mercredi 12 septembre 2007

Les couleurs bleu-blanc-rouge au sommet


Le 10 octobre prochain est prévu le déplacement de Nicolas Sarkozy à Moscou. Cette réunion sera l’occasion pour le Président Français de faire le point sur les coopérations économiques en cours avec la Fédération de la Russie.

Dans le domaine aéronautique, les échanges semblent au beau fixe comme le précise cet extrait d’une dépêche de RIA Novosti :
D'autres projets communs de Rosoboronexport (agence russe pour l'exportation d'armes russes), de la Corporation aéronautique unie de Russie (OAK) et du géant aérospatial européen EADS ont également été abordés.
Par exemple, le moyen courrier tant attendu sera enfin présenté fin septembre à Komsomolsk-sur-l'Amour, son moteur a été construit à l'usine russo-française de Rybinsk. En outre, l'OAK et Rosoboronexport participeront à la construction du nouvel avion européen A-350. La France, de même que les Etats-Unis, apprécie les alliages de titane russes actuellement employés pour la construction de fuselages. Les producteurs aéronautiques russes participeront également à la transformation des avions de ligne A-320 et A-321 en avions-cargos.
Sans oublier bien évidemment la lancée prochaine de fusées Soyouz depuis le cosmodrome Français de Kourou.

Néanmoins les échanges Franco-Russes ont besoin d’un effort soutenu de la part des responsables politiques en place. C’est en effet la grande faiblesse de cette coopération bilatérale dépendant principalement du bon vouloir et des bonnes relations entre les représentants des pays comme le soulignèrent les conseillers du commerce extérieur dans un ouvrage Reconquérir le marché Russe. Certes, le rapport commence à dater (sorti en 2004) mais les problèmes structurels dénoncés demeurent. Pour preuve, le déficit commercial de la France vis-à-vis de la Russie s’établit pour le premier semestre 2007 à -2,2 milliards d’euros.
La France n’étant que le 9ème fournisseur de la Russie et la Russie 11ème fournisseur pour la France, maigres places respectives pour des pays aussi impliqués dans les affaires du monde et membres du G8.

A signaler toutefois la place prépondérante des PME Françaises ( 62% des entreprises sur place ) dans ces échanges. Un bon point et un très bon indicateur de la volonté exportatrice de nos entreprises malgré les difficultés inhérentes à la pénétration de ce marché.



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