lundi 24 septembre 2007

Un pour tous, tous pour l'anglais



L’étude de la question des brevets mériterait à elle seule une encyclopédie en un nombre de volumes à faire rougir la vénérable Encyclopædia Britannica. A défaut d’une telle somme à disposition, je vous renvoie à l’article de Wikipédia sur la signature du Protocole de Londres discutée en ce moment même à l’Assemblée Nationale.
L’affaire ne semble guère passionner les foules alors qu’elle menace pourtant la pérennité de la langue française sur le territoire national ! C’est en effet la règle du choix de la langue qui pose le plus de problème pour les futurs dépôts de brevets. Certes est laissé le choix d’opter pour le français, l’allemand ou l’anglais, mais ne peut-on pas déjà se douter quelle sera prioritairement la langue choisie ?

Je vous recommande chaudement de plonger au sein de cet article Wikipédia ayant le principal mérite de procéder un inventaire quasi-exhaustif sur la question, et qui dépasse de loin le simple argument lié au coût de traduction des brevets (coût qui d’ailleurs serait répercuté ailleurs et peut-être même de façon plus prononcée qu’avant la ratification de ce protocole).
N’hésitez pas non plus à continuer d’user vos yeux avec cet autre écrit paru sur Agoravox de la part d’un confrère rédacteur : L’iceberg du protocole de Londres.
Et pour finir, Le Figaro offre à ses lecteurs l’occasion d’en apprendre davantage quant aux divisions au sein même de la majorité parlementaire.

vendredi 21 septembre 2007

Nul n'est censé ignorer la Loi (version 2.0)


PARIS (Reuters) - Un site internet ouvert à tous consacré à la simplification des lois a été ouvert par l'Assemblée nationale.

Ce site, a expliqué mercredi le président de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann (
UMP), est "contributif".
"Les citoyens confrontés aux complexités juridiques sont invités à proposer toute modification susceptible d'abroger des dispositions devenues inutiles, redondantes, obsolètes ou insuffisamment normatives", a-t-il ajouté.
Ils pourront suggérer "la réécriture de dispositions inintelligibles ou ambigües et simplifier les dispositions existantes", a poursuivi le président de la commission qui a ajouté que les professionnels du droit seront conviés "à apporter leurs contributions".

Jean-Luc Warsmann a estimé que "l'inflation" législative était "source de confusion" pour les citoyens. Le nombre de lois promulguées en 1973 représentait 620 pages, 1.055 en 1990, 1.663 en 2.000 et 1.966 en 2006 et les modifications de textes sont passées de 15.719 en 1993 à 23.000 en 2005, a-t-il dit.

Les internautes ont le choix entre deux options. Envoyer un mail à l'adresse http://simplifionslaloi.assemblée-nationale.fr ou se rendre sur la page d'accueil du site de l'Assemblée nationale (www.assemblée-nationale.fr) et cliquer sur la rubrique "simplifions la loi".

Toutes les propositions, a précisé le député UMP, feront l'objet d'un "examen approfondi" par la commission des Lois et celle-ci "présentera régulièrement les propositions de réforme issues de ces suggestions et en informera leurs auteurs".

mercredi 19 septembre 2007

Quand protection de CD rime avec dépossession du consommateur




Dans leur quête titanesque de protection des droits d’auteurs, les maisons de disques en tant qu’ayant droit n’hésitent pas à « blinder » les œuvres mises en commercialisation.
Outre le fait que cela devrait logiquement remettre en question l’utilité de l’exception de copie privée et de la taxe afférente, ces mesures posent aussi de singuliers problèmes techniques.
Aussi risible que cela puisse paraître, ces protections se retournent parfois envers… le consommateur !

En 2003, en première instance, puis 2004, en appel, EMI avait été condamnée sur la base d’un manque d’information à l’intention de l’acheteur comme quoi le procédé anticopie pouvait empêcher la lecture du support. Sans que cela ne rentre en contradiction avec la jurisprudence Mulholland Drive, arrêt rendu par la Cour de Cassation daté du 28 février 2006 et concernant la possibilité d’effectuer une copie privée d'un DVD, la décision impliquait que le consommateur devait impérativement prendre connaissance que les protections sur le support acheté étaient susceptibles d’empêcher la lecture sur certains appareils. Rappelons que ce problème reste actuel puisque le nouveau jeu très attendu de 2K Games, Bioshock, vient de défrayer la chronique autant pour ses qualités intrinsèques que pour la pénibilité et la restriction de lecture indûes par une protection plus que draconienne. On en rirait de bon cœur… si les produits n’étaient vendus à plus de 50€ /pièce !

Mais pour en revenir à l'annonce juridique nous concernant, sachez que le Tribunal de Grande Instance de Nanterre vient de condamner une fois encore EMI. En l'espèce, il ne s’agit plus d’étiquetage lacunaire mais bel et bien de tromperie ( ! ) sur la marchandise vendue. En effet, les magistrats ont estimé que l’impossibilité de lecture provenant des protections enlevait au produit sa qualification première de CD audio. Il n'est pas certain que la maison de disques fasse appel en dépit du fait que la peine prononcée soit lourde de par l’amende (20 000 euros d’amende) que par le fait que lui est retiré l’autorisation de commercialiser les œuvres musicales sous la norme NF EN 60908 (en tant que CD audio en termes plus communs). La raison étant la suivante : EMI ne commercialise plus de tels types de CD protégés. Un exemple à suivre aussi bien pour la notoriété des compagnies commerciales que pour la satisfaction de leurs clients.

mardi 18 septembre 2007

Un peu d'humour...


En outre permettez-moi de vous annoncer la publication sur AGORAVOX d'une version augmentée et remaniée de mon article ci-dessous spécialement pour ce site.

dimanche 16 septembre 2007

Sortie d'hibernation pour l'ours Russe


Article paru sur Agoravox le 17 septembre 2007

Plongée dans le chaos, anémiée, la Russie subit de plein fouet la libéralisation du régime durant l’ère Eltsine. Cette période, si elle fut l’occasion de mettre à bas les derniers pans du carcan idéologique issu du régime des Soviets, n’en resta pas moins ancrée dans l’esprit collectif comme celui de l’abaissement de la puissance Russe. L’ère Poutine annonça en revanche le retour du pays dans le concert des grandes puissances. C’est cette fierté retrouvée qui est à l’origine de la popularité de Vladimir Poutine, et sa fin de mandat s’annonce... musclée.

Un récent article du Figaro met en exergue le retour d’une politique mondiale plus agressive de Moscou à l’égard des occidentaux, insistant sur les événements militaires symboliques de ces dernières semaines tels que le vol désormais récurrent de bombardiers stratégiques TU-95 ou encore l’annonce de la plus puissante bombe à effet de souffle au monde, surnommée père de toutes les bombes (puissance évaluée à 44 tonnes de TNT).
Sur le plan diplomatique, son activité au sein de l’OCS (Organisation de coopération de Shangaï) est perçue comme une démonstration manifeste de sa volonté de reprendre pied sur des territoires, appelés proche étranger par les Kremlinologues. Ces pays d’Asie centrale ayant été tentés par un rapprochement avec les Américains lors de leur guerre contre le terrorisme en Afghanistan ; l’Ouzbékistan ayant par exemple offert jusqu’en 2005 l’opportunité aux forces américaines d’opérer depuis son territoire (base militaire de Karshi-Khanabad). De même que la menace d’un veto au Conseil de sécurité concernant la question du Kosovo montre clairement que la Russie entend peser sur les questions régionales et, en particulier Européennes, disposant pour cela d’un formidable levier avec la question des Balkans. Il y a d’ailleurs là une similitude de plus en plus frappante avec la géopolitique Russe du XIXe siècle où Moscou se faisait fort de s’appuyer sur le sentiment panslaviste de certaines populations de cette partie de l’Europe.

Certains spécialistes avancent que toute cette agitation procéderait d’intimidations typiques à l’approche d’élections où il est bon de flatter la fierté nationale des électeurs. Mais peut-on seulement se satisfaire de cette explication pour ces offensives tous azimuts ? Il y a peine à le croire, et l’on peut supputer au contraire une volonté bien réelle à moyen et long terme de peser sur les questions de géopolitique internationale.
Au crédit de cette conjecture le facteur de gendarme mondial opéré par Washington. Il est en effet patent de constater que depuis l’éclatement de l’Union soviétique, les Etats-Unis se sont précipités aux quatre coins de la planète, notamment pour tenter d’éteindre des foyers déstabilisants à rayon d’action régional, non sans souvent une arrière-pensée d’ordre militaire et/ou économique. Tout le monde se souvient bien entendu de la guerre d’Irak en 2003 suivi de l’occupation du pays, cependant cette intervention, pour spectaculaire qu’elle soit, n’est que la partie émergée de l’iceberg de la géostratégie américaine. Les interventions ou intimidations faites au Panama, Somalie, Yougoslavie, Corée du Nord et Afghanistan sont autant de démonstrations de force de la première puissance mondiale pour préserver ses intérêts stratégiques. Or cette omniprésence rappelle douloureusement aux Russes qu’ils ne sont plus assez forts pour empêcher, comme sous feue l’Union soviétique, l’unilatéralisme de ceux avec qui ils partagèrent le destin du monde.

La Chine qui faisait office jusqu’alors de puissance émergente n’est plus la seule à inquiéter les stratèges de la Maison-Blanche et du Pentagone, la Russie recommençant à devenir un danger potentiel pour l’hégémonisme du chef de file du monde occidental [1]. La crise persistante quant au déploiement du bouclier antimissile en Pologne (pour les missiles d’interception) et République tchèque (pour le radar) est un exemple de ce conflit larvé qui n’en finit pas, et ce malgré les tentatives de conciliation de la part de la Russie [2]. Les révolutions de couleurs (orange pour l’Ukraine et des roses pour la Géorgie), appuyées par les organisations non gouvernementales américaines ou bénéficiant substantiellement de fonds en provenance de pays, ont été accusées par le Kremlin d’avoir été principalement orchestrées dans un souci de containment de la puissance russe, et ajoutent une dose supplémentaire de mécontentement de la part du plus grand Etat du monde.

A l’heure où la France s’aligne de plus en plus ostentatoirement sur un axe atlantiste, au détriment de la politique d’indépendance voulue et consacrée par le général de Gaulle, la Russie a, elle, compris que la vassalité n’était pas une option. La manne issue des ressources énergétiques (pétrole, gaz) et des métaux et pierres précieux explique la très bonne santé de la balance commerciale de la Fédération de Russie, permettant en corollaire de bénéficier d’une vigueur économique [3] propice à ses desseins géopolitiques.
La prochaine visite du président français à Moscou en octobre permettra d’y voir plus clair, et de vérifier la compatibilité de caractère entre les deux chefs d’Etat, tant l’on sait combien la compréhension et les échanges entre les peuples français et russes sont souvent conditionnés par les démonstrations de bonne entente en haut lieu. Le lien particulier qui unissait Jacques Chirac, par ailleurs russophone, à Vladimir Poutine pourra-t-il être maintenu ? Prendre ses distances avec la Russie sera-t-elle l’option choisie par le nouveau président de la France, donnant à sa politique étrangère un fort relent de nouvelle guerre froide, suivant en cela la voie tracée outre-Atlantique ? Nul doute que la rencontre prévue le 10 octobre sera plus capitale qu’on ne pourrait le supposer de prime abord.

[1] Robert Gates, secrétaire à la Défense américain, désigna officiellement devant le Congrès en février dernier la Russie comme l’un des pays en mesure de menacer la pax americana ces prochaines années.
[2] Proposition de Vladimir Poutine lors du G8 de Heiligendamm d’utiliser de façon conjointe le radar de Gabala en Azerbaïdjan avec les autorités américaines envers les menaces en provenance du Moyen-Orient. Une réunion d’experts sur le site devrait avoir lieu le 18 septembre prochain, sans pour autant avoir fait reculer jusque-là Washington sur ses intentions premières d’installer le matériel en Europe de l’Est.
[3] La Russie a remboursé par anticipation sa dette à l’égard du Club de Paris en août 2006, soit 21,3 milliards de dollars. Quant à sa dette extérieure, elle s’élève désormais à 47,8 milliards de dollars (chiffres parus en juillet 2007). A titre de comparaison, la France avait une dette extérieure brute au premier trimestre 2007 évaluée à 4 287 milliards de dollars (3 107 milliards d’euros) par la Banque de France.

Photo RIA Novosti, Vladimir Rodionov

mercredi 12 septembre 2007

Les couleurs bleu-blanc-rouge au sommet


Le 10 octobre prochain est prévu le déplacement de Nicolas Sarkozy à Moscou. Cette réunion sera l’occasion pour le Président Français de faire le point sur les coopérations économiques en cours avec la Fédération de la Russie.

Dans le domaine aéronautique, les échanges semblent au beau fixe comme le précise cet extrait d’une dépêche de RIA Novosti :
D'autres projets communs de Rosoboronexport (agence russe pour l'exportation d'armes russes), de la Corporation aéronautique unie de Russie (OAK) et du géant aérospatial européen EADS ont également été abordés.
Par exemple, le moyen courrier tant attendu sera enfin présenté fin septembre à Komsomolsk-sur-l'Amour, son moteur a été construit à l'usine russo-française de Rybinsk. En outre, l'OAK et Rosoboronexport participeront à la construction du nouvel avion européen A-350. La France, de même que les Etats-Unis, apprécie les alliages de titane russes actuellement employés pour la construction de fuselages. Les producteurs aéronautiques russes participeront également à la transformation des avions de ligne A-320 et A-321 en avions-cargos.
Sans oublier bien évidemment la lancée prochaine de fusées Soyouz depuis le cosmodrome Français de Kourou.

Néanmoins les échanges Franco-Russes ont besoin d’un effort soutenu de la part des responsables politiques en place. C’est en effet la grande faiblesse de cette coopération bilatérale dépendant principalement du bon vouloir et des bonnes relations entre les représentants des pays comme le soulignèrent les conseillers du commerce extérieur dans un ouvrage Reconquérir le marché Russe. Certes, le rapport commence à dater (sorti en 2004) mais les problèmes structurels dénoncés demeurent. Pour preuve, le déficit commercial de la France vis-à-vis de la Russie s’établit pour le premier semestre 2007 à -2,2 milliards d’euros.
La France n’étant que le 9ème fournisseur de la Russie et la Russie 11ème fournisseur pour la France, maigres places respectives pour des pays aussi impliqués dans les affaires du monde et membres du G8.

A signaler toutefois la place prépondérante des PME Françaises ( 62% des entreprises sur place ) dans ces échanges. Un bon point et un très bon indicateur de la volonté exportatrice de nos entreprises malgré les difficultés inhérentes à la pénétration de ce marché.



lundi 10 septembre 2007

Rédacteur citoyen... et fier de l'être



Comme vous le savez très certainement si vous avez eu la curiosité de cliquer sur le petit logo à gauche de cet article, je suis rédacteur citoyen sur Agoravox.

Rédacteur citoyen, un titre bien ronflant renvoyant dans les méandres du ProNétariat… D’office, les habitués du monde de la presse demanderont séance tenante de dégainer la carte de presse m’autorisant à me prétendre journaliste. Au risque de leur provoquer un bien inopportun infarctus, aucun document de ce type n’est exigé pour prétendre être publié. Quid de la responsabilité des propos ? Quid de la contrefaçon d’articles ? Quid de la pertinence des billets publiés?
Répondons à ces questions point par point :
  • Les rédacteurs sont responsables des propos qu’ils tiennent, et sont parfaitement susceptibles de tomber sous le coup de la législation en vigueur relative aux infractions de presse (loi du 29 juillet 1881 s’appliquant aussi aux publications numériques). Les articles incriminés pouvant être rapidement retirés par le comité de rédaction en cas de manquement à toute forme de déontologie et de prudence.
  • Comme pour le premier point, la contrefaçon d’une œuvre de l’esprit (le meilleur exemple étant l’article d’un auteur publié/copié sans son autorisation) est sanctionnée sur la base des articles du Code de la Propriété Intellectuelle. Pour veiller au respect du droit d’auteur, 3 filtres sont actifs : l’auteur véritable peut lui-même avertir le comité de rédaction d’Agoravox pour lui signifier qu’il y a eu contrefaçon manifeste ; tout internaute inscrit peut lui aussi saisir le comité de rédaction pour attirer son intention sur ce délit ; enfin, en amont, le comité de rédaction prend soin de vérifier dans la mesure du possible la véracité des sources en opérant une rétention de l’article proposé à publication autant de temps qu’il lui sera gré. Ce qui nous amène au point suivant.
  • Une politique éditoriale est fixée et doit être acceptée par tout nouvel inscrit. Ainsi si la politique éditoriale d’AgoraVox consiste à essayer de mettre librement à disposition de ses lecteurs des informations thématiques inédites, détectées par les citoyens, ceci est automatiquement contrebalancé par le fait que le comité de rédaction se chargera de vérifier la conformité des propos tenus avec la politique éditoriale d’AgoraVox et éventuellement mènera des enquêtes complémentaires en cas de doute si cela est jugé nécessaire. Ou quand liberté rime avec responsabilité. On ne peut par conséquent accuser ce média de laxisme et le filtre a priori qu’il opère permet de préserver la crédibilité d’un tel service qui ne pourrait être que pollué par des attaques ad hominem ou des rumeurs non étayées. Certes la pertinence des articles ne pourra jamais être établie à 100%, mais la « grande presse » peut-elle aussi se targuer de ce si glorieux pourcentage ? Une dernière option permet néanmoins de renforcer cette crédibilité essentielle à la pérennité de l’entreprise : les commentaires. En effet, chaque membre inscrit se fait le critique des autres, dès lors si un sujet polémique doit faire surface, il fera systématiquement l’objet d’un tir croisé de critiques, avec notation à la clef !
N’omettons pas de préciser en outre que certains intervenants sont aussi titulaires d’une carte de presse en bonne et due forme. Car Agoravox se veut justement souple, et ne fonde pas son succès sur l’exclusion de rédacteurs mais sur l’agrégation de ceux-ci.

Les critiques comme les louanges ne manquent pas, et l’on retombe inévitablement dans le débat relatif au Web 2.0. Inutile de préciser que c’est un combat dans lequel je me suis plongé avec ardeur, n’hésitant pas à apporter ma pierre à l’édifice, Agoravox en l’espèce tout en continuant de faire quelques piges pour Wikipédia.

D’aucuns pourraient m’accuser de nourrir mon ego, de profiter d’une diffusion large pour accroître ma publicité personnelle. Il pourrait y avoir du vrai dans ces observations, mais il serait largement lacunaire pour exprimer tout mon attachement à cette initiative qu’est le journalisme citoyen. Il y a à l’origine de ma venue sur Agoravox une réelle volonté didactique d’amener sur le devant de la scène certains sujets qui n’auraient été que peu, voire pas traités par les médias sur support traditionnel et parfois même d’apporter un autre angle de vue que celui communément admis. De plus, il y a de ma part une soumission pleine et entière à la critique du moment que celle-ci m’apporte un complément d’information ou me permette de mieux ciseler mes propos (l’article sur les dirigeables fut un réel plaisir par la qualité des intervenants). Le journalisme citoyen est un exercice de style requérant probité, ouverture d’esprit et maîtrise de la langue (la novlangue façon SMS n’étant pas la bienvenue sur le site), de fait je ne vous cache pas le plaisir que j’eus à de nombreuses reprises de lire certains de mes confrères. Et j’escompte bien que cela dure encore longtemps.

jeudi 6 septembre 2007

Des Euros avec beaucoup de zéros



Les résultats communiqués par la FEVAD ( Fédération des Entreprises de Ventes A Distance ) pour le commerce électronique sont des plus engageants et confirment la confiance consolidée des Français pour ce nouveau moyen de consommation.

Le premier semestre a vu un total des ventes porté à 7,8 milliards d’euros, soit un bond de 37% par rapport à 2006. Pour rappel, en 2003 le chiffre d’affaires du commerce électronique était de 3,7 milliards d’euros. Le résultat saute aux yeux : un seul semestre en 2007 équivaut à un peu plus de deux fois une année de ventes en 2003 !

La raison de cet essor pourrait se tenir en plusieurs points : augmentation du nombre de sites en ligne proposant un paiement intégré ; meilleure sécurisation des modalités de paiement ; qualité en augmentation croissante ; quasi-généralisation du haut-débit sur l’ensemble du territoire. S'ajouterait aussi le fait que les consommateurs seraient désormais davantage mieux renseignés sur leurs droits en cas de litige, accroissant de facto leur confiance dans les échanges numérisés.

Premier de ces sites bénéficiaires de la bonne santé du commerce électronique : Voyages-SNCF, suivent La Redoute et Cdiscount selon Mediamétrie.

Document au format PDF :
http://www.mediametrie.fr/resultats.php?rubrique=net&resultat_id=445



Convention du e-commerce à Paris du 11 au 13 septembre : SITE OFFICIEL