dimanche 7 octobre 2007

La coopération Franco-Russe à l'ère de la cybercriminalité



La semaine dernière, pendant quatre jours, policiers, gendarmes et représentants de grandes entreprises françaises, dont la Fédération bancaire française, ont rencontré leurs homologues russes dans le but de renforcer la coopération en matière de lutte contre la cybercriminalité. Christian Aghroum, le Commissaire divisionnaire, chef de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC), explique les raisons de ce rapprochement nouveau entre les deux pays.

01Net : Quels étaient les objectifs concrets de cette rencontre ?
Christian Aghroum, chef de l'OCLCTIC : Les échanges ont permis de comparer nos méthodes de travail et nos législations, et de connaître nos besoins. Notre ambition est de progresser et de créer des relations pérennes. Aujourd'hui, nous partons de rien. La lutte contre la cybercriminalité est encore récente dans les relations entre les deux pays. Mais cela évolue. Depuis notre mission effectuée en Russie en décembre dernier, les commissions rogatoires internationales que nous leur adressons sont traitées plus rapidement qu'avant. Ils nous renvoient notamment des informations et des identifications. Bien sûr, les délais sont plus longs qu'avec la Belgique ou le Portugal, mais nous progressons. Nous envisageons aussi de renforcer nos relations avec l'Ukraine.

01Net : Est-ce parce que la Russie représente un danger spécifique en matière d'escroquerie sur Internet ?
Christian Aghroum, chef de l'OCLCTIC : Ce séminaire a été organisé car beaucoup d'affaires en France ont une origine russe. En simplifiant, il y a trois types de pays. D'abord, ceux, comme la Russie et l'Ukraine principalement, qui hébergent des cyberdélinquants. Ces derniers se trouvent dans ces pays pour plusieurs raisons. D'abord, il y est facile de monter un réseau criminel avec des personnes compétentes techniquement. Ensuite, les salaires y sont faibles. Enfin, la corruption y est assez répandue. Il est donc normal qu'un informaticien payé au lance-pierre se retrouve rémunéré par une organisation criminelle.
La seconde catégorie regroupe ceux qui hébergent des réseaux de PC contrôlés à l'insu des particuliers et des entreprises par des pirates (ce qu'on appelle des botnets). Dans ce groupe on trouve principalement les Etats-Unis et la Chine. ll y a enfin les pays dans lesquels se trouvent les victimes. C'est le cas de la France.



L’article complet sur 01Net

Pour la fiche d’information sur l’OCLCTIC : regardez ICI

2 commentaires:

Anonyme a dit…

AGHROUM

AVEC UN M SVP

MERCI

Harrel Yannick a dit…

Bonjour,

Merci pour votre indication que j'ai pris en compte sitôt portée à ma connaissance.
Je m'efforce toujours de respecter l'orthographe des noms de famille, par respect élémentaire envers les personnes citées. Hélas, la citation de 01Net reprise telle quelle (et corrigée depuis) était erronée dès le départ (Google en conserve encore d'ailleurs les traces).

Cordialement