, je ne tiens aucunement à le rabaisser du fait de ce manque de réactions : la raison tenant moins à une forme d'ego blessé ou à un manque d'objectivisme quant à la qualité intrinsèque de mes propres rédactions qu'à ce que les propos développés demeurent une base de réflexion valable pour le futur et dont je me servirai ultérieurement en l'étoffant. En vous souhaitant bonne lecture.


Article paru sur Agoravox le 18 octobre 2007

Alors que la remise du rapport sur la réforme des institutions est imminente [1], il m’a paru opportun d’avancer une idée totalement occultée des pistes envisagées par cet aréopage de personnalités. Cette mesure permettrait pourtant de pérenniser la participation citoyenne au-delà des seules périodes électorales : je le nomme parallélisme électoral.

La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point : elle est la même, ou elle est autre ; il n’y a point de milieu. Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n’a pas ratifiée est nulle ; ce n’est point une loi. Le peuple Anglais pense être libre, il se trompe fort ; il ne l’est que durant l’élection des membres du Parlement : sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien. Dans les courts moments de sa liberté, l’usage qu’il en fait mérite bien qu’il la perde.
Ainsi s’exprimait Jean-Jacques Rousseau au chapitre 3.15 d’un de ses ouvrages les plus fameux, Du contrat social. En ces termes, il pointa du doigt l’une des tares du système démocratique représentatif : l’absence de possibilité pour la collectivité de demander à son représentant de rendre des comptes pendant toute la durée de son mandat.

L’un des rédacteurs d’Agoravox, au sein d’un de ses récents articles écrivit d’ailleurs à ce sujet : Dans le système politique actuel les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser, etc., sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes [2].

L’on m’objectera, avec plus ou moins de véhémence et de bonne foi, que la réélection est une forme de contrôle citoyen. Je suis éminemment circonspect sur l’efficacité d’assimiler cet argument à une sanction : d’une part parce qu’elle intervient a posteriori des faits constatés et d’autre part parce qu’elle n’a pas une réelle valeur pédagogique (oui, les sanctions ont souvent un versant pédagogique).

Mais concrètement, qu’est-ce que le parallélisme électoral ? C’est la possibilité pour les électeurs de pouvoir mettre fin au mandat d’un élu de la même manière qu’il a été choisi pour les représenter. D’où la notion de parallélisme...

L’on m’accusera dès lors de populisme. Il y aurait bien à dire et surtout écrire quant à ce vocable jeté souvent à la face des contradicteurs, mais tel n’est pas le but de cet article de se perdre en digressions sur ce sujet, malgré tout l’intérêt que je lui porte... Toutefois dans une formule laconique je me permettrais d’offrir une définition personnelle faisant acte de réponse. Populisme : réflexion et action citoyennes destinées à compenser l’accaparement indu du pouvoir politique, économique et culturel par des élites à reproduction sociale endogamique.

Les juristes me feront remarquer que les articles L 432-11 du Code pénal et suivants visent les manquements au devoir de probité, dont le plus connu est la prise illégale d’intérêts [3].
A cela, j’acquiesce totalement, encore que certaines décisions de justice me paraissent particulièrement « douces » au vu des errements de certains édiles, mais ça ne répond pourtant pas au problème des erreurs manifestes de gestion et des promesses non tenues (que l’on peut considérer comme une forme de dol à l’égard des électeurs).
En outre, comment éviter de potentielles dérives fondées sur la rumeur ? Si la vertu républicaine est essentielle à la bonne tenue de ce mode de gouvernement [4], sa recherche effrénée est susceptible d’aboutir à l’effet inverse, et provoquer l’injustice, voire l’instabilité du régime. Or tel n’est pas le but affiché de la réflexion.

Quelle solution alors ?

Pour les erreurs manifestes de gestion, tout simplement en faisant appel à une autorité administrative indépendante (AAI en jargon administratif) et principalement l’une des plus méconnues et pourtant efficientes : la Cour des comptes et ses petites sœurs les Chambres régionales des comptes [5].
Fort active, bien que peu médiatisée, sauf lors de la remise de rapports publics, cette entité administrative aurait un rôle conséquent à jouer de premier plan. Par exemple, elle procéderait à la demande d’un groupe de citoyens, identifiés et enregistrés sur les listes électorales, et au-delà d’un certain quorum de la population de la localité ou circonscription concernée, à la vérification sur pièces et sur place de la gestion d’un représentant.
Le parallélisme électoral permettrait ainsi à des citoyens, sur la base de tout rapport négatif émanant de cette AAI, de prononcer ou non la destitution de l’élu indélicat par l’entremise d’un vote local.

Pour le dol, les promesses d’un candidat aux élections sur son programme devront être respectées et auront valeur d’engagement contractuel pouvant donner lieu à toute mobilisation citoyenne (un vote par conséquent) annulant son mandat par exemple à mi-parcours s’il est patent que la majeure partie des mesures n’ont pas été exécutées ou que la procédure permettant de les initier n’est toujours pas enclenchée (passation des marchés publics par exemple ou encore dépôt d’une proposition de loi).
Le candidat pourrait se voir assister par la Cour des comptes (ou plutôt les Chambres régionales) quant à la viabilité économique de son programme si celui-ci comporte un ou des projets d’envergure mettant fortement à contribution les finances de la collectivité. Cette mesure de précaution a priori serait tout autant une preuve de bonne volonté que de souci de bonne gestion dont le but est d’éviter les projets pharaoniques dépassant de loin les capacités budgétaires de la localité à sa charge.

Le système aboutissant à toute révocation d’élu demande un doigté juridique conséquent dans le souci de ne pas provoquer un affaiblissement des prérogatives liées au mandat tout en opérant un renforcement de l’éthique de responsabilité impliquant au plus près les citoyens de la République.

Ne prétendant aucunement être omniscient, je suis bien lucide concernant l’imperfection de cet article, et m’excuse par avance pour les points nébuleux ou lacunaires de celui-ci. Il ne fait aucun doute que cette ébauche demande à être affinée, corrigée et complétée, principalement quant aux modalités d’application, et de ce point de vue je serai éminemment réceptif quant aux diverses critiques m’étant adressées. Je vous remercie par avance de votre contribution citoyenne.

[1] Le site officiel du comité
[2] Les réformes institutionnelles : le cas de l’Assemblée nationale et du Sénat de Martin sur Agoravox.
[3] Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Île-de-France, fut notamment condamné par le Tribunal correctionnel de Paris en février 2007 sur ce fondement juridique.
[4] Tel que le définissait Montesquieu dans De l’esprit des lois.
[5] Le site officiel, sobre mais clair.

jeudi 9 octobre 2008

Le grand effroi économique

A l’heure où en Europe subit les répliques sismiques de la crise financière n’en finissant pas de secouer les Etats-Unis, l’on peut d’ores et déjà craindre que 2008 lèguera à 2009 un bilan catastrophique où les instituts de crédit auront démontré qu’ils n’étaient que des colosses d’argile dont les actifs ont été trop souvent inconséquemment et impunément manipulés.

Indépassable dogme érigé en vérité suprême par ses thuriféraires, le libéralisme économique [1] prône la dérégulation des marchés en laissant s’effectuer le jeu de l’offre et de la demande. Une telle orientation économique ne peut se faire qu’en limitant au possible toute intervention de l’Etat, notamment dans ses orientations sociales dont le principal défaut selon les libéraux serait d'être un vecteur d'inflation trop conséquent et dommageable pour l'économie.
Le souci c’est que les règles du jeu sont rarement appliquées : ainsi qu’en est-il de la fameuse concurrence libre, loyale et non faussée ?
Dans les faits nous assistons surtout à des situations d’oligopole où l’entente devient la règle en pratiquant une surfacturation des services ou produits proposés. D’où les cris d’orfrais réitérés de ces oligopoles, chacun dans leur cœur de métier, chaque fois que l’Etat menace via des institutions de contrôle d’intervenir. En effet, une situation de rente ne se lâche pas aussi facilement…
Le libéralisme en cette fin de XXème siècle et début du XXIème aura péché par idéologie en faisant reposer le système sur une fuite en avant et sur la création de produits financiers douteux (le moins que l’on puisse dire au vu du résultat actuel). La construction Européenne aura en ce sens accentué et facilité la fragilisation des économies en privant les Etats de moyens importants pour relancer les flux financiers en imposant les fameux critères de Maastricht (plus exactement, critères de convergence), ces derniers garantissant certes à la monnaie Européenne une solidité à toute épreuve, de sorte à éviter une dépréciation trop conséquente mais enlèvant concomitamment toute possibilité aux Etats d'agir par des mesures à grande échelle. Sans omettre la volonté répétée par les instances Européennes de libéraliser des pans entiers de secteurs d'activité, dont certains stratégiques, les laissant désemparés à la merci d'OPA hostiles et du petit jeu aléatoire de la bourse.

Au final, le contribuable va être mis à contribution par suite des défaillances d’une idéologie vantant la non intervention publique dans le macro-circuit économique. Un peu piquant, quoique l’addition risque d’être bien lourde, de constater qu’en cas de sérieuse difficulté, même le plus acharné des libéraux doit reconnaître que l'on ne saurait se passer de la garantie de l'Etat. Fort heureusement, les apprenti-sorciers de l'économie ont de solides relais au sein du monde politique et pourront se permettre de limiter la casse autant que faire se peut en demandant un chèque en blanc au citoyen.
Je vous recommande de lire l'article du Monde sur l'exemple de l'Islande (à ne pas confondre avec l'Irlande!) : pays vanté comme un modèle du libéralisme, ce dernier sombre dans le marasme économique le plus profond.
Extrait :
Un pays en faillite potentielle mendiant à l'étranger un financement à court terme, deux des trois grandes banques nationalisées en catastrophe, une inflation de 15 % et une monnaie, la couronne islandaise, qui, en un an, a perdu 60 % de sa valeur : telle est la situation actuelle de l'Islande. Comment a-t-on pu en arriver là ? C'est la question que se pose l'Islandais moyen en ayant le sentiment de n'avoir participé en rien à cette piteuse équipée.
...
Il y a d'abord un problème intérieur qui n'est pas nouveau : les Islandais, depuis plusieurs générations, vivent à crédit, au-dessus de leurs moyens. Plusieurs générations l'ont fait depuis la guerre, c'est leur culture, et ils ont toujours payé leurs dettes au prix d'un deuxième, voire d'un troisième boulot. On a ici le sentiment de vivre quand on a de l'argent, c'est-à-dire quand on n'en a plus le temps. Mais ce n'est pas cela qui a ruiné l'Islande, même si les banques, caressant les Islandais dans le sens du poil, leur proposaient encore récemment de payer leur logement sur quarante ans sans apport personnel. Les jeunes couples qui ont été tentés le paient aujourd'hui chèrement : leur dette dépasse la valeur de leur bien immobilier. Les générations précédentes s'en sortent un peu mieux. Leurs retraites seront amputées, le premier ministre, Geir Haarde, l'a annoncé sans ambages lundi, car les fonds de pension possèdent un important portefeuille d'actions dans les banques en déroute.
Il faut aussi savourer la tentative de sauvetage par ce pays que l'occident vilipenda voilà peu :
Mardi matin, la banque d'émission a doté la couronne d'un taux fixe (130 couronnes pour un euro), et les Russes ont promis un prêt de 4 milliards d'euros. Ce retour des Russes fait sourire ceux qui se souviennent de la guerre froide.
...
L'Islande a perdu de son importance géopolitique, mais pourrait redevenir intéressante si la fonte des glaces polaires devait transformer le nord des côtes de la Sibérie en autoroute maritime.

[1] Souvent est avancé pour le défendre le fait que le libéralisme économique est aussi porteur du libéralisme politique. S’il est vrai que par un temps les deux cheminèrent ensemble et que certains philosophes avancèrent qu’améliorer le commerce entre les nations c’est aussi leur apporter les bienfaits de la civilisation occidentale, il convient de préciser que les deux ne sont aucunement liés dans les faits : des régimes dictatoriaux peuvent très bien s’accomoder du libéralisme comme un régime libéral sur le plan politique peut très bien adopter une politique plus dirigiste.

Je vous enjoins vivement à vous rendre sur Agoravox tant les articles de qualité ont fleuri ces derniers jours : une réflexion sur Le capitalisme et la démocratie d'Infolibres, un focus sur Paul Krugman devenu l'homme qui avait prédit le krach actuel de Jean Bourdariat, un constat au vitriol de Michel Santi ou encore l'appel à un nouveau Bretton Woods par Mercure.
Bonnes lectures!

vendredi 3 octobre 2008

Plaidoyer jusqu'au bout de la lame

Chers visiteurs,

Je poursuis la publication d'articles initialement parus sur Agoravox et qui seront désormais aussi en ligne sur ce blog.

Ce billet sur l'escrime est un petit plaisir que je me suis offert voici un an. Je n'escomptais pas vraiment rendre ce sport de combat plus populaire que par le passé mais simplement offrir un modeste témoignage quant au plaisir que l'on éprouve quant à la pratique et au visionnage de celui-ci. D'autant que nombre de Français s'illustrèrent au premier plan dans cette activité. Y compris lors des derniers J.O. où les équipes Françaises masculines en épée et sabre rapportèrent de l'or.

Petite plongée dans un sport méconnu...


Article paru sur Agoravox le 9 octobre 2007

Ils ont gravi les marches de la gloire et ont vaincu leurs plus redoutables adversaires en se sortant les tripes. Encore un article sur nos fiers-à-bras ayant surmonté la montagne néo-zélandaise ? Que nenni ! Il s’agit de la récente victoire de nos escrimeurs passée pratiquement inaperçue pour cause de Coupe du monde de rugby.
L’engouement suscité en notre contrée par l’épreuve la plus cotée dans le monde de l’ovalie fut tel qu’il éclipsa une autre performance sportive pourtant tout aussi méritoire. Il est vrai que celle-ci se déroula sur les berges passablement fraîches de la Neva, à Saint-Pétersbourg (Russie). Mais même à des milliers de kilomètres de la mère patrie, nos escrimeurs nous ont prouvé lors de ces championnats du monde que leurs lames étaient loin d’être rouillées et scintillaient au contraire de forts agréables reflets d’or et d’argent.

Ceux-ci ont en effet atteint l’empyrée de la discipline en portant haut les couleurs de la France et de son excellence en la matière. Il ne faudrait pas cependant croire que tout allait de soi et que le fait d’être la patrie des trois mousquetaires donnerait forcément lieu à un avantage quelconque à nos escrimeurs. La Russie, l’Italie, l’Ukraine, l’Allemagne ou encore la Chine étant de redoutables compétitrices qui, bien plus de ne pas rougir de leur maîtrise de ce sport de combat, repartent rarement bredouilles de tels tournois.

Il est simplement regrettable que ce sport qui fut même vanté au sein d’un traité (hélas perdu) par l’un de nos philosophes les plus célèbres, à savoir René Descartes, n’attire guère l’attention du vulgum pecus en dépit de remarquables exploits [1].
Des noms tels que Touya, Boisse, Anstett, Descouts, Le Péchoux ne sont guère familiers sur les petits écrans, tout au plus celui de Flessel-Colovic semble vaguement opérer une réminiscence à quelques télésportifs. Pourtant, ces femmes et ces hommes ont un palmarès plus que digne d’éloges, et assurent dans les épreuves internationales une prédominance française ne se démentant pas depuis trois années consécutives. Une régularité qui est la preuve d’une génération talentueuse ayant fait oublier la déception de La Havane en 2003 [2].
En outre, du fait de leur réussite collective et par le truchement d’un classement officiel établi par la FIE (Fédération internationale d’escrime), nos tireurs ont assuré à la France une représentation olympique dans cette discipline pour 2008 [3].

Si la cause de ce dédain médiatique ne peut être imputable aux nombreux succès de nos athlètes, alors l’on pourrait avancer qu’il devrait théoriquement provenir d’un manque de spectacle susceptible d’intéresser le spectateur moyen amateur de retransmissions sportives...
Et pourtant ! Passé le léger effort de compréhension des règles spécifiques à chaque arme, le spectateur est à même de découvrir un univers où s’entremêlent maîtrise psychologique, effort physique et tactique de combat. Les engagements (assauts) sont brefs, mais toujours intenses avec mention spéciale pour l’épée puisque la surface de contact pour marquer le point équivaut à l’ensemble du corps de l’escrimeur, ce qui offre de belles passes d’arme.
Qui plus est, cette édition 2007 aura permis d’expérimenter de nouvelles règles dont l’arbitrage vidéo devenant obligatoire pour le fleuret et le sabre (et facultatif pour l’épée) : preuve que les instances internationales ne sont pas arc-boutés sur des conceptions anachroniques de ce sport.

Néanmoins, et comme vous l’avez fort bien compris, je suis sevré de retransmissions de cette discipline et ça me navre particulièrement au vu de sa potentialité médiatique. Et j’aimerais particulièrement ne pas attendre à chaque fois quatre ans et les jeux Olympiques pour pouvoir me délecter des prouesses de nos valeureux sportifs.
A bon entendeur...

[1] Comment ne pas se souvenir, entre autres, de ce formidable moment de bravoure du sabreur Damien Touya lors des derniers jeux Olympiques à Athènes où, malgré une main transpercée et une douleur aisément perceptible à travers son faciès grimaçant, l’athlète tint à aller jusqu’au bout du combat pour porter son équipe jusqu’à la médaille d’or ?

[2] Les championnats du monde ne se déroulent pas lors des années olympiques, sauf pour les épreuves n’étant pas inscrites aux Jeux.

[3] Explication de ces règles sur le site officiel des JO de Pékin 2008.